Pendant 3 mois, revis avec moi mon voyage en Inde !

Il y a 10 ans, jour pour jour, je m’envolais pour l’Inde afin d’y mener une mission commerciale de 3 mois visant à développer les activités d’une entreprise belge de biotechnologies. J’avais 25 ans, je venais de terminer mes études, j’étais seule (sans compagnon ni enfant) et j’ignorais à quoi ressemblerait mon avenir une fois de retour chez moi.

Ce fut le voyage le plus extraordinaire de ma vie.

 

 

3 mois à voyager seule à travers l’Inde

 

Imagine un instant : j’ai parcouru l’Inde toute seule, que ce soit en train ou en avion. Je me suis rendue à New Delhi et dans un village plus au nord, à Ahmedabad, à Mumbai (Bombay), à Agra (je ne pouvais pas rater le Taj Mahal !), dans le Rajasthan – où l’on trouve plusieurs palais de maharajahs (Udaipur, Jaipur…), à Goa (aux plages paradisiaques), à Hyderabad (plus dans le centre), à Chennai (Madras) (dans le sud-est)… J’ai fait à la fois preuve de courage, d’organisation et de débrouillardise. J’ai dû tout gérer toute seule.

Une folie quand j’y pense… Lorsque j’ai atterri à New Delhi, avec mon unique valise pour toutes ces semaines, j’ai été tellement choquée par ce qui m’entourait (mendiants, cadavres, personnes estropiées, saleté…) que j’ai eu l’impression de débarquer dans un pays en guerre. Je me suis demandé ce qui m’avait pris. Je me suis dit que même si j’aime les défis, cette fois j’avais « fait trop fort ». Sans oublier que là-bas, une jeune femme aux longs cheveux blonds, se promenant seule de surcroît, attire tous les regards. Plus d’une fois j’ai eu peur et j’ai eu de la chance, mais j’ai aussi croisé la route de personnes formidables et vécu des instants magiques. Chaque journée était tellement riche en émotions et pleine de surprises ou d’imprévus que j’avais l’impression que c’était une semaine ou un mois.

Quelques souvenirs

 

Voici deux ou trois choses dont je me souviens spontanément…

  • Question logement, on trouve de tout : des hôtels extrêmement luxueux et hors de prix aux hôtels très bons marché, mais à l’hygiène et au niveau de sécurité douteux, en passant par les B&B, les auberges de jeunesse, les ashrams, etc. Pour ma part, j’ai logé dans trois familles : à New Delhi (où j’ai trouvé une deuxième famille de cœur), dans un village à plusieurs heures au nord de New Delhi et à Mumbai (Bombay). Partout ailleurs, j’étais dans des hôtels modestes (sauf à Goa où un contact professionnel m’avait réservé un hôtel luxueux). Si tu effectues un voyage d’affaires, je te conseille de loger dans une famille (autrement dit dans un Bed & Breackfast) : ta société ne sera pas jugée sur le standing de ton hôtel, tu montreras que tu t’intéresses à la culture indienne et tu paieras moins cher que dans un hôtel « suffisamment bien aux yeux de ton partenaire commercial ». Cela te permettra aussi de te sentir moins seul(e) le soir et d’avoir des conseils utiles (curiosités à visiter, nombreuses particularités culturelles dont il faut tenir compte, etc.).

 

  • La nourriture est absolument délicieuse (et très bon marché). Ce fut une réelle découverte pour moi. J’ai aussi constaté qu’on pouvait manger végétarien et très varié (beaucoup d’Indiens sont hindouistes et végétariens). Par contre, il faut être très prudent au niveau de l’hygiène. J’ai donc toujours pris de l’eau de bouteille, refusé la salade, etc. Même comme cela, j’ai été malade à mon arrivée et à mon retour (d’après mes conversations avec plusieurs Européens partis en Inde, c’est assez fréquent).

 

  • Il faut avoir le cœur accroché. Tu vois un magnifique palais, puis la seconde d’après, tu es abordé par des enfants mutilés ou tu croises un cadavre gisant sur le trottoir ou le long des rails de chemin de fer. Les bidonvilles surgissent aussi souvent de nulle part : j’ai souvent été perturbée de tomber dessus, à un coin de rue.

 

  • Contrairement à nos taximen, les conducteurs de rickshaws ne connaissent jamais le chemin. Ils s’arrêtent tout le temps pour demander à des passants par où il faut aller (et bien sûr, ils n’ont pas de GPS). Autre détail qui compte : tout le monde klaxonne sans arrêt pour s’imposer dans la circulation. Prévois des boules quies et de l’aspirine 😉 !

 

  • Les Indiens marchandent énormément. On dirait que c’est un sport national. Ils ont souvent essayé de me rouler en voyant que j’étais une touriste.

 

  • Il faut être EXTRÊMEMENT patient. Il y a souvent des coupures d’électricité, des problèmes de connexion à Internet, des accidents sur la route, de gigantesques embouteillages, des changements de programme, etc. L’Inde, c’est le pays de la débrouillardise. Mieux vaut rapidement prendre tout cela avec un peu de détachement sinon on devient fou ;-). Là où cela devient plus compliqué, c’est lorsqu’on essaie de prendre un train et de s’y retrouver (manque d’indications claires, pancartes uniquement en hindi dans certaines régions, etc.).

 

  • Il y a d’énormes problèmes d’hygiène et beaucoup de saleté (sauf dans les endroits luxueux). Il faut donc toujours faire attention à ce qu’on touche. Les W.-C. sont aussi un souvenir très mémorable… Il m’est arrivé de passer plus de 24h sans aller à la toilette (j’attendais mon retour dans la famille), tellement les W.-C. que je trouvais étaient repoussants.

 

  • Il faut faire attention aux vols et aux viols. Si tu es une jeune femme et que tu envisages de partir seule en Inde, comme moi, je te le déconseille. J’ai eu énormément de chance. Mieux vaut partir à plusieurs (idéalement, avec au moins un homme – deux jeunes filles, ce n’est pas l’idéal non plus). D’ailleurs, l’Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements étrangers (Awex), qui finançait une bonne partie de ma mission commerciale, a décidé juste après mon séjour de ne plus envoyer de jeunes filles seules en Inde. C’est trop dangereux. Quand j’étais sur place, la presse indienne précisait qu’il y avait eu plusieurs viols d’Européennes, ce qui ne m’étonne pas du tout (moi aussi j’ai plusieurs fois failli « passer à la casserole »). Fais bien attention à toi !

 

  • Certains sites sont d’une beauté à couper le souffle. Je me souviens de certains points de vue, de promenades à moto, de lieux de culte où il régnait une ambiance incroyable, de processions religieuses, de temples tout droit tirés d’un livre…

 

  • J’ai croisé plusieurs « belles personnes », très humaines, avec le cœur sur la main. J’ai fait de magnifiques rencontres. Je trouve qu’en discutant avec certains Indiens, on touche vite à des questions existentielles (sens de la vie et de la mort, rôle sur Terre, etc.). C’est bouleversant et touchant.

 

Un pays de contrastes

 

Bref, l’Inde est un pays à part, qui ne peut laisser indifférent. D’ailleurs, on dit souvent que soit on adore, soit on déteste. Au début, j’ai eu un tel choc culturel que j’ai cru être dans la catégorie qui déteste, malgré mon enthousiasme et tout le temps passé à préparer mon voyage. Heureusement, assez vite, j’ai trouvé mes marques. Je me souviens que beaucoup d’Indiens s’étonnaient de mon excellente acclimatation. Et même si j’ai de nouveau ressenti un choc culturel en me rendant à Mumbai (Bombay), j’ai fini par tomber sous le charme de ce pays si singulier : j’ai pleuré à l’arrivée… mais aussi au moment de partir… J’ignore si j’y retournerai un jour, mais je suis certaine que ce voyage restera à jamais gravé dans mon cœur.

 

 

Une période ressource

 

Cette expérience unique m’a permis de développer mes compétences commerciales, mais surtout de partir en quête de moi-même, de repousser mes limites et de découvrir un monde très différent.

Ces derniers mois, lors de mes séances de coaching, j’ai compris à quel point cette période était une période ressource, à laquelle je pouvais repenser pour me souvenir de ce dont je suis capable, me reconnecter à mon courage et à « une zénitude » qui me semble étrangère actuellement.

À l’époque, j’ai tenu mon tout premier blog. J’y relatais chaque semaine mes aventures en ajoutant quelques photos et parfois de courtes vidéos. Cela me permettait de garder une trace de cette formidable mission (heureusement, car j’ai perdu mon carnet intime dans un train à destination de Jaipur), de faire découvrir ce pays à mes lecteurs et de tenir au courant mes proches. Ce blog a disparu (je n’ai pas renouvelé l’abonnement). Pourtant, il avait plu à beaucoup de monde. Heureusement, j’ai conservé les textes, les photos et les vidéos.

Mon blog de l’époque va revivre pendant 3 mois !

 

Aujourd’hui, j’ai décidé de faire revivre mes anciens articles en les postant sur mon blog « Je gère ma vie ». Voilà pourquoi, durant les trois mois qui viennent (c.-à-d. jusque début avril 2018), je vais partager mon histoire avec toi. À la fin de chaque article (assorti d’un podcast –pour que tu puisses écouter mon récit où et quand tu le souhaites, même en faisant du sport ou durant tes déplacements), je ferai une brève analyse pour voir quels enseignements je peux en tirer, 10 ans plus tard. Je suis curieuse de voir ce que la Laura de 25 ans peut apprendre à la Laura de 35 ans, mariée, mère de famille, blogueuse et chef d’entreprise. Parfois, c’est tellement dingue ce que j’ai vécu à l’époque, que j’ai l’impression de l’avoir rêvé, que ce n’était pas moi.

Je poursuivrai la mise en ligne des articles, podcasts et vidéos de « Je gère ma vie ». Simplement, pendant 3 mois, il y aura aussi du contenu « spécial Inde ». Il y a dix ans, j’avais tellement changé à l’intérieur de moi, que me replonger dans tout cela va certainement m’aider à gérer mon quotidien à l’heure actuelle (quand je pense à quel point j’étais zen à la fin de mon voyage, j’aimerais bien retrouver cet état d’esprit !). De plus, quand je vois l’enthousiasme des gens qui ont consulté mon blog de l’époque, cela devrait te plaire à toi aussi. Par mon récit et mon analyse 10 ans plus tard, j’espère te faire voyager aussi bien en Inde qu’à l’intérieur de toi-même.

 

Voici un aperçu de ce à quoi tu peux t’attendre :

  • Des photos et des vidéos pour voyager sans bouger de ton fauteuil et donc sans risquer quoi que ce soit  😉
  • La présentation des quelques sites touristiques que j’ai visités, dans différentes régions du pays
  • Des détails amusants sur la vie quotidienne et les différences culturelles
  • Un récit « authentique », loin des cartes postales (vu que je logeais essentiellement chez l’habitant pour découvrir encore mieux la culture et que je n’hésitais pas à partir seule en exploration, je me suis vite sentie étrangère aux « gros touristes » de passage)
  • Des réflexions sur la vie (surtout en contact avec la misère omniprésente)

 

Rendez-vous chaque lundi sur le blog « Je gère ma vie » pour découvrir le récit détaillé de mon voyage en Inde ! Le premier article, racontant ma première semaine en Inde, sera posté le lundi 15 janvier.

 

Laura

 

Cet article participe à l’événement « Le voyage qui a changé ma vie » organisé par le blog TravelMotiv.

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Laura Fontaine de Ghélin

Author Laura Fontaine de Ghélin

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