Chance ou pas de chance ? (semaine 38)

 

Je suis de nouveau malade. Impossible de parler. Et hier, j’étais complètement chaos, « hors service ». J’étais déjà sous antibiotiques vu que j’avais une rhinopharyngite qui s’éternisait. Mais là, le médecin m’a prescrit des antibiotiques encore plus forts. Son verdict : maintenant, j’ai une angine blanche, un aphte très douloureux et une sorte de mycose sur la langue (en réaction aux premiers antibiotiques – eh oui, les effets indésirables, ça existe ! Yeah !). J’ai mal en continu et c’est encore pire quand je mange, bois ou dis quelques mots. Du coup, je reprends ma plume et mets de côté ma caméra.

 

J’en profite pour te parler de la chance. Ou plutôt de la sensation de ne pas avoir de chance…

 

Jusqu’il y a peu, je croyais ne jamais avoir de chance. Je pensais que les tuiles me tombaient tout le temps dessus. Je me demandais pourquoi le sort semblait s’acharner sur moi. Oh, au fond de moi, je savais bien que ce n’était pas tout à fait vrai, qu’il y avait toujours pire comme situation, que je n’avais pas le droit de me plaindre. Mais c’était plus fort que moi : je voyais le verre à moitié vide. Ça t’est peut-être déjà arrivé ?

 

Cette semaine, j’ai constaté que petit à petit, je suis vraiment en train de changer d’état d’esprit. J’ai eu plusieurs occasions de vraiment m’énerver et de voir le verre à moitié vide, mais je ne l’ai pas fait. J’ai tâché de voir le côté positif des choses. Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance…

 

 

 

Choses énervantes qui me sont arrivées cette semaine

 

  • Lundi matin, j’ai fait tomber mon smartphone dans la cuvette des toilettes (note à moi-même : ne plus JAMAIS mettre mon smartphone dans la poche arrière de mon pantalon !). Il y a mieux comme façon de commencer sa semaine !

 

  • Lundi, j’avais prévu d’avancer beaucoup plus dans la création de mon site Internet, mais j’ai été très sollicitée. Je n’ai rien pu faire pour le site ce jour-là.

 

  • J’ai interviewé quelqu’un via Skype. C’était super. Mais je me suis rendu compte par après que le logiciel n’a pas enregistré ce que je disais dans mon micro. Du coup, on entend l’interviewé, on me voit, mais on ne m’entend pas. Stupide erreur que j’aurais pu éviter simplement. Résultat, je vais devoir soit réenregistrer mes questions, soit refaire toute l’interview. Impossible maintenant vu que je ne sais plus parler.

 

  • J’ai de nouveau oublié que le mercredi, mon fils doit être 15 minutes plus tôt à l’école. Du coup, je l’ai déposé à l’heure habituelle (mais il était donc en retard).

 

  • Je me suis rendue à Anvers pour un événement professionnel. Ça commençait très tôt et les organisateurs insistaient pour qu’on soit à l’heure. J’ai attrapé mon train, mais il est arrivé en retard à Louvain, ce qui m’a fait rater ma correspondance. Je suis arrivée 30 minutes plus tard que prévu à Anvers. Il ne me restait plus que quelques minutes pour atteindre le lieu de l’événement. Mais impossible de trouver un taxi pour me rendre à la salle alors qu’en temps normal il y a toujours des taxis à côté de la gare. Et le vieux GSM de remplacement que j’utilisais (cf. le plongeon de mon smartphone dans les WC) ne me permettait pas d’aller sur Internet pour trouver une solution (transports en commun ou taxi).

 

  • Vendredi, j’étais complètement chaos à cause de mes problèmes médicaux. Or, j’avais prévu de terminer la création de mon site Internet vendredi matin et ce week-end.

 

Mais à côté de cela, il y a eu des choses très positives :

 

  • Mon smartphone s’est « reposé » plusieurs jours dans un bac rempli de riz et maintenant, il refonctionne ! J’en ai même profité pour copier sur mon ordinateur toutes les photos que j’ai prises ces derniers mois. Tout est donc bien qui finit bien, car j’aurais pu perdre mon smartphone et toutes les photos/vidéos qu’il contenait, dont certaines étaient vraiment précieuses à mes yeux. Dire qu’il y a quelques jours je me disais « Il faudrait que je prenne enfin le temps de copier mes photos pour éviter de tout perdre »…

 

  • J’ai eu de nouveaux clients et des clients récents ont repassé commande.

 

  • Après ma déception du lundi, je me suis resaisie et j’ai bien avancé dans la création de mon site Internet. J’ai gardé mon sang-froid face à certains problèmes techniques et petit à petit, j’ai résolu tout ce qui me bloquait depuis un certain temps. Rester calme et positive m’a vraiment aidée. J’ai repensé à la « force de l’eau » dont je te parlais la semaine dernière. J’ai tâché de m’adapter. J’ai pu prendre du recul et trouver des alternatives. En m’énervant, je ne voyais que les problèmes, alors qu’en restant calme, j’ai vu des solutions.

 

  • L’interview via Skype fut très intéressante. À côté de cela, c’est aussi une petite victoire car jusqu’il y a peu, je me braquais : Skype ne fonctionnait pas. Cela m’handicapait beaucoup dans mes projets. Les gens ne m’entendaient pas. J’étais persuadée que c’était à cause de ma connexion Internet (pour rappel, dans ma rue, je fais partie des 3 ou 4 maisons avec une mauvaise connexion, ce qui est très frustrant – mon informaticien blague avec cela, mais moi ça m’énerve au plus haut point). J’avais même envisagé d’aller de temps en temps dans un espace de coworking pour réaliser des interviews. Mais j’ai tout résolu en achetant un nouveau casque micro et une webcam, ainsi qu’en réinstallant Skype. Malgré ma maison en travaux, j’ai aussi réussi à orienter la webcam vers un petit coin plus ou moins présentable. Bref, j’ai résolu un truc tout bête, mais qui me « bouffait » et alimentait ma sensation de ne pas avoir de chance. Youpi !

 

  • Je suis arrivée à l’heure à l’école tous les jours sauf le mercredi matin (car j’avais oublié que c’était 15 minutes plus tôt). Je suis aussi arrivée à l’heure à la réunion de parents, à un événement professionnel important et à la gare pour attraper le train en direction d’Anvers. Pour y arriver, je me suis mieux organisée: j’ai à chaque fois tout préparé la veille (tartines de mon fils, analyse des itinéraires, préparation des vêtements et des cartes de visite, etc.) et j’ai utilisé un réveil pour me prévenir qu’il était temps d’arrêter de travailler. Je sais, cela semble tout bête et je sais depuis longtemps qu’il faut agir ainsi, mais je ne le faisais pas encore, je faisais tout à la dernière minute. Petite tape sur l’épaule, donc !

 

  • Mercredi après-midi, j’ai été au cirque Bouglione avec mon fils et mon mari. Un fantastique spectacle que je te recommande vivement. Même les adultes sont émerveillés (notamment par un spectacle de magie époustouflant et un show incroyable avec des lasers). Le soir, avant de rentrer, nous sommes allés au restaurant. Des instants magiques en famille. C’était vraiment super chouette. Entre parenthèses, j’avais oublié mon écharpe (qui était en outre tombée des gradins et donc invisible), mais je m’en suis rendu compte et on l’a retrouvée. Qui a dit que je n’avais pas de chance ?

 

  • Finalement, je suis quand même allée à l’événement à Anvers. Un membre de l’organisation m’a dit que je pouvais venir car plus de la moitié des participants étaient en retard à cause de gros embarras de circulation. J’ai finalement trouvé un taxi et j’ai eu une conversation très sympa avec le chauffeur. À l’événement, vu que j’étais en retard et que les autres places étaient prises, j’ai pu occuper une place VIP au premier rang, ce qui m’a permis de participer à un exercice sur le podium ; puis, quelques minutes plus tard, de prendre la parole devant tout le monde. J’ai rencontré des gens extra et j’ai eu des idées pour mes projets professionnels. Cela m’a motivée. Peut-être aussi que j’ai trouvé de futurs clients, qui sait !

 

  • Jeudi après-midi, la personne que je devais interviewer le vendredi a annulé notre rendez-vous: ça tombait bien vu que j’étais chaos le jour J !

 

  • Vendredi, vu que j’étais très malade et que l’interview était annulée, j’en ai profité pour lever le pied au travail. Je me suis reposée et j’ai pris soin de moi. Je n’ai pas tardé non plus à voir le médecin. Je n’ai pas culpabilisé vis-à-vis de mon site Internet. J’ai écouté mon corps et je me suis respectée. J’ai fait plusieurs siestes et le soir, je me suis détendue devant mon programme TV préféré. OK, j’ai encore très mal, mais cela va passer…

 

 

Bref, tu le verras comme moi : finalement, il n’y a pas de quoi me plaindre ! Certes, il y a eu des aspects moins agréables, mais ils sont contrebalancés par de belles surprises ou de grandes victoires sur moi-même.

 

Et toi ? Comment considères-tu ce qui t’arrive ?

 

Vois-tu le verre à moitié vide ou à moitié plein ?

 

Personnellement, je crois que la vie est faite de choses agréables et moins agréables, de victoires et d’épreuves. Un même événement peut être perçu de deux façons différentes. Ce qui change, c’est l’interprétation que nous en faisons, la charge émotionnelle que nous associons à ce fait.

 

Certaines personnes ont vécu de grandes épreuves dans leur vie : elles ont perdu un enfant, elles ont attrapé un cancer, on leur a amputé un membre, etc.

 

Pourquoi est-ce que face au même événement tragique, certains se surpassent et font preuve d’un formidable courage, alors que d’autres se plaignent ou se suicident ?

 

Ce n’est donc pas ce qui nous arrive qui compte, mais la façon dont nous décidons d’agir.

 

Même les plus grandes épreuves recèlent un cadeau caché. Reste à le trouver et à le garder en tête.

 

Je vais prendre deux exemples personnels.

  • Dans exactement deux semaines, le 16 décembre, cela fera un an que mon père est décédé. Jusqu’ici, ce fut l’événement le plus douloureux de ma vie. J’en pleure encore de temps en temps, tellement mon père me manque. Mais en même temps, son départ a été le déclencheur de ma « transformation ». En fait, c’est à la fois ma plus grande épreuve et mon plus beau cadeau. J’ai ressenti tellement d’amour et de sympathie de la part de nos proches dans les jours qui ont suivi le décès, que j’ai compris que je m’éloignais de ce que je voulais faire de ma vie. J’ai compris que j’étais née pour donner de moi-même et aider les autres. C’est ainsi que j’ai commencé ma formation en coaching et que j’ai entamé mon projet professionnel pour mettre les autres en lumière, notamment par le biais d’interviews. J’ai aussi compris qu’il était temps que je prenne soin de moi et passe plus de temps avec mes proches, car la vie est courte. Durant cette année, j’ai fait un incroyable travail sur moi, j’ai créé le blog « Je gère ma vie » et j’ai rencontré une foule de personnes merveilleuses. C’est vraiment dingue comme ma vie s’est enrichie par toutes ces rencontres. Je dirais que je viens de vivre l’une des plus belles années de ma vie.

 

  • Pendant 3 ans, voilà de nombreuses années, j’ai été amoureuse d’un pervers narcissique. Il a complètement miné ma confiance en moi et m’a laissé des traces psychologiques encore bien présentes. J’ai été tellement mal qu’à l’époque, j’ai pensé à me suicider. Et pourtant, là aussi, il y avait un cadeau caché. Premièrement, j’ai réussi, par moi-même, à me sortir de ses griffes. Quand j’y repense, je me rappelle que j’ai beaucoup de courage et de force en moi. J’ai été capable de me sortir de là, je pourrai encore surmonter des épreuves. Ensuite, une fois que j’ai pris la décision de le quitter, mes parents m’ont beaucoup soutenue (ils l’avaient aussi fait quand j’étais avec lui, mais je ne voulais écouter personne). C’est à partir de ce moment-là que je me suis beaucoup plus rapprochée de mon père et que nous avons bâti cette belle complicité.

 

Et je pourrais encore continuer avec d’autres épreuves personnelles, mais tu as sûrement compris où je veux en venir.

 

Je crois que derrière chaque épreuve (ou parlons plutôt de « défi »), il y a toujours un cadeau caché, quelque chose à apprendre, des personnes à rencontrer, etc.

 

Et si comme moi, tu tâchais désormais de voir le verre à moitié plein ?

 

N’oublie jamais : tu es l’acteur et le créateur de ta vie. Pas une victime.

 

Alors, que vas-tu faire dès aujourd’hui pour changer ce qui te dérange ?

 

Laura Fontaine de Ghélin

Author Laura Fontaine de Ghélin

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