Inde – Infos générales à propos du pays et de ma mission

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Pour que tu comprennes mieux pourquoi je suis partie en Inde il y a 10 ans (en 2008), voici les informations de base que j’avais mises sur mon blog juste avant de partir…

 

1 – MA MISSION

 

Pour commencer, petit rappel de ce que je vais faire en Inde. (Mais oui, qu’est-ce qu’elle va encore f*** là-bas? Je n’ai jamais très bien compris…) Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le (re)demander…:-)

Durée de la mission en Inde : 3 mois (du mardi 8 janvier 2008 au samedi 5 avril 2008)

Contexte : le programme « Explort » de l’Awex (Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements étrangers). Après une licence en traduction français/anglais/néerlandais et un master à l’unif de Gand en communication multilingue en entreprise, j’ai choisi de me lancer dans le commerce international. Autant faire la pub de la Belgique, pas vrai ?

Le programme Explort : www.explort.be

  • Tests & entretiens de sélection réalisés par l’Awex (fin 2006)
  • Formation en commerce international (mars 2007 – septembre 2007) : marketing stratégique, géopolitique, techniques de vente, assurances, logistique et IncoTerms, droit commercial international, gestion de projet, de risques et du stress, e-business, finance internationale, interculturalité, … Spécialisation en prospection commerciale à l’étranger
  • Rapport écrit et défense orale devant jury (préparation de la mission)
  • Stage en entreprise de 2 mois chez ZenTech (mi-octobre 2007 à mi-décembre 2007)
  • Mission de prospection (3 mois en Inde pour ZenTech)
  • Rapport écrit et défense orale devant jury (compte rendu de la mission)

Objectif général d’« Explort » : aider une entreprise wallonne à exporter en lui ouvrant un nouveau marché à l’étranger. Ce programme est une initiative du Plan Marshall.

Mon statut : je reste demandeuse d’emploi. Je ne suis pas rémunérée par ZenTech ou l’Awex. Je reçois juste une bourse pour couvrir tous les frais de mission (hôtels, transports, télécommunications, nourriture, etc.). Cette bourse est payée à 75 % par l’Awex et 25 % par l’entreprise. L’opération est donc particulièrement intéressante pour la société : je suis à son service presque gratuitement pendant 5 mois (stage + mission). En contrepartie, après avoir reçu la formation en commerce international, je peux acquérir une merveilleuse expérience à l’étranger.

L’entreprise pour laquelle je pars : « ZENTECH » (mot-valise comprenant le fait d’être « zen » + le mot « technologies » pour ceux qui n’auraient pas compris, hi hi). www.zentech.be. Elle est liégeoise et fabrique des kits de diagnostic médical in vitro. (Ouh là, doucement Laura, ça se complique !). Ben en mots simples, ce sont des substances chimiques ou des tests rapides (comme les tests de grossesse) permettant à des labos ou hôpitaux de voir si les patients analysés ont bien telle ou telle maladie. On détecte ainsi le début de certains cancers, les maladies durant la grossesse (ex. : trisomie 21), les allergies, etc.

Bref, vous l’aurez compris, je me suis amusée pour maîtriser leurs produits. Je ne suis pas biologiste ou médecin, moi ! Mais bon, ça va. Je me suis documentée. Et ils m’ont bien formée. J’ai aussi été à Düsseldorf, pour le forum mondial de médecine. Un truc de fous ! 17 gigantesques palais d’exposition ! ZenTech y tenait un stand. J’ai pu répondre aux questions des visiteurs et rencontrer certains distributeurs indiens. Super expérience.

But de ma mission en Inde : trouver le partenaire idéal qui distribuerait les produits de ZenTech sur place. J’ai commencé par une analyse de marché et un listing des entreprises intéressantes. Finalement, après tri, j’ai contacté une bonne 50aine de sociétés indiennes (actives dans le même secteur : le diagnostic médical in vitro). Le but, c’est de fixer des rendez-vous, de les rencontrer, d’établir leur profil (voir s’ils ont du potentiel, s’ils correspondent à nos attentes, …), de répondre à leurs questions, de négocier les prix de distribution, etc. C’est la débrouille totale, je dois m’occuper de tout (réservation des vols intérieurs et des logements, prises de rendez-vous, etc.).

Let’s go !

Me voilà donc transformée en businesswoman… Partie seule à l’aventure… Loin de tout… Avec une valise de max. 20 kg pour 3 mois (si possible moins lourde car il y aura les souvenirs au retour ! ! !), un laptop ( ! ! ! quelle aventure pour l’avoir ! ! !), des catalogues + clés USB et des cartes de visite. À moi de dénicher la perle rare et de l’apporter sur un plateau d’argent au directeur du marketing de ZenTech qui me rejoindra la toute dernière semaine. On fera ensemble le tour des entreprises intéressantes que j’aurai trouvées.

Je ne pars donc pas en Inde pour faire du tourisme ! C’est avant tout professionnel. Mais j’essaierai de visiter quelques lieux intéressants (surtout le week-end). Et puis, de toute façon, mon quotidien sera déjà fort dépaysant…

P.-S. : normalement, j’aurais dû participer à la mission princière en Inde (avec le Prince Philippe, des ministres, des entreprises, la presse, etc.). J’étais inscrite, mais la mission a été reportée plusieurs fois. Finalement, ce sera organisé fin 2008… alors tant pis, je n’allais pas attendre un an !

 

Programme (comme prévu initialement) :

Veille du départ (lundi 7 janvier au soir) : rendez-vous avec un patron indien de passage à Bruxelles. Même pas le temps de monter dans l’avion que je serai déjà dans le bain !

Départ : je décolle de Bruxelles le mardi 8 janvier à 11h30. Compagnie aérienne : Jet Airways (compagnie indienne équipée d’avions très modernes et confortables). Vol direct, sans escale.

Arrivée : j’atterris à New Delhi la nuit du mardi 8 au mercredi 9 (à minuit 10 heure locale, donc mardi 8 à 19h40 heure belge).

New Delhi durant 1 mois (8 janvier – 5 février) : J’ai déjà des rendez-vous de prévus le jeudi de mon arrivée, le vendredi, le lundi,… bref, ça commence fort ! Je ne vais pas chômer ! Un bureau m’attend à l’ambassade de Belgique (afin d’avoir des tuyaux pour l’étude de marché, passer des coups de fil, etc.). L’attaché économique, Monsieur Muller, est extra. J’ai hâte de le rencontrer après tous nos échanges d’e-mails et de coups de fil ! Je logerai dans un Bed & Breakfast. Je serai accueillie par une charmante famille indienne qui a 3 chambres + 3 appartements pour touristes.

Mumbai durant 2 mois (5 février – 2 avril) : le mardi 5 février, je reprends l’avion pour Mumbai (nouveau nom de Bombay), un peu plus au sud (ouest) du pays. Peut-être que durant cette période j’irai aussi dans quelques villes voisines pour voir des clients. Il est déjà question d’Ahmedabad (début février) et de la région de Goa (mars ou fin février). Peut-être que j’irai aussi dans des villes comme Bangalore et Chennai.

Dernière semaine : le week-end du 29-30 mars, le directeur du marketing de ZenTech me rejoint à Mumbai. Du lundi 31 mars au mercredi 2 avril, on fait le tour des entreprises intéressantes dans la région de Mumbai. Le mercredi 2 avril, on reprend l’avion pour New Delhi. On reste jusqu’au vendredi (idem : tour des entreprises prometteuses).

Départ de New Delhi : la nuit du vendredi 4 au samedi 5 (à 2h45 du mat’ ! ! ! !) je reprends l’avion en direction de ma petite Belgique adorée…

Arrivée à Bruxelles : samedi 5 avril à 8h00 du mat’.

 

2 – POURQUOI L’INDE ?

 

OK, mais pourquoi suis-je partie en Inde et pas ailleurs?

Le programme Explort me permettait de partir où je le voulais dans le monde. Cela aurait pu être l’Australie, le Brésil, la Chine, la Thaïlande, la Russie, … Le tout, c’était de trouver une entreprise wallonne (Awex oblige !) intéressante et souhaitant développer un nouveau marché dans ce pays.

Au départ, je voulais m’expatrier environ 2 ans à Londres, pour améliorer mon anglais et avoir une expérience professionnelle à l’étranger. « Explort » m’aurait permis de commencer par une mission de 3 mois et une fois sur place, j’aurais cherché du boulot.

Avant que je n’aie le temps de commencer à contacter des entreprises, l’Awex a organisé un séminaire de rencontre entre les jeunes participants au programme et quelques sociétés déjà intéressées. L’une d’elles avait un excellent profil, des produits extra et me proposait justement une mission de prospection en Inde, avec engagement à la clé. J’aurais été responsable de certains marchés et aurais passé mon temps entre la Belgique et ces pays, à développer le réseau de distribution. Cela m’emballait vraiment.

J’avais été retenue. Mais finalement, le projet avait été repoussé de plusieurs mois car un des commerciaux venait de partir et il fallait répartir les pays entre les différentes personnes. Cela allait prendre un peu de temps, on ne pouvait plus rien me garantir, la mission tombait sans doute à l’eau.

Mais entre temps, je m’étais documentée sur l’Inde… J’avais vraiment pris goût à ce défi. C’était beaucoup mieux que Londres… Vu que je pouvais partir où je le voulais, pourquoi ne pas aller vraiment loin, dans un pays tout à fait différent, qui me transformerait certainement ? C’était l’idéal avant de me lancer dans la vie active. Avoir un autre regard sur la vie et le monde…

En plus, entre nous soit dit, depuis toute petite, l’Inde exerçait quelque chose de particulier sur moi… C’était le pays de Gandhi, de Mère Teresa, cette femme que j’ai toujours tant admirée… Enfant, je voulais même devenir religieuse et partir comme missionnaire pour aider les plus démunis… Finalement, d’une façon ou d’une autre, j’allais faire quelque chose de rapprochant… Je partirais en mission… pas comme religieuse, non, mais dans le but quand même d’aider la population, de lui donner le matériel nécessaire pour détecter des maladies et donc améliorer ses conditions de vie.

J’ai donc contacté des entreprises ayant des vues sur l’Inde.

Très peu de temps après, l’Awex a organisé un séminaire sur l’Inde. Une fois par an, les attachés économiques en poste à l’étranger reviennent pour faire un rapport, expliquer aux entreprises comment le marché se porte, comment on peut y faire des affaires, … Je me suis inscrite à ce séminaire, et j’ai demandé la liste des entreprises participantes. J’ai contacté celles qui m’intéressaient et fixé des rendez-vous. C’est ainsi que j’ai trouvé ZenTech.

 

3 – L’INDE

 

(pour rappel, les chiffres ci-dessous datent de mon départ, donc de 2008)

 

Superficie : 3 288 000 km² (soit 108 x la Belgique ! ! !)

=> 2950 km d’est en ouest & 3250 km du nord au sud

Capitale : New Delhi

Indépendance : depuis le 15 août 1947 (on vient d’en fêter le 60e anniversaire !)

Décalage horaire : + 4h30 en hiver par rapport à la Belgique (+3h30 en été )

Climat : je suis partie à la meilleure période (sec, +- 25°C à Delhi et +-35°C à Mumbai en janvier). La saison chaude s’étend de la mi-mars à la mi-mai (temps fort humide et températures dépassant les 40°C). La mousson (accompagnée de pluies diluviennes) a lieu environ de juin à septembre.

Population : 1 125 000 000 habitants (soit 108 x la Belgique ! ! !) P.-S. : vous l’aurez remarqué… Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’Inde et la Belgique ont la même densité de population (344 hab./ km²) ! ! !

=> C’est le 2e pays le + peuplé après la Chine. Cela représente 17 % de la population mondiale. Attention, vu son incroyable croissance démographique (17 millions d’individus en + chaque année), l’Inde devrait bientôt dépasser la Chine et devenir le pays le + peuplé au monde.

Religions : hindous (82 %, majoritairement végétariens), musulmans (12 %), chrétiens (2,3 %), sikhs (2 %), bouddhistes (0,8 %), jains (0,4 %)

Symboles nationaux :

l’animal national = le tigre

l’oiseau = le paon

la fleur = le lotus

l’arbre = le figuier

le fruit = la mangue

Villes principales: Mumbai/Bombay (19 millions d’hab., soit la 6e ville la + peuplée au monde), Delhi (18 millions = n°8 au monde), Calcutta (15 millions = n°11 au monde). Il y a 27 villes de + d’un million d’habitants.

Langues : 18 langues officielles. L’hindi est surtout la langue de la classe dirigeante, des ministères et du gouvernement central. L’anglais, la langue des affaires et des classes éduquées.

Espérance de vie : 68,6 ans

Taux de mortalité infantile : 63 %

Taux d’analphabétisme : 39 %

Monnaie : roupie indienne. (1 euro = 51 roupies)

Économie : l’Inde est en plein boom. La croissance économique y est formidable dans de nombreux secteurs (informatique, biotechnologies, call centers, etc.). On désigne même la ville de Bangalore comme la nouvelle Silicon Valley. Pour ce qui est de mon domaine (le diagnostic médical in vitro), la croissance mondiale est de +- 5 % alors qu’en Inde elle atteint les 20 à 25 % ! ! !

P.-S. : on roule à gauche ! ! ! (les Anglais ont laissé leur empreinte !)

Il y a aussi une tonne de particularités dont je ne manquerai pas de parler bientôt ! En vrac : normalement ils n’utilisent pas de papier W.-C. (sauf dans certains lieux touristiques ou hôtels), les hindous mangent avec les doigts (mais jamais de la main gauche considérée comme impure), on circule très lentement (30 km/h de moyenne), il faut une patience INCROYABLE, la bureaucratie est terrible, etc.

Mais à côté de cela, les Indiens ont un pays magnifique, un autre regard sur le monde, une joie de vivre pour des petits plaisirs quotidiens, un sens de l’accueil et du partage, etc.

Je ne pourrai que revenir transformée de cette expérience unique !

 

Pendant 3 mois, revis avec moi mon voyage en Inde !

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Il y a 10 ans, jour pour jour, je m’envolais pour l’Inde afin d’y mener une mission commerciale de 3 mois visant à développer les activités d’une entreprise belge de biotechnologies. J’avais 25 ans, je venais de terminer mes études, j’étais seule (sans compagnon ni enfant) et j’ignorais à quoi ressemblerait mon avenir une fois de retour chez moi.

Ce fut le voyage le plus extraordinaire de ma vie.

 

 

3 mois à voyager seule à travers l’Inde

 

Imagine un instant : j’ai parcouru l’Inde toute seule, que ce soit en train ou en avion. Je me suis rendue à New Delhi et dans un village plus au nord, à Ahmedabad, à Mumbai (Bombay), à Agra (je ne pouvais pas rater le Taj Mahal !), dans le Rajasthan – où l’on trouve plusieurs palais de maharajahs (Udaipur, Jaipur…), à Goa (aux plages paradisiaques), à Hyderabad (plus dans le centre), à Chennai (Madras) (dans le sud-est)… J’ai fait à la fois preuve de courage, d’organisation et de débrouillardise. J’ai dû tout gérer toute seule.

Une folie quand j’y pense… Lorsque j’ai atterri à New Delhi, avec mon unique valise pour toutes ces semaines, j’ai été tellement choquée par ce qui m’entourait (mendiants, cadavres, personnes estropiées, saleté…) que j’ai eu l’impression de débarquer dans un pays en guerre. Je me suis demandé ce qui m’avait pris. Je me suis dit que même si j’aime les défis, cette fois j’avais « fait trop fort ». Sans oublier que là-bas, une jeune femme aux longs cheveux blonds, se promenant seule de surcroît, attire tous les regards. Plus d’une fois j’ai eu peur et j’ai eu de la chance, mais j’ai aussi croisé la route de personnes formidables et vécu des instants magiques. Chaque journée était tellement riche en émotions et pleine de surprises ou d’imprévus que j’avais l’impression que c’était une semaine ou un mois.

Quelques souvenirs

 

Voici deux ou trois choses dont je me souviens spontanément…

  • Question logement, on trouve de tout : des hôtels extrêmement luxueux et hors de prix aux hôtels très bons marché, mais à l’hygiène et au niveau de sécurité douteux, en passant par les B&B, les auberges de jeunesse, les ashrams, etc. Pour ma part, j’ai logé dans trois familles : à New Delhi (où j’ai trouvé une deuxième famille de cœur), dans un village à plusieurs heures au nord de New Delhi et à Mumbai (Bombay). Partout ailleurs, j’étais dans des hôtels modestes (sauf à Goa où un contact professionnel m’avait réservé un hôtel luxueux). Si tu effectues un voyage d’affaires, je te conseille de loger dans une famille (autrement dit dans un Bed & Breackfast) : ta société ne sera pas jugée sur le standing de ton hôtel, tu montreras que tu t’intéresses à la culture indienne et tu paieras moins cher que dans un hôtel « suffisamment bien aux yeux de ton partenaire commercial ». Cela te permettra aussi de te sentir moins seul(e) le soir et d’avoir des conseils utiles (curiosités à visiter, nombreuses particularités culturelles dont il faut tenir compte, etc.).

 

  • La nourriture est absolument délicieuse (et très bon marché). Ce fut une réelle découverte pour moi. J’ai aussi constaté qu’on pouvait manger végétarien et très varié (beaucoup d’Indiens sont hindouistes et végétariens). Par contre, il faut être très prudent au niveau de l’hygiène. J’ai donc toujours pris de l’eau de bouteille, refusé la salade, etc. Même comme cela, j’ai été malade à mon arrivée et à mon retour (d’après mes conversations avec plusieurs Européens partis en Inde, c’est assez fréquent).

 

  • Il faut avoir le cœur accroché. Tu vois un magnifique palais, puis la seconde d’après, tu es abordé par des enfants mutilés ou tu croises un cadavre gisant sur le trottoir ou le long des rails de chemin de fer. Les bidonvilles surgissent aussi souvent de nulle part : j’ai souvent été perturbée de tomber dessus, à un coin de rue.

 

  • Contrairement à nos taximen, les conducteurs de rickshaws ne connaissent jamais le chemin. Ils s’arrêtent tout le temps pour demander à des passants par où il faut aller (et bien sûr, ils n’ont pas de GPS). Autre détail qui compte : tout le monde klaxonne sans arrêt pour s’imposer dans la circulation. Prévois des boules quies et de l’aspirine 😉 !

 

  • Les Indiens marchandent énormément. On dirait que c’est un sport national. Ils ont souvent essayé de me rouler en voyant que j’étais une touriste.

 

  • Il faut être EXTRÊMEMENT patient. Il y a souvent des coupures d’électricité, des problèmes de connexion à Internet, des accidents sur la route, de gigantesques embouteillages, des changements de programme, etc. L’Inde, c’est le pays de la débrouillardise. Mieux vaut rapidement prendre tout cela avec un peu de détachement sinon on devient fou ;-). Là où cela devient plus compliqué, c’est lorsqu’on essaie de prendre un train et de s’y retrouver (manque d’indications claires, pancartes uniquement en hindi dans certaines régions, etc.).

 

  • Il y a d’énormes problèmes d’hygiène et beaucoup de saleté (sauf dans les endroits luxueux). Il faut donc toujours faire attention à ce qu’on touche. Les W.-C. sont aussi un souvenir très mémorable… Il m’est arrivé de passer plus de 24h sans aller à la toilette (j’attendais mon retour dans la famille), tellement les W.-C. que je trouvais étaient repoussants.

 

  • Il faut faire attention aux vols et aux viols. Si tu es une jeune femme et que tu envisages de partir seule en Inde, comme moi, je te le déconseille. J’ai eu énormément de chance. Mieux vaut partir à plusieurs (idéalement, avec au moins un homme – deux jeunes filles, ce n’est pas l’idéal non plus). D’ailleurs, l’Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements étrangers (Awex), qui finançait une bonne partie de ma mission commerciale, a décidé juste après mon séjour de ne plus envoyer de jeunes filles seules en Inde. C’est trop dangereux. Quand j’étais sur place, la presse indienne précisait qu’il y avait eu plusieurs viols d’Européennes, ce qui ne m’étonne pas du tout (moi aussi j’ai plusieurs fois failli « passer à la casserole »). Fais bien attention à toi !

 

  • Certains sites sont d’une beauté à couper le souffle. Je me souviens de certains points de vue, de promenades à moto, de lieux de culte où il régnait une ambiance incroyable, de processions religieuses, de temples tout droit tirés d’un livre…

 

  • J’ai croisé plusieurs « belles personnes », très humaines, avec le cœur sur la main. J’ai fait de magnifiques rencontres. Je trouve qu’en discutant avec certains Indiens, on touche vite à des questions existentielles (sens de la vie et de la mort, rôle sur Terre, etc.). C’est bouleversant et touchant.

 

Un pays de contrastes

 

Bref, l’Inde est un pays à part, qui ne peut laisser indifférent. D’ailleurs, on dit souvent que soit on adore, soit on déteste. Au début, j’ai eu un tel choc culturel que j’ai cru être dans la catégorie qui déteste, malgré mon enthousiasme et tout le temps passé à préparer mon voyage. Heureusement, assez vite, j’ai trouvé mes marques. Je me souviens que beaucoup d’Indiens s’étonnaient de mon excellente acclimatation. Et même si j’ai de nouveau ressenti un choc culturel en me rendant à Mumbai (Bombay), j’ai fini par tomber sous le charme de ce pays si singulier : j’ai pleuré à l’arrivée… mais aussi au moment de partir… J’ignore si j’y retournerai un jour, mais je suis certaine que ce voyage restera à jamais gravé dans mon cœur.

 

 

Une période ressource

 

Cette expérience unique m’a permis de développer mes compétences commerciales, mais surtout de partir en quête de moi-même, de repousser mes limites et de découvrir un monde très différent.

Ces derniers mois, lors de mes séances de coaching, j’ai compris à quel point cette période était une période ressource, à laquelle je pouvais repenser pour me souvenir de ce dont je suis capable, me reconnecter à mon courage et à « une zénitude » qui me semble étrangère actuellement.

À l’époque, j’ai tenu mon tout premier blog. J’y relatais chaque semaine mes aventures en ajoutant quelques photos et parfois de courtes vidéos. Cela me permettait de garder une trace de cette formidable mission (heureusement, car j’ai perdu mon carnet intime dans un train à destination de Jaipur), de faire découvrir ce pays à mes lecteurs et de tenir au courant mes proches. Ce blog a disparu (je n’ai pas renouvelé l’abonnement). Pourtant, il avait plu à beaucoup de monde. Heureusement, j’ai conservé les textes, les photos et les vidéos.

Mon blog de l’époque va revivre pendant 3 mois !

 

Aujourd’hui, j’ai décidé de faire revivre mes anciens articles en les postant sur mon blog « Je gère ma vie ». Voilà pourquoi, durant les trois mois qui viennent (c.-à-d. jusque début avril 2018), je vais partager mon histoire avec toi. À la fin de chaque article (assorti d’un podcast –pour que tu puisses écouter mon récit où et quand tu le souhaites, même en faisant du sport ou durant tes déplacements), je ferai une brève analyse pour voir quels enseignements je peux en tirer, 10 ans plus tard. Je suis curieuse de voir ce que la Laura de 25 ans peut apprendre à la Laura de 35 ans, mariée, mère de famille, blogueuse et chef d’entreprise. Parfois, c’est tellement dingue ce que j’ai vécu à l’époque, que j’ai l’impression de l’avoir rêvé, que ce n’était pas moi.

Je poursuivrai la mise en ligne des articles, podcasts et vidéos de « Je gère ma vie ». Simplement, pendant 3 mois, il y aura aussi du contenu « spécial Inde ». Il y a dix ans, j’avais tellement changé à l’intérieur de moi, que me replonger dans tout cela va certainement m’aider à gérer mon quotidien à l’heure actuelle (quand je pense à quel point j’étais zen à la fin de mon voyage, j’aimerais bien retrouver cet état d’esprit !). De plus, quand je vois l’enthousiasme des gens qui ont consulté mon blog de l’époque, cela devrait te plaire à toi aussi. Par mon récit et mon analyse 10 ans plus tard, j’espère te faire voyager aussi bien en Inde qu’à l’intérieur de toi-même.

 

Voici un aperçu de ce à quoi tu peux t’attendre :

  • Des photos et des vidéos pour voyager sans bouger de ton fauteuil et donc sans risquer quoi que ce soit  😉
  • La présentation des quelques sites touristiques que j’ai visités, dans différentes régions du pays
  • Des détails amusants sur la vie quotidienne et les différences culturelles
  • Un récit « authentique », loin des cartes postales (vu que je logeais essentiellement chez l’habitant pour découvrir encore mieux la culture et que je n’hésitais pas à partir seule en exploration, je me suis vite sentie étrangère aux « gros touristes » de passage)
  • Des réflexions sur la vie (surtout en contact avec la misère omniprésente)

 

Rendez-vous chaque lundi sur le blog « Je gère ma vie » pour découvrir le récit détaillé de mon voyage en Inde ! Le premier article, racontant ma première semaine en Inde, sera posté le lundi 15 janvier.

 

Laura

 

Cet article participe à l’événement « Le voyage qui a changé ma vie » organisé par le blog TravelMotiv.

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Mon astuce pour tenir ses bonnes résolutions

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NOUVEAUTÉ : ÉCOUTE MON 1er PODCAST ci-dessus !

J’ai lu à voix haute l’article que voici. Télécharge le MP3 pour l’écouter quand et où tu le souhaites (dans le train, en voiture, à la salle de sport, etc.) !

Fais un clic droit sur « Télécharger » ou ici et sélectionne « Enregistrer la cible du lien sous… » dans le menu déroulant. Tu pourras ainsi enregistrer le MP3 sur ton appareil, puis l’écouter quand et où tu le veux.

Attention : si tu fais un simple clic (gauche), le podcast s’ouvrira dans une autre fenêtre, mais tu ne sauras pas le télécharger. Fais donc bien un clic DROIT.

 

 

 

Mon astuce pour tenir ses bonnes résolutions :

apprendre à mieux se connaître et se laisser le temps de changer

 

Tu as de bonnes résolutions ? Tu veux par exemple faire régime, te remettre au sport, suivre des cours du soir ou passer plus de temps en famille ?

Ça tombe bien ! Depuis début 2017, je remets de l’ordre dans tous les domaines de ma vie. J’ai essayé différentes choses afin de changer. C’est dans ce cadre que j’ai créé le blog « Je gère ma vie – 365 jours pour tenir mes bonnes résolutions ». J’ai tourné une vidéo par jour pendant 123 jours d’affilée. Depuis, je poste régulièrement des articles et des vidéos pour partager mon expérience et donner des conseils.

Je vis une aventure incroyable à la découverte de moi-même grâce à mon blog, au coaching, à des programmes de développement personnel et à une foule d’autres choses. Voici un récapitulatif de ce que j’ai mis en place et des grandes leçons que j’en ai tirées. J’espère que cela t’aidera à tenir tes bonnes résolutions et à trouver ton équilibre !

 

Laisse-moi d’abord planter le décor. Je te partagerai mes conseils juste après :-).

 

  • Je participe à l’événement du blog « Devenez Meilleur ».

Si mon article te plaît, vote pour lui en cliquant ici !

(cf. les infos pratiques en bas de cette page)

 

=> Tu peux écouter le podcast ou le télécharger en faisant un clic droit.

 

 

Au départ, un profond mal-être

 

Fin 2016, j’étais mal dans ma peau. Ma vie était déséquilibrée. J’avais beaucoup de soucis, je m’inquiétais pour la santé de plusieurs membres de ma famille, je me réfugiais dans la nourriture et grossissais à vue d’œil, je pleurais souvent, je détestais ma maison, je vivais dans le désordre, j’avais des soucis financiers, je travaillais beaucoup et ne passais pas assez de temps avec mes proches, j’étais très stressée, j’avais l’impression d’être une mauvaise mère, je courais après le temps, je remettais les choses au lendemain, je me sentais nulle, je pensais que toutes les tuiles me tombaient dessus et trouvais que c’était injuste… Bref, j’étais au bord du burn-out ou de la dépression. Je sentais qu’il ne manquait pas grand-chose pour que j’explose et je n’arrive pas à me relever.

Les déclics

 

Pour la première fois, fin novembre, presque par hasard, j’ai participé à un séminaire de développement personnel. Non, je ne voulais pas rester ainsi. Il était temps que je reprenne les commandes de ma vie. J’ai commencé à dresser un plan d’attaque. J’ai notamment commandé un minuteur (pour mieux gérer mon temps) ainsi qu’un vélo miniature à glisser sous mon bureau et un trampoline (pour me remettre au sport). Lorsque j’ai reçu mon trampoline par la poste, j’étais fermement décidée à être disciplinée et à remettre de l’ordre dans ma vie.

Le lendemain matin, une semaine avant Noël, ce fut la douche froide : mon père était mort. Mon monde s’est écroulé. J’ai vécu les pires semaines de ma vie. La douleur fut intense, d’autant plus que notre famille a vécu d’autres traumatismes dans les jours qui ont suivi. Ce fut horrible. Mais d’un autre côté, j’ai reçu une formidable énergie de la part des nombreux proches qui nous ont témoigné de la sympathie. Le départ de mon père et la vague d’amour reçue par plusieurs centaines de personnes m’ont ramenée aux vraies valeurs. J’ai compris que je voulais davantage aider les autres, qu’il manquait un aspect plus « humain » à mon quotidien. Mes compétences de traductrice indépendante étaient largement appréciées, au point que je « croulais » sous les commandes. Mais j’avais envie de me rendre utile autrement. Je voulais aider un maximum de personnes à se sentir bien dans leur peau. J’avais reçu beaucoup d’amour, je voulais en donner à mon tour.

 

 

Le moteur de mon envie de changement

 

Après quelques semaines de deuil, j’ai repris mon projet de remettre de l’ordre dans ma vie. Mon père est notamment mort parce qu’il n’a pas réussi à changer ses mauvaises habitudes (tabagisme, excès alimentaires, manque d’exercice physique, etc.). Son décès m’a rappelé que la vie est fragile et m’a montré que je devais me reprendre en mains.

Je ne voulais pas « uniquement » faire régime ou me remettre au sport. Non, je voulais revoir toute ma vie de fond en comble.

Je ressentais une énergie incroyable. Je me sentais prête à soulever des montagnes. Cette fois, je les tiendrais mes bonnes résolutions ! C’était devenu un « must ». Je ne pouvais pas continuer ainsi. Je n’avais pas le choix : je devais changer et aller de l’avant. Sinon, c’était le burn-out, la dépression ou pire. Et puis, si je voulais aider des gens, je devais d’abord prendre soin de moi. J’ignorais ce qui m’attendait. Je savais juste que je voulais me lancer et essayer de toutes mes forces de remettre de l’ordre dans ma vie.

 

On dit souvent que pour changer, il faut :

 

  • soit en avoir marre de souffrir ou ne pas avoir le choix (toucher le fond et être tellement mal que le changement s’impose, car on veut fuir la douleur) ;

 

  • soit être irrésistiblement attiré et motivé par la récompense (ce qu’on obtiendra une fois qu’on aura changé).

 

Dans mon cas, je crois que j’ai ressenti une énergie incomparable parce que les deux forces m’ont animée : d’abord, j’ai eu un profond ras-le-bol de ma situation (maintenant, ça suffit !) ; ensuite, j’ai trouvé un sens à ma vie (aider les autres) qui m’a aidée à surmonter les difficultés. J’ai trouvé mon grand « pourquoi ».

 

Selon moi, c’est essentiel d’avoir un moteur : si tu n’as qu’une vague envie de changer et si ce n’est pas assez important à tes yeux, tu ne fourniras pas les efforts nécessaires et tu abandonneras tes résolutions.

 

 

Les premières décisions

 

  • Un mois après le décès de mon père, je me suis inscrite à une école de coaching pour devenir coach professionnelle, reconnue par la fédération internationale de coaching. La formation de base s’étalerait sur un peu plus d’un an. Elle me demanderait beaucoup d’implication (cours le week-end, exercices réguliers en soirée, etc.). Ce fut l’une des meilleures décisions de ma vie.

 

  • Quelques jours après, j’ai renoué avec un vieux rêve : écrire un livre. Pour info, vu les nombreux projets lancés ces derniers temps, j’ai mis provisoirement ce rêve entre parenthèses, mais je compte le réaliser bientôt.

 

  • Le 8 février, j’ai coupé mes cheveux, qui étaient très longs. J’ai ainsi offert 42,5 cm de chevelure à une association créant des perruques pour les femmes atteintes du cancer du sein. Cela me permettait d’aider quelqu’un. Et en même temps, c’était une formidable métaphore. Je commençais déjà à vivre une transformation intérieure. J’avais besoin de l’extérioriser, tout en faisant une coupure (!) entre mon enfance et ma vie adulte.

 

 

Pour me motiver, je crée mon blog et je m’entoure de personnes positives

 

Par le passé, j’avais déjà essayé de tenir de bonnes résolutions, comme me remettre au sport ou faire régime. Je tenais quelques jours, puis je baissais les bras. Bien décidée à réussir à changer cette fois, j’ai décidé de tenter quelque chose de tout à fait différent. J’avais peur de me décourager et de ne plus rien tenter si j’échouais à nouveau. Aux grands maux, les grands remèdes ! Je me suis donc lancée dans un projet un peu fou…

J’avais compris que mon moteur, c’est les autres. Quand j’étais la seule impliquée, c’est comme si je m’en foutais, ce n’était pas assez important. Par contre, à l’époque où j’étais enceinte, par exemple, je parvenais à surveiller mon alimentation, car la vie d’un petit être en dépendait. Forte de ce constat, j’ai compris qu’impliquer d’autres personnes m’aiderait. Le 7 mars 2017, j’ai donc lancé mon blog « Je gère ma vie ». Je me suis dit que le regard extérieur me pousserait à me surpasser. Et en même temps, je pourrais aider des gens à changer, eux aussi. Je faisais d’une pierre deux coups ! Ensemble, on parviendrait à améliorer notre vie !

Quelques mois plus tard, c’est ce même constat qui me poussa à créer un petit groupe de mastermind, puis à intégrer des groupes d’entrepreneurs. J’ai compris qu’en m’entourant de personnes déterminées et positives, j’avancerais plus vite et je garderais ma motivation sur le long terme. Ce fut une excellente décision. Je me suis éloignée des mauvaises langues et des gens à l’esprit négatif.

 

 

Mon défi fou : faire une vidéo par jour pendant 1 an pour tenir mes bonnes résolutions

 

 

Quand j’ai lancé mon blog, début mars, je me suis dit que j’allais tourner une vidéo chaque jour pendant un an. Cela me semblait tellement dingue, que selon moi, j’allais déployer l’énergie nécessaire pour réussir à changer. Je comptais raconter mes progrès, donner des pistes et des conseils, etc.

Au début, ce fut très difficile. Cela me prenait beaucoup de temps, car tout était nouveau pour moi. Je faisais les vidéos au fur et à mesure, puisque je voulais raconter mes progrès et mes prises de conscience de la journée. Mon mari a très vite voulu que j’arrête : c’était pire qu’avant. J’avais encore moins de temps. Heureusement, j’ai tenu bon (et cela s’est amélioré J). Pendant 123 jours d’affilée, soit 3 mois, j’ai posté une vidéo chaque jour, week-end y compris. J’en ressentais le besoin. Je me sentais fragile. J’avais peur d’abandonner mon projet de changement si j’étais de nouveau seule face à moi-même. J’ai reçu plusieurs messages d’encouragement et des témoignages touchants. Mon blog a eu de plus en plus de sens à mes yeux : il m’aidait à avancer et manifestement, il apportait quelque chose à d’autres personnes.

 

Le blog « Je gère ma vie » fut donc ma bouée de sauvetage pendant tous ces mois :

 

  • Il m’a aidée à prendre du recul, à analyser mes comportements, mes blocages.

 

  • Il m’a permis de me surpasser et d’introduire peu à peu des changements dans mon quotidien.

 

  • Il a atténué mon perfectionnisme qui me bloquait tellement. Tant pis pour les fautes lorsque je m’exprimais face à la caméra ou pour le décor tristounet vu que ma maison est en travaux : j’ai appris à supporter ces imperfections, car cela me prenait déjà assez de temps comme cela. L’essentiel, c’était mon message.

 

  • Il m’a permis de tenir l’une de mes plus grandes résolutions : celle d’agir au lieu de remettre les choses au lendemain. Faire une vidéo par jour pendant 123 jours fut un excellent exercice pour introduire petit à petit des routines dans ma vie. Je me suis prouvé à moi-même que je pouvais tenir des résolutions. C’était important pour prendre confiance en moi.

Au bout de 3 mois, j’ai donc arrêté la vidéo quotidienne. Je suis passée à une vidéo par semaine. J’aurais pu garder le rythme, mais j’ai décidé de changer les règles du jeu, car ma réalité avait changé. Il aurait été débile d’être prisonnière de mes propres règles. Ces 123 jours m’avaient permis d’instaurer une certaine rigueur et d’y voir plus clair dans mes projets. À présent, j’avais besoin de libérer du temps pour les concrétiser. C’est ce qui m’a permis de créer le nouveau site Internet de mon agence de traduction, quelques mois plus tard. En plus, je ressentais le besoin d’avoir moins le nez dans le guidon pour mieux réfléchir à ce que j’allais raconter et pour donner davantage de conseils. C’est donc en paix avec moi-même et sans le moindre regret que j’ai réduit la fréquence de publication.

Ma conclusion : écoute-toi, fais-toi confiance. Fais ce qui te semble le mieux pour toi.

 

 

 

Voyons maintenant ce que j’ai appris… Cela t’aidera à ne pas commettre les mêmes erreurs que moi !

 

 

Ce qui n’a PAS marché

  • Mes objectifs n’étaient pas assez précis et surtout, je n’avais pas vraiment de plan d’action. Cela a changé 4 mois plus tard, quand j’ai défini toutes les étapes à accomplir pour réaliser le site Internet de mon agence de traduction, « Fontaine de Mots ». J’ai tiré des leçons et je me suis nettement mieux organisée, me fixant des objectifs par mois, par semaine et par jour.

 

  • J’ai cru pouvoir changer plusieurs choses à la fois (passer plus de temps avec ma famille, faire régime, me lever tôt, faire du sport, etc.). Je ne voulais pas choisir, car plusieurs objectifs étaient importants à mes yeux. J’ai assez vite compris que cela demandait beaucoup trop d’énergie et qu’il valait mieux me concentrer sur une chose à la fois.

 

  • Dans le même ordre d’idée, au début, je pensais pouvoir introduire 5 bonnes habitudes d’un coup. Je ne voulais écouter personne. J’étais impatiente. Et selon moi, c’était juste une question de motivation. Si je le voulais très fort, j’allais y arriver. Je n’avais pas compris que j’avais des blocages psychologiques, des croyances limitantes, bref de bonnes raisons de me « saboter ». En plus, j’ai empiré la situation, car je me sentais encore plus nulle de ne pas y arriver (ou seulement ponctuellement).

 

  • Vu qu’à mes yeux, c’était uniquement une question de motivation, je me suis gavée de musiques et de vidéos stimulantes. Mais au bout de quelques mois, cela m’a épuisée. Heureusement, je me suis souvenue, grâce à ma formation en coaching, qu’il y a aussi d’autres formes d’énergie pour tenir sur la durée : créativité, flexibilité, etc. Le mieux, c’est d’alterner.

 

  • J’ai voulu introduire le « Miracle Morning » dans ma vie, c’est-à-dire me lever tôt chaque matin pour prendre du temps pour moi. Une bonne idée en soi, mais le moment a été mal choisi. La première fois, c’était juste avant de partir en vacances. La deuxième, c’était en hiver, à une période très intense (juste avant de lancer le blog et le site de mon agence, lorsque je multipliais les interviews et les événements professionnels). Résultat, j’ai épuisé mon organisme et je suis tombée malade pendant un mois.

 

 

Ce qui a marché

  • J’ai été coachée

Ma formation en coaching et les nombreux exercices réalisés m’ont énormément appris sur moi-même. L’analyse transactionnelle fut une révélation : elle m’a permis d’identifier certains mécanismes remontant à mon enfance que je reproduis inconsciemment.

Évidemment, avoir un coach personnel m’a aussi grandement aidée. J’ai pu comprendre pourquoi je me sabotais et réagissais de telle ou telle façon. J’ai pu atténuer des croyances limitantes et des peurs. Bref, je suis allée au cœur de mes pensées et j’ai agi à la racine. Je me suis fixé des objectifs et je les ai atteints. Je n’ai pas encore tout réglé, mais je progresse.

À mes yeux, c’est le coaching qui m’aide le plus à changer. Non pas en surface, mais vraiment en profondeur et de façon adaptée à ma situation (car nous avons tous nos propres raisons d’avoir tel ou tel comportement – il n’y a pas de recette miracle ; mieux vaut explorer son propre fonctionnement).

Par exemple, j’ai compris que je mange trop car je me dévalorise. Et j’ai notamment une piètre image de moi parce que j’ai vécu trois ans avec un pervers narcissique. Même si c’était il y a plus de 10 ans, j’ai encore du mal à m’apprécier. Du coup, je n’ose pas prendre du temps pour moi et me faire plaisir. Je fais passer tout le monde avant moi. Manger, c’est la seule façon que mon corps a trouvée pour me procurer un peu de plaisir. Et en même temps, quand je mange trop et grossis, je renforce ma croyance que je ne mérite pas d’être mieux dans ma peau. Cela ne sert donc à rien d’aller voir une diététicienne. Ma priorité, c’est de prendre du temps pour moi sans culpabiliser, de restaurer mon estime de moi. Quand je serai bien dans ma tête, ce sera plus facile pour moi de manger modérément… En attendant, n’importe quel régime serait un emplâtre sur une jambe de bois : il faut traiter l’origine du problème, pas ses manifestations extérieures. Voilà en quoi le coaching est puissant et adapté à la situation de chacun.

 

  • J’ai tenu compte de mes particularités

J’ai appris, grâce à des tests, que je fonctionne différemment. Cela m’a permis de comprendre pourquoi j’ai tendance à faire certaines choses (par exemple, me lancer avec enthousiasme dans « un petit peu » trop de projets à la fois). J’ai aussi découvert que j’étais plus facilement distraite et que j’avais intérêt à couper toutes les sources de distraction lorsque je fais quelque chose d’important. Grâce à ces informations précieuses, j’ai pu déculpabiliser et améliorer mon mode de fonctionnement. Rencontrer des personnes ayant les mêmes particularités que moi et qui ont réussi à changer m’a aussi énormément motivée.

 

  • J’ai participé à des événements de développement personnel

J’ai poursuivi la découverte de moi-même en participant à des formations et des séminaires de développement personnel. Cela m’a permis de mieux réfléchir au sens de ma vie et d’avoir plusieurs prises de conscience importantes. J’ai aussi noué de belles amitiés.

 

  • J’ai lâché prise

À un moment donné, je me suis autorisée à être imparfaite. J’ai accepté que mon changement en profondeur prenne plus de temps que prévu. J’ai accepté mon mode de fonctionnement un peu rebelle et différent. Je n’aime pas m’imposer des règles ? Pas grave. Je vais trouver une pirouette ! Petit à petit, je change les choses en douceur. Tant pis si c’est un peu dans le désordre. L’essentiel, c’est d’avancer, de m’améliorer un peu chaque jour.

  • Je me suis écoutée

Je suis ravie d’avoir eu le courage d’arrêter les vidéos quotidiennes après 123 jours consécutifs et de réduire la fréquence. En agissant ainsi, je me suis respectée. J’ai senti que j’avais tiré une leçon et qu’il était temps de passer à autre chose. Idem pour le régime et le sport : ces derniers mois, je me suis donnée à fond dans mon projet professionnel. J’ai compris que ce serait trop si je me rajoutais d’autres grands objectifs. C’était au-dessus de mes forces. Maintenant, je vais pouvoir me pencher sur d’autres bonnes résolutions.

P.-S. : rassure-toi, le blog « Je gère ma vie » continuera, même au-delà des 365 jours que je m’étais fixée pour changer !

 

  • Je me suis entourée de personnes positives

Comme je le disais, les personnes suivant mon blog m’ont beaucoup apporté. Idem pour les membres de mon mastermind et des différents groupes dont je fais partie. Encourager les autres et être encouragé à son tour, c’est très puissant. Surtout lorsque tout le monde est dans une même énergie positive, reposant sur l’entraide.

  • J’ai boosté mes connaissances

J’ai lu des livres, regardé des vidéos, écouté des podcasts, consulté des blogs, participé à des conférences, suivi des formations, etc. Bref, j’ai tâché d’en savoir plus sur les méthodes qui fonctionnent. Mais je le répète : ce n’est utile que si l’on fait un réel travail sur soi grâce au coaching. C’est juste une clé de plus. Car ce qui marche pour une personne ne marchera pas nécessairement pour une autre. Certains principes généraux sont utiles. Mais pour aller encore plus loin, une approche personnalisée me semble indispensable. Surtout pour traiter les blocages inconscients. Sinon, on se dévalorise : « Cela a l’air tellement simple ! Pourquoi, eux, ils y arrivent, et pas moi ? » La solution est personnelle.

Quelques conseils pour conclure

 

Tu as de bonnes résolutions et tu veux les tenir ? Voici quelques pistes.

 

  • Mon grand conseil, c’est de partir à la découverte de toi-même: de mieux comprendre comment tu fonctionnes, d’en tenir compte, puis de faire preuve de patience. Car introduire de nouvelles habitudes prend du temps. Surtout si comme moi tu veux changer beaucoup de choses dans ta vie et si tu adoptes depuis longtemps un comportement qui te dérange. Peu importe le temps que cela prendra. Ce qui compte, c’est de faire de ton mieux, jour après jour. À la longue, tu progresseras.

 

  • Sois patient(e). Ne te compare pas aux autres. Chacun de nous a été élevé différemment, a vécu ses propres expériences qui l’ont plus ou moins marqué… À chacun son rythme et ses particularités.

 

  • Note tes pensées et tes progrès dans un journal ou un blog. Cela t’aidera à prendre du recul.

 

  • Ne te fixe pas trop d’objectifs d’un coup. Cela risquerait de te décourager. Par contre, tu peux avoir un gros objectif dans lequel tu mets toute ton énergie (par exemple, faire du sport deux fois par semaine) et en parallèle, améliorer d’autres aspects de ta vie, à petites doses (par exemple, en faisant pour une fois une promenade avec ta famille, en reprenant contact avec un(e) ami(e), en passant un week-end en amoureux sur un coup de tête…). Tu t’attaqueras « plus intensément » aux autres objectifs un peu plus tard ! Mais en attendant, cela te permettra de ne pas les laisser complètement de côté.

 

  • Si tu te sens bloqué(e), fais appel à un coach professionnel. Il t’aidera à voir les choses sous un autre angle, à prendre des décisions éclairées, à identifier ce qui t’empêche d’agir, à te fixer des objectifs et à les atteindre. Autrement dit, il t’aidera à trouver des solutions adaptées à ta situation et s’attaquera à l’origine de tes blocages, plutôt que de gommer les choses en surface au risque qu’elles resurgissent un peu plus tard.

 

  • N’oublie pas non plus que le plus difficile, c’est de se mettre en mouvement, à l’image d’une grosse pierre que l’on pousse. Alors, mords un peu sur ta chique au début, et puis tu verras : ce sera de plus en plus facile et agréable ! Tes succès te conduiront vers d’autres succès.

 

  • Concentre-toi sur tes progrès et donc sur le positif. À quoi cela va-t-il t’avancer de te dire que tu es nul(le) ? Est-ce comme cela que tu motiverais ton/ta meilleur(e) ami(e) ? Est-ce que tu insulterais un enfant qui apprend à marcher ? Non. Surveille donc la façon dont tu te parles. On a trop tendance à « se flageller ». Pense à tes progrès, entoure-toi de gens positifs et cela ira beaucoup mieux !

 

Je suis sûre que tu y arriveras :-). Tu en es capable.

Bon voyage à la découverte de toi-même !

Amitiés,

Laura

 

En rédigeant cet article, je participe à l’événement entre blogueurs

« Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions » du blog « Devenez Meilleur ».

 

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P.-S. : le blog « Devenez Meilleur » est passionnant. L’un de mes articles préférés s’intitule « Le journaling ». Lis-le ! Tu y trouveras des pistes intéressantes pour tenir tes résolutions. Tu verras même que sans le savoir (j’ai découvert cet article récemment), j’ai appliqué les mêmes principes avec mon blog.

 

 

SEMAINE 41 – Comment surmonter sa peine durant les fêtes ?

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Tout le monde dit que ce sont les fêtes.

 

Que faire lorsque toi, tu n’as pas tout à fait le cœur en joie ?

 

Une fois de plus, ma famille et moi-même vivons une période de fin d’année compliquée. Bien sûr, mon père n’est plus là et son absence est douloureuse. Mais il manque aussi un autre proche. Nous vivons des moments difficiles et cela renforce notre peine. Nous sommes tristes, stressés, inquiets… Nous repensons à des fêtes de Noël, il y a quelques années, où tout allait bien, où il n’y avait pas ce manque et cette tension.

 

Peut-être vis-tu la même chose. Peut-être es-tu seul(e) pour les « fêtes ». Peut-être y a-t-il des disputes et des tensions. Peut-être es-tu en deuil depuis peu ou repenses-tu à quelqu’un parti depuis longtemps. Peut-être es-tu animé(e) par des sentiments douloureux : colère, énervement, sentiment d’injustice, peur, etc. Peut-être que repenser au passé te fait mal…

 

Si tout va bien pour toi en ce moment, réjouis-toi et profite de chaque instant. On ne sait jamais comment les choses peuvent évoluer. Dis et montre à tes proches à quel point tu les aimes et ils sont importants pour toi.

 

Si tu vis des moments difficiles, courage. Tu as le droit d’être triste ou nostalgique. La vie évolue et ne se passe pas toujours comme on le voudrait. Il n’y a pas toujours de coupable, de raison.

 

Je n’ai pas de conseils à te donner. De quel droit le ferais-je ? Je vais simplement partager avec toi mes petits trucs pour me sentir un peu mieux. J’espère qu’ils t’aideront. Si tu en as d’autres, c’est très bien aussi.

 

1. Je m’autorise à sortir mes émotions. Garder ces sentiments négatifs en moi n’est pas bon. Pleurer un peu m’aide à évacuer ces émotions désagréables et à me sentir un peu mieux après. Je préfère pleurer ou m’énerver un bon coup, plutôt que de laisser les choses s’accumuler et d’exploser tout d’un coup (ce que j’ai fait bien trop longtemps dans ma vie).

 

2. J’essaie de ne pas trop repenser au passé. Cela ne sert à rien. J’y pense un peu le temps d’extérioriser mes sentiments, puis je tâche de me concentrer sur les choses agréables du présent. Même quand on a l’impression que tout est noir, en cherchant un peu, on trouve toujours des choses positives dont on peut se réjouir.

 

3. Je ne pense pas aux gens qui ont l’air (!) heureux. Cela risquerait de me rendre jalouse ou de me faire ressentir un sentiment d’injustice (Pourquoi les autres ont-ils de la chance et pas moi ? Pourquoi est-ce que cela nous arrive à nous et pas à eux ? Etc.). Premièrement, on ne sait jamais ce qui se passe vraiment chez les autres. L’herbe a toujours l’air plus verte ailleurs et certains sont champions pour créer une belle façade alors que ce n’est pas si joli derrière… Non, à la place, je pense à ceux qui ont moins de chance que moi. Du coup, je relativise et je me dis qu’il y a bien pire. Je pense aux personnes seules, à celles qui vivent dans la rue ou dans des conditions très difficiles (précarité financière, maladie, violence…), à celles qui connaissent ou ont connu un drame… Nous sommes tous entourés de personnes très courageuses alors qu’elles vivent des situations bien plus désagréables que nous. Bien sûr, ce n’est pas un concours. On a le droit d’être triste, même si l’on trouve sa situation moins grave que celle d’un autre. Mais personnellement, penser à toutes ces personnes courageuses face aux grandes épreuves de la vie m’aide beaucoup. Je m’autorise moins longtemps à me plaindre dans ma tête.

 

4. J’essaie le plus vite possible de passer à autre chose. Que puis-je faire pour aider les autres ? Les options ne manquent pas : échanger quelques mots avec un inconnu, prendre les nouvelles d’un ami un peu perdu de vue, rendre service, faire un don, accueillir quelqu’un, réconforter quelqu’un vivant un moment difficile, etc. C’est mon grand secret. Aider les autres me fait plaisir (j’adore voir leur sourire) et m’aide à me sentir mieux.

 

Voilà ! Si tu te sens seul(e), pourquoi ne pas aller vers les autres (même des inconnus) au lieu d’attendre de recevoir de l’attention et de te positionner en victime ? Non pas pour te plaindre, mais pour aider d’autres personnes. C’est aussi ce qu’il y a de beau en cette période de fin d’année : les occasions de rendre service et de donner de l’amour ne manquent pas, que ce soit via des associations ou de ton côté, au gré de tes rencontres. Parfois, simplement écouter vraiment quelqu’un, témoigner de ta sympathie et échanger quelques mots peut faire des merveilles. Si tu es triste, je crois qu’en très peu de temps tu pourrais te sentir vraiment mieux. Et sans le savoir, tu peux vraiment embellir la journée d’une ou de plusieurs personnes.

 

Durant cette période de fin d’année, je te souhaite de recevoir un maximum d’amour et d’en donner énormément à ton tour. Ne reste pas seul(e). Ne reste pas dans la douleur. Tourne-toi vers les autres et apprends à reconnaître les petits cadeaux de la vie. Et si tu vas bien, partage ce bonheur autour de toi. Ne garde pas ces sentiments positifs rien que pour toi. Nous avons tous le droit d’être heureux.

 

Je t’embrasse,

 

Laura

 

 

SEMAINE 40 – Les outils pour s’organiser en 2018

By | Vidéo | 2 Comments

Fin d’année oblige, je te propose de te préparer pour 2018. As-tu tous les outils nécessaires pour t’organiser ?

Dans cette vidéo, je te présente ce que je vais utiliser. À toi de voir ce qui te tente et te correspond ! Ce ne sont que des suggestions.

Si tu veux en savoir plus sur le carnet que je te montre, tape « Bullet journal » dans Google. Tu trouveras une foule d’exemples de pages illustrées. On en reparlera sans doute !

 

 

 

 

 

Chance ou pas de chance ? (semaine 38)

By | Non classé | No Comments

 

Je suis de nouveau malade. Impossible de parler. Et hier, j’étais complètement chaos, « hors service ». J’étais déjà sous antibiotiques vu que j’avais une rhinopharyngite qui s’éternisait. Mais là, le médecin m’a prescrit des antibiotiques encore plus forts. Son verdict : maintenant, j’ai une angine blanche, un aphte très douloureux et une sorte de mycose sur la langue (en réaction aux premiers antibiotiques – eh oui, les effets indésirables, ça existe ! Yeah !). J’ai mal en continu et c’est encore pire quand je mange, bois ou dis quelques mots. Du coup, je reprends ma plume et mets de côté ma caméra.

 

J’en profite pour te parler de la chance. Ou plutôt de la sensation de ne pas avoir de chance…

 

Jusqu’il y a peu, je croyais ne jamais avoir de chance. Je pensais que les tuiles me tombaient tout le temps dessus. Je me demandais pourquoi le sort semblait s’acharner sur moi. Oh, au fond de moi, je savais bien que ce n’était pas tout à fait vrai, qu’il y avait toujours pire comme situation, que je n’avais pas le droit de me plaindre. Mais c’était plus fort que moi : je voyais le verre à moitié vide. Ça t’est peut-être déjà arrivé ?

 

Cette semaine, j’ai constaté que petit à petit, je suis vraiment en train de changer d’état d’esprit. J’ai eu plusieurs occasions de vraiment m’énerver et de voir le verre à moitié vide, mais je ne l’ai pas fait. J’ai tâché de voir le côté positif des choses. Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance…

 

 

 

Choses énervantes qui me sont arrivées cette semaine

 

  • Lundi matin, j’ai fait tomber mon smartphone dans la cuvette des toilettes (note à moi-même : ne plus JAMAIS mettre mon smartphone dans la poche arrière de mon pantalon !). Il y a mieux comme façon de commencer sa semaine !

 

  • Lundi, j’avais prévu d’avancer beaucoup plus dans la création de mon site Internet, mais j’ai été très sollicitée. Je n’ai rien pu faire pour le site ce jour-là.

 

  • J’ai interviewé quelqu’un via Skype. C’était super. Mais je me suis rendu compte par après que le logiciel n’a pas enregistré ce que je disais dans mon micro. Du coup, on entend l’interviewé, on me voit, mais on ne m’entend pas. Stupide erreur que j’aurais pu éviter simplement. Résultat, je vais devoir soit réenregistrer mes questions, soit refaire toute l’interview. Impossible maintenant vu que je ne sais plus parler.

 

  • J’ai de nouveau oublié que le mercredi, mon fils doit être 15 minutes plus tôt à l’école. Du coup, je l’ai déposé à l’heure habituelle (mais il était donc en retard).

 

  • Je me suis rendue à Anvers pour un événement professionnel. Ça commençait très tôt et les organisateurs insistaient pour qu’on soit à l’heure. J’ai attrapé mon train, mais il est arrivé en retard à Louvain, ce qui m’a fait rater ma correspondance. Je suis arrivée 30 minutes plus tard que prévu à Anvers. Il ne me restait plus que quelques minutes pour atteindre le lieu de l’événement. Mais impossible de trouver un taxi pour me rendre à la salle alors qu’en temps normal il y a toujours des taxis à côté de la gare. Et le vieux GSM de remplacement que j’utilisais (cf. le plongeon de mon smartphone dans les WC) ne me permettait pas d’aller sur Internet pour trouver une solution (transports en commun ou taxi).

 

  • Vendredi, j’étais complètement chaos à cause de mes problèmes médicaux. Or, j’avais prévu de terminer la création de mon site Internet vendredi matin et ce week-end.

 

Mais à côté de cela, il y a eu des choses très positives :

 

  • Mon smartphone s’est « reposé » plusieurs jours dans un bac rempli de riz et maintenant, il refonctionne ! J’en ai même profité pour copier sur mon ordinateur toutes les photos que j’ai prises ces derniers mois. Tout est donc bien qui finit bien, car j’aurais pu perdre mon smartphone et toutes les photos/vidéos qu’il contenait, dont certaines étaient vraiment précieuses à mes yeux. Dire qu’il y a quelques jours je me disais « Il faudrait que je prenne enfin le temps de copier mes photos pour éviter de tout perdre »…

 

  • J’ai eu de nouveaux clients et des clients récents ont repassé commande.

 

  • Après ma déception du lundi, je me suis resaisie et j’ai bien avancé dans la création de mon site Internet. J’ai gardé mon sang-froid face à certains problèmes techniques et petit à petit, j’ai résolu tout ce qui me bloquait depuis un certain temps. Rester calme et positive m’a vraiment aidée. J’ai repensé à la « force de l’eau » dont je te parlais la semaine dernière. J’ai tâché de m’adapter. J’ai pu prendre du recul et trouver des alternatives. En m’énervant, je ne voyais que les problèmes, alors qu’en restant calme, j’ai vu des solutions.

 

  • L’interview via Skype fut très intéressante. À côté de cela, c’est aussi une petite victoire car jusqu’il y a peu, je me braquais : Skype ne fonctionnait pas. Cela m’handicapait beaucoup dans mes projets. Les gens ne m’entendaient pas. J’étais persuadée que c’était à cause de ma connexion Internet (pour rappel, dans ma rue, je fais partie des 3 ou 4 maisons avec une mauvaise connexion, ce qui est très frustrant – mon informaticien blague avec cela, mais moi ça m’énerve au plus haut point). J’avais même envisagé d’aller de temps en temps dans un espace de coworking pour réaliser des interviews. Mais j’ai tout résolu en achetant un nouveau casque micro et une webcam, ainsi qu’en réinstallant Skype. Malgré ma maison en travaux, j’ai aussi réussi à orienter la webcam vers un petit coin plus ou moins présentable. Bref, j’ai résolu un truc tout bête, mais qui me « bouffait » et alimentait ma sensation de ne pas avoir de chance. Youpi !

 

  • Je suis arrivée à l’heure à l’école tous les jours sauf le mercredi matin (car j’avais oublié que c’était 15 minutes plus tôt). Je suis aussi arrivée à l’heure à la réunion de parents, à un événement professionnel important et à la gare pour attraper le train en direction d’Anvers. Pour y arriver, je me suis mieux organisée: j’ai à chaque fois tout préparé la veille (tartines de mon fils, analyse des itinéraires, préparation des vêtements et des cartes de visite, etc.) et j’ai utilisé un réveil pour me prévenir qu’il était temps d’arrêter de travailler. Je sais, cela semble tout bête et je sais depuis longtemps qu’il faut agir ainsi, mais je ne le faisais pas encore, je faisais tout à la dernière minute. Petite tape sur l’épaule, donc !

 

  • Mercredi après-midi, j’ai été au cirque Bouglione avec mon fils et mon mari. Un fantastique spectacle que je te recommande vivement. Même les adultes sont émerveillés (notamment par un spectacle de magie époustouflant et un show incroyable avec des lasers). Le soir, avant de rentrer, nous sommes allés au restaurant. Des instants magiques en famille. C’était vraiment super chouette. Entre parenthèses, j’avais oublié mon écharpe (qui était en outre tombée des gradins et donc invisible), mais je m’en suis rendu compte et on l’a retrouvée. Qui a dit que je n’avais pas de chance ?

 

  • Finalement, je suis quand même allée à l’événement à Anvers. Un membre de l’organisation m’a dit que je pouvais venir car plus de la moitié des participants étaient en retard à cause de gros embarras de circulation. J’ai finalement trouvé un taxi et j’ai eu une conversation très sympa avec le chauffeur. À l’événement, vu que j’étais en retard et que les autres places étaient prises, j’ai pu occuper une place VIP au premier rang, ce qui m’a permis de participer à un exercice sur le podium ; puis, quelques minutes plus tard, de prendre la parole devant tout le monde. J’ai rencontré des gens extra et j’ai eu des idées pour mes projets professionnels. Cela m’a motivée. Peut-être aussi que j’ai trouvé de futurs clients, qui sait !

 

  • Jeudi après-midi, la personne que je devais interviewer le vendredi a annulé notre rendez-vous: ça tombait bien vu que j’étais chaos le jour J !

 

  • Vendredi, vu que j’étais très malade et que l’interview était annulée, j’en ai profité pour lever le pied au travail. Je me suis reposée et j’ai pris soin de moi. Je n’ai pas tardé non plus à voir le médecin. Je n’ai pas culpabilisé vis-à-vis de mon site Internet. J’ai écouté mon corps et je me suis respectée. J’ai fait plusieurs siestes et le soir, je me suis détendue devant mon programme TV préféré. OK, j’ai encore très mal, mais cela va passer…

 

 

Bref, tu le verras comme moi : finalement, il n’y a pas de quoi me plaindre ! Certes, il y a eu des aspects moins agréables, mais ils sont contrebalancés par de belles surprises ou de grandes victoires sur moi-même.

 

Et toi ? Comment considères-tu ce qui t’arrive ?

 

Vois-tu le verre à moitié vide ou à moitié plein ?

 

Personnellement, je crois que la vie est faite de choses agréables et moins agréables, de victoires et d’épreuves. Un même événement peut être perçu de deux façons différentes. Ce qui change, c’est l’interprétation que nous en faisons, la charge émotionnelle que nous associons à ce fait.

 

Certaines personnes ont vécu de grandes épreuves dans leur vie : elles ont perdu un enfant, elles ont attrapé un cancer, on leur a amputé un membre, etc.

 

Pourquoi est-ce que face au même événement tragique, certains se surpassent et font preuve d’un formidable courage, alors que d’autres se plaignent ou se suicident ?

 

Ce n’est donc pas ce qui nous arrive qui compte, mais la façon dont nous décidons d’agir.

 

Même les plus grandes épreuves recèlent un cadeau caché. Reste à le trouver et à le garder en tête.

 

Je vais prendre deux exemples personnels.

  • Dans exactement deux semaines, le 16 décembre, cela fera un an que mon père est décédé. Jusqu’ici, ce fut l’événement le plus douloureux de ma vie. J’en pleure encore de temps en temps, tellement mon père me manque. Mais en même temps, son départ a été le déclencheur de ma « transformation ». En fait, c’est à la fois ma plus grande épreuve et mon plus beau cadeau. J’ai ressenti tellement d’amour et de sympathie de la part de nos proches dans les jours qui ont suivi le décès, que j’ai compris que je m’éloignais de ce que je voulais faire de ma vie. J’ai compris que j’étais née pour donner de moi-même et aider les autres. C’est ainsi que j’ai commencé ma formation en coaching et que j’ai entamé mon projet professionnel pour mettre les autres en lumière, notamment par le biais d’interviews. J’ai aussi compris qu’il était temps que je prenne soin de moi et passe plus de temps avec mes proches, car la vie est courte. Durant cette année, j’ai fait un incroyable travail sur moi, j’ai créé le blog « Je gère ma vie » et j’ai rencontré une foule de personnes merveilleuses. C’est vraiment dingue comme ma vie s’est enrichie par toutes ces rencontres. Je dirais que je viens de vivre l’une des plus belles années de ma vie.

 

  • Pendant 3 ans, voilà de nombreuses années, j’ai été amoureuse d’un pervers narcissique. Il a complètement miné ma confiance en moi et m’a laissé des traces psychologiques encore bien présentes. J’ai été tellement mal qu’à l’époque, j’ai pensé à me suicider. Et pourtant, là aussi, il y avait un cadeau caché. Premièrement, j’ai réussi, par moi-même, à me sortir de ses griffes. Quand j’y repense, je me rappelle que j’ai beaucoup de courage et de force en moi. J’ai été capable de me sortir de là, je pourrai encore surmonter des épreuves. Ensuite, une fois que j’ai pris la décision de le quitter, mes parents m’ont beaucoup soutenue (ils l’avaient aussi fait quand j’étais avec lui, mais je ne voulais écouter personne). C’est à partir de ce moment-là que je me suis beaucoup plus rapprochée de mon père et que nous avons bâti cette belle complicité.

 

Et je pourrais encore continuer avec d’autres épreuves personnelles, mais tu as sûrement compris où je veux en venir.

 

Je crois que derrière chaque épreuve (ou parlons plutôt de « défi »), il y a toujours un cadeau caché, quelque chose à apprendre, des personnes à rencontrer, etc.

 

Et si comme moi, tu tâchais désormais de voir le verre à moitié plein ?

 

N’oublie jamais : tu es l’acteur et le créateur de ta vie. Pas une victime.

 

Alors, que vas-tu faire dès aujourd’hui pour changer ce qui te dérange ?

 

Utilises-tu la bonne stratégie pour gérer ta vie ? (semaine 37)

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J’ai fait une découverte intéressante ce week-end, lors de ma formation en coaching.

Elle m’a beaucoup aidée, voilà pourquoi je la partage volontiers avec toi.

Regarde attentivement cette vidéo, puis réfléchis à ton mode de fonctionnement.

Peut-être est-il temps de changer de stratégie ?

Cette vidéo va t’aider à appliquer d’autres techniques pour atteindre tes objectifs…