1 an ! Bilan et remerciements

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Voilà ! La boucle est bouclée. J’arrive au bout de mon défi « Je gère ma vie, 365 jours pour tenir mes bonnes résolutions ».

Merci de ton soutien. Grâce à toi, j’ai passé la meilleure année de ma vie.

À bientôt pour de nouvelles aventures !

 

Regarde ma dernière vidéo :

 

 

La peur d’agir et de se tromper

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Affronter ses peurs : le meilleur moyen d’avancer

On dit souvent que pour progresser, il faut oser sortir de sa zone de confort, tenter quelque chose de différent. Le hic : c’est généralement inconfortable et cela fait peur.

On ne sait pas trop à quoi s’attendre, on perd ses repères, on se demande si l’on a pris la bonne décision, on imagine certains scénarios catastrophe… Bref, on trouve tout plein d’excuses pour ne pas prendre de risques, même si l’on se trouve dans une situation inconfortable et que ce serait bien d’en sortir. Peut-être qu’en osant, on améliorerait grandement son quotidien, mais la peur de l’inconnu semble plus forte. On se sent tiraillé entre l’inconfort actuel, son envie d’aller de l’avant et la peur de l’avenir. On aimerait tellement avoir tout sous contrôle et être sûr de prendre la bonne décision…

On peut continuer à avoir peur malgré ses progrès

Personnellement, cela fait plusieurs mois que je repousse mes limites. Pourtant, à chaque fois, j’ai peur de passer à l’étape suivante. Non, je ne m’y fais pas. À chaque fois, je dois faire un travail sur moi-même pour oser me surpasser. J’imagine que c’est un peu comme un muscle et qu’à force, on s’habitue de plus en plus à sortir de sa zone de confort, mais je n’en suis pas sûre. Peu importe : mieux vaut se concentrer sur ses sensations actuelles. Une étape à la fois…

J’arrive tout doucement au bout de mon challenge. Cela fera bientôt 365 jours que j’ai créé ce blog et que je me suis embarquée dans une formidable aventure à la découverte de moi-même. Ceci est mon avant-dernier message avant un petit temps. Rendez-vous vendredi soir pour mon message de clôture !

Il y a un an, je me rappelle que j’avais envie de changer. J’ai pensé à la création de ce blog et j’avais vraiment la trouille. Finalement, je me suis lancée. Essentiellement car mon ras-le-bol était trop grand et que je voulais mettre toutes les chances de mon côté pour changer. L’étape suivante qui m’a terrorisée, ce fut de créer le nouveau site Internet de mon agence de traduction et son blog. J’ai mis le temps, mais j’y suis arrivée. Et maintenant, rebelote : cela fait plusieurs semaines que j’ai mis le blog de mon agence sur pause car j’ai peur de concrétiser ce que j’ai en tête. Je me suis aussi posé énormément de questions.

Trois sources de paralysie

Je suis tombée dans trois pièges très courants :

  • le perfectionnisme (me mettre tellement de pression pour que ce soit nickel dès le début que j’ai eu peur de m’y mettre) ;
  • la volonté de tout contrôler (j’essaie d’imaginer tous les cas de figure pour voir si je prends la bonne décision ou plutôt pour m’assurer que je ne prends pas de risques, alors qu’il n’y a jamais de certitudes ni de garanties absolues quant à l’avenir) ;
  • la peur de l’échec et du regard extérieur.

Résultat, me triturer l’esprit dans tous les sens a accru mon stress et mon sentiment d’insécurité.

Avant, je reportais volontairement les choses car cela me faisait trop peur de les affronter. Je niais simplement la réalité. Heureusement, j’ai arrêté ce comportement.

Ces derniers temps, c’était plus vicieux : je ne décidais plus de reporter des actions. C’est plutôt que mon esprit s’embrouillait, s’affolait, me faisait douter de mes décisions, changeait sans cesse d’avis et du coup, paralysait tout.

 

Quelques pistes pour débloquer la situation

 

Aujourd’hui, j’ai eu un déclic et j’ai décidé d’aller de l’avant.

Je partage avec toi quelques questions pour t’aider si tu es dans la même situation :

  • Mets-toi des limites, sinon tu hésiteras sans fin
    • De quoi as-tu besoin pour prendre ta décision/pour oser ?
    • Quelqu’un peut-il t’aider à obtenir ce qu’il te manque ?
    • Sur quels critères précis vas-tu te baser pour décider que tu t’es assez renseigné(e) et que tu es prêt(e) à agir ?
    • Combien de jours te donnes-tu pour fixer ton choix ?

 

  • Concentre-toi sur les solutions, pas sur le problème
    • Imagine le pire scénario. Tu n’as pas le choix : tu es dos au mur, tu dois te relever et faire rapidement ton choix. Inutile de te plaindre, il te faut désormais agir au plus vite. Que ferais-tu pour retrouver rapidement ton équilibre ? Qu’est-ce qui a le plus de chances de te rendre heureux/heureuse ?

 

  • Garde à l’esprit qu’il y aura toujours une part d’inconnu.

 

  • Trouve des exemples inspirants de gens dans la même situation que toi actuellement qui ont osé se jeter à l’eau et sont ravis de leur choix.

 

  • Comment ton entourage vit-il tes doutes actuels ? Combien de temps vas-tu encore lui « imposer » ton éternel questionnement ?

 

  • Pense à une situation similaire que tu as déjà vécue, où tu avais peur de te lancer, mais tu l’as fait et tu en es ravi(e).

 

  • À l’inverse, as-tu déjà regretté de ne pas avoir agi plus tôt ?

 

Personnellement, après avoir pensé à tout cela, j’ai décidé d’arrêter mon choix. J’en ai marre d’avoir peur et d’hésiter. Je vais me lancer à fond et on verra bien ce que cela donne.

Ce que j’aime me répéter depuis que je suis petite, c’est qu’on prend les décisions que l’on juge les meilleures à un moment donné, en fonction des éléments qu’on a en notre possession à ce moment-là. Il est impossible de connaître le futur et d’imaginer tous les cas de figure dans les moindres détails. Mieux vaut essayer quelque chose, voir si cela fonctionne et éventuellement rectifier le tir plutôt que d’hésiter sans cesse et de ne rien faire.

Toi aussi, passe à l’action ! No regrets!

Que veux-tu faire de ta vie ?

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Quelle est « ta mission de vie » ?

 

T’es-tu déjà demandé ce que tu fais sur Terre, à quoi tu veux vouer ton existence ?

Cette semaine, j’ai participé à deux journées et une soirée de formation en coaching.

Ce fut de nouveau très enrichissant. Nous nous sommes essentiellement penchés sur la façon d’aider à trouver sa « mission de vie » ou, pour le dire plus simplement, à identifier ce qu’on veut faire de sa vie, ce qui donne un sens à son existence. Vu qu’à chaque fois il s’agissait de coacher, puis de « servir de cobaye » pour qu’un autre coach puisse s’exercer, j’ai moi aussi eu l’occasion de réfléchir au sens de ma vie. Inutile de préciser que ce fut assez bouleversant. Nous avons tous vécu des moments mémorables, aussi bien comme coaches que comme coachés.

 

Quelques questions pour t’aider

C’est bien plus puissant de te faire accompagner. Certains exercices demandent d’ailleurs d’être à deux. J’aimerais toutefois te permettre d’avoir une première réflexion par toi-même.

Je t’invite donc à t’isoler quelques minutes et à réfléchir aux questions suivantes… Assure-toi que l’on ne risque pas de te déranger.

Voici 5 exercices que j’ai choisis pour toi. Il en existe d’autres, mais je crois que ceux-ci t’aideront déjà beaucoup.

Je te préviens : il est possible que certaines questions te touchent profondément. Accueille les émotions si elles viennent. Elles sont un merveilleux cadeau pour t’aider à découvrir ce qui compte vraiment pour toi. Mieux vaut s’en rendre compte maintenant : tu peux encore agir ! Il n’est jamais trop tard. N’oublie jamais que tu es maître de tes décisions.

 

  • Qu’aimais-tu faire lorsque tu étais petit(e) ? Qu’est-ce qui te passionnait ?

 

 

Ferme les yeux. Prends le temps de te replonger dans ton enfance. Qu’aimais-tu faire ? Qu’est-ce que tu aurais pu faire pendant des heures entières ? De quoi parlais-tu tout le temps ? De quoi rêvais-tu ?

Repenser à ton enfance va te permettre de te connecter plus facilement à ta vraie nature, à une époque où tu exprimais plus spontanément ce qui te passionne. Peut-être qu’actuellement tu ne t’autorises pas à faire des choses qui te procuraient beaucoup de plaisir quand tu étais plus jeune. Peut-être as-tu oublié à quel point telle ou telle chose était importante pour toi. Que se passerait-il si tu renouais avec ces joies du passé ?

 

  • Qui étaient tes héros d’enfance ?

 

Qu’admirais-tu chez eux ? Était-ce leur courage ? Leur débrouillardise ? Leur générosité ? Leur sens de l’humour ?

Qu’est-ce qui les rendait si merveilleux pour toi ?

Il y a de fortes chances que ces traits de caractère soient des valeurs importantes à tes yeux. Y resonger t’aidera à identifier ce qui est important pour toi, ce qui t’inspire.

Et maintenant ? Qui admires-tu ? Pourquoi ?

  • Qu’est-ce qui te rend pleinement heureux/heureuse ?

 

Repense à un moment où tu débordais de joie, où tout était vraiment parfait à tes yeux, où tu te sentais merveilleusement bien. Tu aurais voulu que cet instant dure toujours.

Que faisais-tu ? Avec qui étais-tu ?

Pense maintenant à deux autres moments très forts et très beaux dans ta vie.

Quels sont les points communs entre ces trois moments ?

 

Tu peux modifier cet exercice selon tes besoins. Si par exemple en ce moment tu as peur, tu as l’impression de manquer de courage, repense à une situation où tu étais très sûr(e) de toi.

Ou si tu vois les choses en noir et tu te demandes comment tu vas t’en sortir, repense à une situation très difficile où tu as pourtant trouvé la force de te relever.

Ferme les yeux. Pense à chaque détail et puise de la force dans ce souvenir. N’oublie pas que c’est en toi, que c’était toi. Tu as donc toutes les ressources nécessaires en toi.

 

  • Que veux-tu qu’on retienne de toi ?

 

Passons maintenant à un exercice un peu plus délicat…

Imagine que tu sois mort(e) et que tu assistes à ton enterrement ou à ton incinération. Ceux que tu aimes sont là et te rendent hommage. Que voudrais-tu que tes proches disent à propos de toi ? Comment aimerais-tu qu’ils te décrivent ? Que voudrais-tu qu’ils retiennent de toi ?

 

Si tu préfères une version un peu plus « light », imagine que tu as 90 ans. Tous ceux que tu aimes se sont réunis pour l’occasion. Que voudrais-tu que l’on dise à propos de ta vie et des valeurs que tu as incarnées ? Qu’est-ce qui est important pour toi ?

 

  • À quoi ressemble ta semaine idéale ?

 

 

Repense aux 7 derniers jours. Imagine que ce soient les derniers. Que supprimerais-tu ? Que garderais-tu absolument ? Que ferais-tu à la place ? Quelles sont les activités (professionnelles ou privées) qui te nourrissent, qui te font vibrer et te rendent heureux/heureuse ? Que voudrais-tu faire une dernière fois ? Que veux-tu arrêter de faire pour utiliser pleinement ces dernières heures ?

 

 

Maintenant, c’est à toi d’agir !

Peut-être que certaines questions t’ont chamboulé(e). Peut-être observes-tu un décalage entre ce que tu voudrais et ce que tu fais ou vis actuellement. Pas de panique ! C’est déjà une très bonne nouvelle en soi : tu as découvert des choses importantes pour toi. Mieux vaut les découvrir maintenant plutôt que d’arriver à la fin de ta vie avec des regrets. Laisse le passé où il est, tu ne peux pas le changer. Maintenant, regarde vers l’avenir et demande-toi ce que tu peux faire dès aujourd’hui pour te sentir bien, pour que ta vie soit davantage en adéquation avec ce qui compte pour toi. Qu’est-ce qui est sous ton influence ? Que peux-tu faire concrètement ? Même si cela te semble difficile, je suis certaine que tu peux au moins faire un premier petit pas. Peu importe que tu n’aies pas fait plus tôt telle ou telle chose : ce qui compte, c’est maintenant. On s’en fout du passé. Tu peux agir et tout changer petit à petit.

Tu es le capitaine de ton bateau. Il suffit de donner un léger coup de barre à gauche ou à droite pour rectifier le tir et tendre vers la direction voulue. Mais au passage, n’oublie pas de profiter de la traversée. Chaque jour. Car c’est le voyage qui compte. Pas la destination…

Mes 3 astuces pour souder mon couple (semaine 49)

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À l’occasion de la St Valentin, voici mes 3 astuces pour avoir une bonne relation de couple.

Cette vidéo a été tournée dans le cadre de l’événement entre blogueurs organisé par Géraldine du blog « Heureuse dans sa tête et dans son couple », ayant pour thème « Cette pratique qui soude mon couple ».

Je n’ai pas pu la réaliser plus tôt car j’avais la grippe, mais je tenais à la partager avec toi. Tant pis si c’est hors délai et si c’est une vidéo plutôt qu’un article. L’essentiel était de te parler de ce sujet et de te faire découvrir le blog de Géraldine (va vite y jeter un œil) ! J’espère que cela te plaira :-).

 

Les trois bonnes habitudes qui ont transformé ma vie

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Cet article participe à un carnaval d’articles entre blogueurs ayant pour thème « Les 3 habitudes qui ont transformé ma vie »,

organisé par Guillaume Blondel du blog S’épanouir au quotidien.

En cliquant sur le lien suivant, tu pourras découvrir d’autres articles répondant au thème « les 3 habitudes qui ont transformé ma vie ».

 

Nous avons tous des habitudes. Certaines nous font du bien (pratiquer un sport, méditer, lire…) ; d’autres ont un impact négatif sur notre quotidien (fumer, manger trop, rouler vite, arriver en retard…). La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons à tout moment décider d’intégrer de nouvelles habitudes pour nous sentir mieux dans notre peau.

Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec toi les trois habitudes qui m’ont le plus transformée depuis un an, lorsque j’ai décidé de remettre de l’ordre dans ma vie.

 

Ma bonne habitude n°1 : me faire coacher

Je t’en ai déjà parlé à plusieurs reprises et c’est normal : voir un coach une fois par mois est ce qui m’a le plus permis d’améliorer mon quotidien.

Seule, je n’y arrivais pas. Je m’énervais et me décourageais, car je reproduisais sans cesse des comportements qui me dérangeaient, mais je n’arrivais pas à changer. Plus j’essayais seule dans mon coin, plus je me décourageais et plus je détruisais l’image que j’avais de moi-même. Bref, je me sentais de plus en plus nulle, je déprimais et je me sentais incapable de m’en sortir car « une fois de plus », je ne tenais pas mes bonnes résolutions.

Voir un coach régulièrement m’a permis :

  • d’avoir énormément de prises de conscience (c.-à-d. de comprendre pourquoi j’agis de telle ou telle façon ou de comprendre qu’il est vraiment temps que je fasse/arrête telle ou telle chose)
  • de m’attaquer à un objectif à la fois (plutôt qu’à tous mes problèmes d’un coup)
  • de clarifier mes idées
  • de prendre confiance en moi
  • d’adopter petit à petit de nouvelles habitudes
  • de garder ma motivation sur le long terme
  • d’envisager d’autres options et solutions
  • de bénéficier de l’écoute attentive de quelqu’un de bienveillant, qui m’encourage et ne me juge jamais
  • de me libérer de mes pensées négatives et de ma petite voix intransigeante
  • de prendre conscience de mes atouts et mes qualités, plutôt que de voir sans cesse le verre à moitié vide
  • !

Les premiers changements ont pris du temps (et j’étais assez impatiente). Mais plus les mois passent, plus je m’améliore rapidement et plus les changements sont profonds.

Ma transformation est même spectaculaire, surtout depuis que j’ai enfin réussi à me libérer de mes pensées négatives. Pour la première fois de ma vie, je sens que je reprends les commandes et je suis fière de moi. J’ai déjà amélioré beaucoup de choses et je sais que j’arriverai à changer le reste. J’ai déjà réussi à relever de grands défis, je vais poursuivre sur ma lancée… C’est cela qui est magique : plus je réussis à changer, plus je prends confiance en moi et plus je soulève des montagnes…

 

Ma bonne habitude n°2 : me former en continu

De nature, je possède une très grande curiosité d’esprit. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles je suis traductrice/relectrice : les textes que je traite me permettent d’apprendre énormément de choses au quotidien.

Pourtant, lorsque j’étais salariée, je ne me formais et m’informais presque jamais. Ce n’était pas demandé par mes anciens employeurs et je pensais ne pas en avoir le temps (alors que, comparativement, j’avais beaucoup plus de temps que maintenant !). Cela a fortement changé lorsque je suis devenue indépendante : j’ai suivi toutes sortes de formations pour renforcer mon expertise.

Néanmoins, j’étais encore loin du compte…

Depuis un an, je suis passée à la vitesse supérieure. Je suis devenue « accro » à l’apprentissage :

  • Je suis plusieurs formations (en ligne ou en présentiel)
  • Je lis beaucoup de livres ou les écoute sous format audio
  • Je consulte une foule de sites Internet et m’abonne à des newsletters
  • Je vais à des séminaires, des conférences, des ateliers, etc.
  • Je participe à plusieurs groupes Facebook et groupes de mastermind

Les thèmes abordés sont divers et m’aident à gérer tous les aspects de ma vie : conseils pour gérer mon temps, pour m’organiser, pour gérer mon entreprise, pour développer mon marketing, pour me détendre, pour mieux traduire, etc.

Et cela fait toute la différence ! Je me sens revivre.

Les avantages sont nombreux :

  • Je gagne énormément de temps puisque je bénéficie des conseils de personnes qui sont passées par là et qui me donnent leurs astuces (je limite donc la phase d’essais/erreurs).
  • J’acquiers de nouvelles compétences en me formant auprès d’experts dans des domaines parfois nouveaux pour moi.
  • Je rencontre un tas de personnes passionnantes.

Bref, lire, se former, etc. est un excellent accélérateur de changement. C’est d’ailleurs complémentaire au coaching : lors d’une séance, je me rends compte que je dois améliorer telle ou telle chose, puis je lis des livres sur le sujet ou je suis des formations pour évoluer plus vite.

L’une de mes plus grandes découvertes, c’est le format audio. Depuis que j’écoute des livres ou des formations dans ma voiture, je gagne un temps précieux. Je conduis beaucoup, que ce soit pour conduire mon fils à l’école, voir mon coach, suivre ma formation en coaching, aller à des événements professionnels, etc. Me former en conduisant me permet d’exploiter chaque minute. D’autant plus que mon lecteur audio est capable d’augmenter fortement la vitesse de lecture : j’écoute les livres audio deux fois plus vite que la vitesse normale. Un régal !

Autre avantage : plus je croise les informations sur un même sujet, plus j’intègre les conseils, vois les subtilités, me forge ma propre opinion, etc. Voilà pourquoi je préfère toujours consulter plusieurs sources. C’est plus enrichissant et plus puissant.

 

Ma bonne habitude n°3 : m’organiser

Ma troisième bonne habitude découle des deux premières : je me fais coacher, je m’informe/me forme, puis je m’organise mieux.

Certes, j’ai quand même passé du temps à tester différentes choses, mais c’est normal : il y a plusieurs façons de s’organiser. J’ai décidé de me renseigner sur les grandes techniques existantes (« Getting Things Done », « Zen to Done », « technique Pomodoro », « mindmapping »…), de les tester, puis de voir ce qui me convient le mieux. D’ailleurs, même si j’ai déjà grandement amélioré mon sens de l’organisation, ce n’est pas fini. Vu la séquence « coaching > (in)formation (développement de compétences) > organisation/application », il est normal que j’aie encore des choses à perfectionner.

Néanmoins, je suis déjà fière d’avoir mieux organisé :

  • Mon agenda
  • Mes objectifs
  • Le document où je note absolument tout (projets à traiter, rendez-vous, tâches à réaliser, etc.)
  • Ma base de données (clients, prospects, traducteurs travaillant pour moi, …)
  • Mon mode de classement
  • Les statistiques de mon entreprise
  • Mes formations
  • Mes idées de projets
  • Mes dépenses
  • Mes messageries
  • !

Mieux m’organiser me permet :

  • de gagner du temps
  • d’être plus efficace
  • de ne rien oublier/de retrouver facilement ce dont j’ai besoin
  • d’avoir une vue d’ensemble
  • d’avoir les idées plus claires et d’être moins stressée (tout est sous contrôle)

 

Conclusion

Le coaching, la formation continue et l’organisation sont mon trio gagnant.

Aucun des trois thèmes n’est terminé : je vais continuer à me faire coacher, à renforcer mes compétences/en acquérir de nouvelles, et à m’organiser de mieux en mieux.

Néanmoins, ces nouvelles habitudes ont vraiment changé ma vie. Plus je les intègre dans mon quotidien, plus elles sont utiles et me rendent heureuse.

Et toi ? Quelles sont les bonnes habitudes qui t’aident ?

Mon livre coup de cœur : « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une »

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Cet article participe à un carnaval d’articles entre blogueurs ayant pour thème « Quel est le livre qui m’a (le plus) inspiré dans ma vie ? », organisé par Katia du blog Routines Plaisir.

Clique ici pour découvrir d’autres articles ayant pour thème « Un livre qui a inspiré ma vie ».

 

Connais-tu le livre de Raphaëlle Giordano intitulé « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » ? Ma belle-mère me l’a offert pour Noël. Je l’ai A-D-O-R-É. C’est vraiment un magnifique livre que je te recommande vivement. D’ailleurs, je ne suis pas la seule à l’aimer : il a déjà été lu par plus d’un million de personnes ! Découvre pourquoi il me touche tant…

 

Un (petit) livre qui se dévore

 

Si d’ordinaire tu n’aimes pas trop lire, rassure-toi : il n’y a que 218 pages.

Prévois donc seulement 3 à 4 heures de lecture.

 

L’histoire, en bref (sans trop en dévoiler)

 

Camille a 38 ans. En apparence, elle a tout pour être heureuse : un mari, un fils, un travail, un logement… Un soir, un accident de voiture l’amène à frapper à la porte de Claude et sa femme. Camille craque, fond en larmes face à ces inconnus. Elle ressent un grand vide, a l’impression d’être passée à côté du bonheur. Cette rencontre va marquer un tournant : Claude est « routinologue ». Il accompagne les gens qui ont perdu le sens de leur existence. Semaine après semaine, il va aider Camille à remettre de l’ordre dans sa vie, à s’écouter, à être positive et à trouver le bonheur. Pour ce faire, il va lui lancer des défis originaux et lui faire vivre des expériences inattendues

 

Un roman sur le coaching ?

 

Le livre reprend plusieurs exercices et principes de coaching. Si on le souhaite, on peut même relever les défis en même temps que Camille et donc, comme elle, transformer sa vie au fil des pages.

Notons toutefois que Claude, « le routinologue », n’est pas vraiment coach. En tout cas, pas selon les principes de la fédération internationale de coaching (ICF). En effet, même s’il pose des questions puissantes à Camille et s’il l’aide à avoir des prises de conscience grâce à des expériences originales pleines de métaphores, il lui donne aussi des conseils.

Et alors ? Peut-être ne vois-tu pas le problème ? Oui, je sais, le coaching est à la mode. Beaucoup de personnes s’autoproclament coaches et font l’erreur de donner des conseils. Du coup, cela sème la confusion. Presque tout le monde croit qu’un coach donne des conseils (d’ailleurs, certains le font : ceux qui ne sont pas certifiés par l’ICF). Pourtant, comme je le disais dans mon article « Mon astuce pour tenir ses bonnes résolutions », la règle numéro un en coaching est de ne jamais donner de conseils. Si quelqu’un donne des conseils, il se transforme en consultant, en formateur ou en mentor qui transmet son savoir ; pas en coach qui, par définition, parle d’égal à égal à son coaché. Un coach aide à « débloquer », à poser un autre regard sur sa vie, à surmonter les obstacles et à agir. Il ne dit pas « fais ceci, fais cela », car cela dépend de la réalité du coaché et seul le coaché peut décider de ce qu’il va faire (ou non). Le coaché reste donc l’acteur de sa vie, ce n’est pas la marionnette du coach.

En coaching, le but est en effet d’aider la personne qu’on accompagne à se poser les bonnes questions, à déterminer ses objectifs, à trouver les ressources dont elle a besoin et à devenir autonome. Pour y arriver, le coach utilise notamment des métaphores, des questions très pertinentes, des reformulations (par exemple, pour refléter les incohérences),… Il analyse aussi le langage non verbal, propose des exercices (on en retrouve d’ailleurs plusieurs dans le livre), etc.

Bref, c’est la seule chose qui m’ait vraiment déçue dans ce livre. Je l’aime beaucoup, mais je trouve dommage que l’auteur ait donné des conseils alors qu’il était possible de s’en passer. En effet, les exercices et les défis étaient suffisamment puissants : avec quelques questions de réflexion en plus (sans orienter), Camille avait tout en main pour mettre elle-même de l’ordre dans sa vie.

Mais bon, heureusement, l’auteur ne présente pas Claude comme un coach. Elle lui donne un autre nom (inventé) : « routinologue ». Je tenais juste à faire cette petite parenthèse, car en lisant le livre, tu risques de croire que Claude fait du coaching. C’est le cas par moments, mais pas tout le temps.

 

Ce que j’ai apprécié

 

  • Le titre
  • L’originalité de l’accompagnement proposé à Camille (défis/expériences/fonctionnement)
  • La présentation de certains principes de coaching
  • L’agréable sensation « feel good » provoquée par la lecture du livre (on est invité à voir la vie du bon côté)
  • Le dénouement de l’histoire
  • Les nombreuses touches d’humour
  • Le style de l’auteur

 

Ce qui m’a un peu déçue

 

  • Le fait que le « routinologue » donne parfois des conseils (cf. ci-dessus)
  • Le manque de complications : cela semble parfois trop beau pour être vrai (dans la réalité, il y a quand même souvent un peu plus d’obstacles à surmonter)
  • Le nombre de pages : j’aurais aimé que le livre soit plus gros (cela aurait notamment permis d’ajouter du piment et de rendre l’histoire moins prévisible, mais aussi de ressentir plus longtemps cette sensation de bien-être !).

 

Ce que j’en retiens

 

J’ai beaucoup apprécié les défis et les exercices proposés par le « routinologue ». Certains sont vraiment brillants et peuvent être appliqués en coaching. J’ai même envie d’en faire certains par moi-même pour améliorer ma vie.

Ce livre m’a donné des idées et m’a fait voir le coaching sous un angle plus original. Je peux déjà coacher des clients puisque j’ai terminé ma formation de base en coaching. J’ai d’ailleurs déjà coaché plusieurs personnes, mais de façon non rémunérée. C’est juste qu’en grande perfectionniste, j’ai encore envie d’approfondir un peu les outils/exercices et d’avancer dans mon propre développement personnel avant de me faire payer. J’en suis maintenant à la phase de spécialisation. J’ai aussi suivi des formations parallèles en PNL (programmation neurolinguistique), en gestion des conflits et en EFT (emotional freedom technique). J’approfondirai certainement d’autres techniques et types de coaching, car tout cela me passionne. J’ai déjà pu constater à plusieurs reprises des changements bouleversants aussi bien chez moi que chez d’autres personnes. Juste avant Noël, par exemple, mes questions ont amené une dame de 50 ans, d’apparence très bien dans sa peau, à avoir une énorme prise de conscience, fondre en larmes et me dire qu’elle avait l’impression de vivre une « renaissance » car elle se libérait enfin d’un poids qu’elle avait depuis son enfance. Des exemples comme ça, j’ai pu en vivre plusieurs depuis un an, que ce soit en tant que coach, coachée ou observatrice. La transformation de Camille, relatée dans le livre « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » est donc tout à fait possible. À mes yeux, le coaching est vraiment très puissant et fascinant. Je t’invite d’ailleurs à (re)voir ma vidéo « Gérer ses pensées négatives et sa petite voix intérieure ». Depuis ce coaching, je reste maître de mes pensées :-).

Cela fait des mois que je réfléchis à la façon dont j’ai envie de coacher mes clients. Créative dans l’âme, je souhaite faire un peu différemment. J’avais déjà des idées originales. Ce livre m’a donné d’autres pistes. Il est tout à fait en ligne avec ma personnalité décalée (depuis toute petite, j’adore les enquêtes, énigmes, jeux de piste, etc. ; j’ai d’ailleurs organisé plusieurs événements pour des amis). Je vais continuer à mûrir tout cela. Mon rêve, ce serait de proposer un accompagnement puissant (suscitant les prises de conscience), original et créatif, tout en respectant les principes du coaching. On verra ce que cela donne ! 😉 En attendant, le livre m’a fait passer un très bon moment et m’a amenée à réfléchir.

 

Acheter le livre/En savoir plus

 

Le livre à succès « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » se trouve dans toutes les bonnes librairies et boutiques de vente en ligne.

Sur Amazon, par exemple, tu pourras y acheter le livre sous différents formats (papier, numérique ou audio), feuilleter gratuitement quelques pages et lire le commentaire de plusieurs lecteurs.

Remarques :

  • Je te conseille de ne pas lire trop de commentaires sur Internet. Certains dévoilent des éléments clés du livre et cela gâcherait ton plaisir.
  • Tu sais que depuis peu je dévore les livres audio en conduisant… Mais cette fois, je suis contente d’avoir lu la version papier, au chaud dans mon lit. J’en ai ainsi davantage savouré chaque pépite, baignée dans une ambiance « zen ».

 

Autres ouvrages du même auteur (Raphaëlle Giordano)

 

Roman

  • Le jour où les lions mangeront de la salade verte

 

 

 

 

 

Livres pratiques

  • 100 % bonheur (abécédaire)

 

 

 

 

 

 

  • J’ai décidé d’être zen… et bien dans mes émotions (fiches illustrées)

 

 

 

 

 

 

  • La gestion du stress – Les secrets du docteur Coolzen (cahier d’exercices)
  • Faire face au changement – Les secrets du docteur Coolzen (cahier d’exercices)
  • L’affirmation de soi – Les secrets du docteur Coolzen (cahier d’exercices)
  • La relation de couple – Les secrets du docteur Coolzen (cahier d’exercices)

Inde – Jours 3, 4 et 5 (premières visites)

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Article dans le cadre du dossier spécial « Inde ».

Il y a 10 ans, je suis partie 3 mois en Inde et j’ai tenu mon premier blog.

Clique ici en savoir plus sur ma mission.

Chaque lundi pendant 3 mois, je vais te partager un extrait de mon blog de l’époque.

En dessous, tu trouveras à chaque fois mon analyse actuelle (les leçons que j’en tire, 10 ans plus tard, pour améliorer ma vie).

P.-S. : la semaine prochaine, j’écrirai à propos des mendiants et de l’hindouisme (jours 6 et 7).

Ensuite, chaque lundi pendant 3 mois, je ferai le résumé d’une semaine passée en Inde.

 

 

JOUR 3 – BALLUCHI PARK

11/01/2008

Ah, je commence à trouver mes marques. Journée beaucoup plus sereine. Lever avec un horrible mal de gorge et de tête (ai attrapé froid hier soir en allant sur Internet depuis le bureau de David, en plein courant d’air… c’est vrai que c’est troublant : 25 degrés la journée, puis assez froid le soir…).

À 13h, les deux patrons de la deuxième société viennent me chercher en voiture à domicile. Je reviendrai à 18h30 (je vais vraiment tenir cette moyenne de 5h-5h30 par entreprise ?). Rendez-vous très sympa. Pour commencer, ils m’invitent dans un magnifique restaurant (l’un des meilleurs de Delhi). Cadre splendide : parc avec des cerfs, des paons, etc. en liberté. Je me croirais presque en vacances ! Surtout que la météo est délicieuse aujourd’hui. Les patrons sont vraiment sympa : ils veulent absolument distribuer nos produits, du coup, tout est permis ! Resto luxueux aujourd’hui, demain (oui, oui ! samedi !) visite d’un grand hôpital et 2 rendez-vous avec d’importants clients à eux, … Ils proposent même de m’organiser de petites visites touristiques de Delhi (temples, …), et même d’Agra (Taj Mahal et Fort Rouge). On ferait tout cela ensemble, en voiture.

Après le resto (où je me force à manger… je n’ai plus de problèmes gastriques, par contre je mange toujours aussi peu… Bah, David m’a dit que lui, il n’a rien mangé ou presque pendant 3 semaines et a perdu 5 kg), on va à leur entreprise. Là, le cadre est tout à fait différent d’hier. Très surprenant. Hier, l’intérieur était nickel, hyper propre et organisé. Ici, c’est fort misérable (j’ai même été étonnée quand la voiture s’est arrêtée dans le quartier). Mais ils ont d’excellents résultats financiers (et plusieurs personnes m’ont dit de ne pas me fier aux apparences des entreprises indiennes). Enfin on verra. Je reste sur mes gardes (on ne m’achète pas facilement). Poursuite des négociations. Ils me ramènent chez moi.

David est de retour (il est parti la veille fêter son annif dans une autre ville avec des amis, je ne me sentais pas assez bien pour le suivre, passer des heures dans un bus bondé). Souper. De nouveau une très chouette conversation avec la famille. David repart. Il m’avait proposé de me joindre à lui pour le week-end, mais avec mes rendez-vous de demain, c’est râpé. Dommage… Mais bon, de toute façon, on ne va pas forcer vu que j’ai la crève. Surtout que là, il est parti pour une ville à 10h de bus d’ici (aller ! Il faut encore le retour !)… Oh, non, pitié, il faut que je me pose un peu, souffle (c’est déjà un peu foutu avec les rendez-vous de demain). Dimanche, je compte faire une ou deux petites visites à Delhi, à mon aise.

 

 

JOUR 4 – TOUR DES HÔPITAUX/LABOS

12/01/2008

Hello tout le monde ! Ah, now ça va très bien. Ce coup-ci je commence à apprécier ce qui m’entoure, à me sentir plus à l’aise. Ma bonne humeur légendaire revient :-). Today (samedi !), comme annoncé, j’ai donc travaillé (de 10h à 19h… j’adore, c’est de + en + long !). Ai juste ce rhume/mal de gorge qui me poursuit et me fatigue, mais sinon tout va très bien. La journée fut très intéressante sur le plan professionnel. Cette fois-ci, la démarche était différente puisque je rencontrais les clients presque finaux (des chefs de labos, de départements hospitaliers,…). Certains étaient de gros clients (parmi les plus grands hôpitaux de Delhi), avec lesquels le distributeur a déjà un business de plusieurs millions d’euros. Le distributeur comptait sur moi pour répondre aux questions, intéresser les médecins. Tâche plus ardue et sacrée pression sur les épaules ! Mais ça s’est bien passé et j’ai appris un tas de choses en allant sur le terrain. Waouh, impressionnant de visiter un hôpital indien (Je ne vous cacherai pas que j’ai quand même veillé à ne rien toucher !) ! J’avais 3 rendez-vous. Le dernier fut particulièrement intéressant : le gars m’a assommée de questions TRÈS techniques (ma société m’avait dit qu’on ne me demanderait jamais ce genre de choses…hum !), mais a surtout fait une tonne de commentaires sur le marché, les concurrents, la réalité indienne,… Il était hyper bavard. Génial, une vraie mine d’infos !

Pour le dîner, la société m’a laissé le choix entre de la cuisine occidentale ou indienne… Oh, sans trop d’hésitation, j’ai opté pour le Pizza Hut (Ouh ! Pas bien ! J’ai cédé ! Mais ça change ! Je sais, je ne suis pas là depuis longtemps et je suis la 1re à dire qu’il faut s’intégrer, mais franchement, cela a fait du bien. P.-S. : hier, la famille était toute fière de nous faire goûter, à David et moi, de la bière indienne 🙂 Pas mal). Waouh, c’est génial le choix de pizzas qu’il y avait au Pizza Hut ! On ne voit pas ça en Belgique ! Pour le fun, j’ai même essayé un verre d’Ice Tea avec une boule de glace + coulis de fraise qui flottait dedans. Franchement bon. En allant à la toilette, j’ai fait la connaissance d’une Suisse, puis de son mari (oui, 1re fois que je voyais des Européens… Il y en avait d’autres dans le coin ! Ah, les Occidentaux reviennent à ce qu’ils connaissent !). Trop sympa. Ils sont en Inde pour 5 mois. On a échangé nos coordonnées, peut-être qu’ils viendront dans mon logement (leur hôtel est très bruyant). Ce sont de grands voyageurs (plusieurs années en Australie, aux USA, au Canada,…). Ils sont ornithologues et passent leur vie de pays en pays à la recherche de beaux clichés d’oiseaux. Anecdote : quand on quitte le Pizza Hut, il y a une cloche… Plus on la frappe fort, plus ça veut dire qu’on a apprécié la nourriture et le service 🙂

Demain, hé, hé, l’un des patrons va me servir de guide dans Delhi. Pas de business, seulement des visites touristiques 🙂 J’ai hâte d’y être ! Ah, les gens sont tellement sympa et serviables ici ! P.-S. : pour répondre à vos questions, oui, les patrons m’ont parlé du fameux Salon de l’auto qui se tient ici en ce moment (il y avait d’ailleurs davantage d’embouteillages aujourd’hui à cause de ça… Enfin… Si l’on voit la différence, car franchement, c’est toujours plein de voitures et rickshaws ! Toujours des bouchons terribles ! 20 km/h de moyenne, pour rappel !). Ils étaient aussi fiers de m’annoncer qu’en 2010, Delhi organisera les Jeux du Commonwealth (ils m’ont montré la zone déserte où bientôt se dresseront d’immenses stades et hôtels somptueux). Trop fiers d’avoir remporté l’organisation alors que l’Allemagne était aussi en lice !

Durant le souper, la famille m’a un peu parlé des curiosités touristiques, mais surtout du pillage culturel réalisé par les Anglais lors de la colonisation. Comme on pouvait s’en douter, ce fut une véritable honte : les Anglais ont tout pris, volé les pierres précieuses sur les temples, brûlé certains livres anciens, … Mon Dieu… Quelle horreur !

Ce soir, le fils de la famille m’a montré en voiture le chemin à prendre pour rentrer à la maison, à partir des différentes grilles autour des résidences. Ils ont confirmé qu’un plan de Delhi était inutile (c’est le vrai bordel et en plus ce n’est ni fiable ni à jour) (enfin, au cas où, j’en ai déjà dans mes guides sur l’Inde). J’ai tout noté, maintenant c’est beaucoup plus clair, ça devrait aller !

La femme va aussi me procurer des saris (elle est styliste ! Génial ! Elle fabrique des vêtements, mais aussi des bijoux, des chaussures,… E-X-C-E-L-L-E-N-T !). J’adore déjà les coussins de son canapé… Je lui ai demandé qu’elle me montre un peu sa marchandise… Là, pour demain, elle m’a déjà prêté un châle.

Bref, on va y arriver, hein ! Tout rentre dans l’ordre 🙂

 

JOUR 5 – LOTUS TEMPLE / RED FORT / PRESIDENT HOUSE, …

13/01/2008

Génial : today, j’étais 100 % touriste ! (Mmm, je sens que je vais aimer le week-end !). Le patron, Arun, m’avait concocté un chouette programme :

 

1) Bahá’i House of Worship (surnommée « Lotus Temple »). C’est un magnifique édifice en marbre blanc, en forme de lotus à 27 pétales (fleur sacrée en Inde), entouré de 9 bassins et de pelouses. Superficie totale : 92 hectares ! Diamètre du lotus : 70 mètres. L’architecte est iranien et il a fallu 6 ans pour construire le bâtiment (inauguration en 1986). Ce splendide temple appartient au bahaïsme, qui prône la paix et l’unité entre les religions (selon eux, en réalité nous prions le même dieu, toutes les religions sont donc valables), l’égalité entre homme et femme (chaque sexe étant comme l’une des ailes d’un oiseau… il est impossible de se passer de l’un ou de l’autre), la paix sur Terre, l’éducation pour tous, … Cette religion compte 6 millions d’adeptes dans le monde (le groupe le plus important, 2 millions d’individus, se retrouvant en Inde). En France, il y aurait 2 000 pratiquants (j’ai même croisé l’une d’eux, guide dans le musée attenant ! Sa famille compte déjà 3 générations de bahaïs !). Ils ont 7 gigantesques bâtiments du même style dans d’autres pays (Allemagne, USA, Ouganda, Australie, Iran, …). Il paraît qu’il y aurait aussi un magnifique temple à Bruxelles (??? où ça ???). Pour revenir au lotus, c’est un lieu de prières et de recueillement. Tout le monde devait donc ôter ses chaussures et les confier à un genre de consigne. Interdiction de filmer/photographier à l’intérieur (sorry !). C’était très beau.

 

 

2) Ansal Plaza : c’est là qu’on a dîné (comme d’hab, vers 15h… J’adore, je vais revenir toute déréglée !). C’est le plus grand centre commercial de New Delhi. Impressionnant. Plein de magasins, avec fouille à l’entrée. Première fois que je voyais quelque chose de propre et de moderne dans ce pays ! J’ai opté pour de la cuisine indienne piquante (c’est un pléonasme !) végétarienne. En bonus, Arun m’a proposé de prendre de la bière (je croyais que c’était interdit aux femmes, mais apparemment, c’est ok). La Kingfisher est délicieuse (P.-S. : Kingfisher, c’est aussi le nom d’une grande compagnie aérienne… Tout appartient à un magnat indien… J’avais déjà vu un reportage sur lui à la TV en Belgique).

 

 

3) Fort Rouge (traduction littérale de « Lal Quila ») : c’est une ancienne cité impériale qui doit son nom à la couleur de ses remparts en grès. La construction a commencé en 1639 et s’est achevée 9 ans plus tard. Le bâtiment fut le siège du pouvoir moghol jusqu’à la destitution du dernier empereur moghol Bahadur, en 1857. C’est un symbole important, car c’est sur ce fort que fut hissé pour la 1re fois le drapeau indien le 15 août 1947, jour de l’indépendance. Au milieu (entre plusieurs portes), un bazar : « Chatta Chowk » (j’ai dû me retenir de regarder les bijoux, tissus, etc. Ce sera pour + tard ! C’est toujours + cher sur les sites touristiques !). Ensuite, il y avait des salles d’audiences (Diwan-i-Aam), les appartements des femmes (Rang Mahal), etc. !

 

 

4) By night : Rashtrapati Bhavan (ancien palais du vice-roi des Indes, aujourd’hui résidence du président de la République). En face : la porte d’Inde (India Gate). Ça faisait vraiment penser aux Champs-Élysées. Mais il faisait noir, alors les photos n’ont pas trop bien donné (contrairement, je crois, à la caméra). Bah, j’y retournerai pour la grande parade de la fête nationale, fin janvier ! ! !

D’ailleurs, Arun (le patron) m’a proposé de nouvelles excursions (après avoir insisté sur le fait que tout ceci n’avait rien à voir avec le business… Bah, on verra, je ne sais pas trop si je dois le croire… Mais je sens quand même que ça lui fait plaisir de me faire découvrir son pays… Et puis, c’était très sympa ces visites avec lui today). Il va me réserver une place pour le grand défilé de la fête nationale (faudra être sur place vers 5h du mat’ !). Ensuite, il m’a proposé un truc génial : partir un week-end à Benarès ! ! ! La grande ville sainte ! ! ! On irait ensemble en train (10h aller, 10h retour). Y a plein de temples et bâtiments sacrés (Waouh, tant de gens m’en ont dit du bien !). De là, il me montrerait aussi quelques petits villages autour, pour que je découvre aussi la vie rurale (il est originaire de ce coin-là). Cool ! ! !

Autres news : 2 couples sont arrivés ici dans la famille. Un couple d’étudiants américains (ils étudient l’architecture à Chennai et font une pause visites quelques jours). Ils ne resteront plus qu’une journée si je me rappelle bien. Et un couple d’Anglais, dans la 50aine. Très sympa. Eux resteront une dizaine de jours (ils ont trop râlé en réalisant qu’ils quittaient la ville le 26, jour des festivités de la fête nationale ! ! !).

P.-S. : n’empêche, c’est trop gai. Je commence à découvrir plein de choses sur la culture indienne. Je pose un millier de questions. Tantôt, Arun a essayé de m’apprendre quelques mots d’hindi. Waouh, ça n’a pas l’air facile. J’ai filmé pour m’entraîner, réécouter 🙂 !

 

 

Mon analyse, 10 ans plus tard

Les visites étaient vraiment très sympa. Mais ce qui me frappe, c’est que j’étais quand même un petit peu naïve, notamment vis-à-vis de l’attitude des patrons indiens qui ont vraiment essayé de m’amadouer, de m’en mettre plein la vue… J’étais un petit peu trop crédule et cela me jouera des tours, d’ailleurs, plus tard dans mon séjour. Donc, là, je vois quand même que j’ai mûri (heureusement ! :-)).

 

Dans cet extrait-ci, je ne vois pas beaucoup de choses que je pourrais retenir pour maintenant. Mais il y a quand même quelque chose qui me saute aux yeux : dans mon souvenir, ça avait mis beaucoup plus longtemps pour que je me sente à l’aise. J’avais l’impression que cela avait au moins pris une semaine ou deux. Et finalement, quand je relis tout cela, ben non. Assez vite, après seulement 3-4 jours, j’étais quand même bien dans ma peau. Comme quoi, je me suis quand même habituée assez vite à une vie fort différente. C’est donc positif comme analyse.

 

Gérer ses pensées négatives et sa petite voix intérieure

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Vidéo très importante, qui marque un tournant.

On a tous une petite voix intérieure. Parfois, elle prend trop de place et en vient même à nous harceler, à nous donner des pensées négatives (tu es nul(le), tu n’y arriveras pas, …). Pas toujours facile de contrôler tout cela.

Mais miracle : depuis quelques jours, grâce au coaching, j’arrive enfin à contrôler mes pensées !

Regarde la vidéo pour découvrir ce qui s’est passé…

 

 

 

 

Inde – Jours 1 et 2 (ambassade et Faridabad)

By | Inde | No Comments
Article dans le cadre du dossier spécial « Inde ».

Plus d’infos : cf. https://jegeremavie.be/pendant-trois-mois-revis-avec-moi-mon-voyage-en-inde/

Il y a 10 ans, je suis partie 3 mois en Inde.

Pour en savoir plus sur ma mission, consulte cet article : https://jegeremavie.be/inde-infos-generales-a-propos-du-pays-et-de-ma-mission/

 

Voici un extrait de mon blog de l’époque.

En dessous, tu trouveras mon analyse à l’heure actuelle (les leçons que j’en tire, 10 ans plus tard, pour améliorer ma vie).

 

P.-S. : la première semaine, j’avais écrit un article par jour. Ensuite, j’étais passée à un article par semaine. Je te présenterai la première semaine en plusieurs fois, pour que tu n’aies pas trop à lire d’un coup. J’ajouterai bientôt le podcast.

 

 

JOUR 1 – BIEN ARRIVÉE !

09/01/2008

Voilà, ça y est, je suis à New Delhi ! Waw, on m’avait prévenue, mais c’est vrai que c’est un incroyable choc culturel ! Il va me falloir un peu de temps pour m’habituer ! Là, je suis encore un peu sous le choc, mais ça devrait aller. J’ai déjà pris des photos et filmé un peu. Je vous mets ça sur le blog dès que possible, avec davantage de commentaires bien sûr ! À tout bientôt !

 

JOUR 1 – AMBASSADE

09/01/2008

Let’s go pour le récit de mes premières impressions !

Mardi 8 janvier : départ pour Delhi. N’ai dormi que 2h la nuit avant de prendre l’avion (je devais scanner des documents importants, régler encore certaines choses,…). Adieux à ma famille. Puis voilà, je me retrouve toute seule… Cette fois-ci, faut se lancer ! Suis quasi la seule Occidentale à bord de ce magnifique avion. Retard dans le décollage (il y a des valises à bord qui n’appartiennent à aucun passager… Vite, virez-moi ça, je ne veux pas d’une bombe !). Grand luxe : j’ai plein de place et me régale en visionnant des films, écoutant de la musique,… Vive Jet Airways ! Je ne dors qu’une petite heure. Arrivée à Delhi. Contrairement à ce que David disait (« surtout, prends un gros pull, il fait glacial ! ! ! »), il fait 17°C à minuit. Gros stress : le visa (car j’ai un visa touristique alors que ma valise contient 46 clés USB, des brochures, des documents professionnels) et la valise (la récupérer entière directement et non pas après quelques jours, comme David) ! Ouf, aucun problème (même si j’ai eu peur pour la valise et l’ai attendue 1h, les yeux rivés sur le tapis… Heureusement, je n’étais pas la seule dans le cas). Je change un peu d’argent (y a pas moyen de commander de roupies en Belgique : aucun billet ne peut quitter le territoire indien). Il est 1h du mat’. Prochaine étape : trouver mon chauffeur… Waw, y a une foule dingue avec plein de pancartes. Je regarde partout… Rien à mon nom… (!!!) Bon, je repasse (sous le regard de tout le monde et des cris pour que je vienne avec eux… Manifestement, on apprécie les blondes ici). Toujours rien. Aaaah ! Bon, on se calme. Finalement, un Indien me dit que certaines personnes attendent aussi à l’extérieur de l’aéroport. Youpi ! Trouvé ! Mais c’est déjà une toute autre ambiance à la sortie… Suis tellement sous le choc et prise par un sentiment d’insécurité que je range mon appareil photo et ma caméra. Des mendiants, des gens louches et sales, … on passe (à presque 2h du mat’) dans des couloirs désertiques et sales, presque des coupe-gorge. Arrivée dans le parking sombre (je ne lâche pas d’une semelle mon chauffeur !). En route pour le Bed & Breakfast… Conduite sportive, avec plein de klaxons, sans ceinture de sécurité (hein? Seatbelt? Pourquoi faire? Ce sont les champions de la sécurité ici, voyons !). Ai cru plusieurs fois qu’on aurait un accident (vive les queues de poisson, les trous, les bosses,…). Welcome in India! Arrivée vers 2h30 à mon logement. Suis très bien accueillie par le proprio, son fils et l’un des domestiques. Arrive ensuite David (qui est parti dans le cadre du même programme que moi, mais pour une autre entreprise… Il est arrivé dans mon logement suite à mes conseils). On parle un peu. Je range mes affaires. Suis au lit vers 4h15.

Mercredi 9 janvier 2007 : Lever à 10h (au lieu des 9h prévues). Je découvre mon univers sous le soleil, en montant sur la terrasse… Waw ! Premier petit choc quand même. Les ordures dans la rue, les vieux bâtiments, les chiens errants, la saleté,… J’ai l’impression d’être dans un pays en guerre et je me dis « mais qu’est-ce que je fous là? Je suis folle ! Dire que je vais rester 3 mois ! ». En plus, la veille, David m’a annoncé que finalement il partait la semaine prochaine (pour d’autres villes avant de retourner en Belgique). Premier petit-déjeuner. Je rencontre Purnima (la dame qui m’héberge) et sa fille (j’avais déjà vu le mari – Ajay- et le fils hier soir). Je fais aussi la connaissance d’un couple d’Australiens très sympa qui logent ici pour quelques jours. Vraiment chouette. David a un rendez-vous, Purnima lui prête une veste. À peine le temps de dire ouf : David m’emmène en rue (vive les regards posés sur moi ! Assez inquiétant !), se propose de négocier un rickshaw jusqu’à l’ambassade pour moi. Voilà, bam, avant d’avoir le temps de réaliser, je me retrouve à l’arrière d’un engin du diable… Fort impressionnant vu qu’il n’y a pas de fenêtre dans ce véhicule à trois roues qui se faufile partout et multiplie les queues de poisson. Grande impression de proximité avec tous les chauffards, mendiants, etc. qui m’entourent. Je ne sais même pas trop où je vais. Ça dure un petit temps. Puis bam, le rickshaw s’arrête. On est soi-disant dans la bonne rue. À moi de trouver l’ambassade (après avoir été prise en photo par un Indien intrigué). La galère commence. Je me perds un peu (j’ai interrogé des policiers qui m’ont mal indiqué). Quelle joie en voyant le drapeau tricolore de ma chère petite Belgique (grâce aux indications du garde d’une autre ambassade) ! Je rencontre Monsieur Muller, l’attaché économique de l’Awex, ainsi que ses assistantes. Très sympa. Il propose d’aller tous ensemble manger au restaurant. On y va avec le chauffeur de l’ambassade. Sommes rejoints par ceux travaillant pour la FIT (l’équivalent flamand). Vraiment génial comme ambiance. Je me détends un peu. Retour à l’ambassade. Je découvre mon bureau. Quelques heures plus tard, le manque de sommeil, le décalage horaire et le stress ont raison de moi : à 17h, je demande à m’en aller. Monsieur Muller demande au chauffeur de me déposer dans une banque (pour avoir un peu de liquide), puis à un rickshaw pour rentrer. Rickshaw du retour… Je me détends… Début de soirée, l’air est agréable, je me dis que finalement ça va aller. Puis nous sommes pris dans les embouteillages. Il fait de + en + noir. Des mendiants estropiés m’approchent aux feux rouges, mettent leurs mains sur mes cuisses (facile vu que le rickshaw est sans fenêtres)… Nous passons dans des lieux très animés et mal fréquentés. Ça devient inquiétant. Mon chauffeur est perdu. Désolé : je ne peux pas l’aider, tout se ressemble et il n’y a aucun nom de rue ! Il demande son chemin, personne ne sait où se trouve ma fameuse rue. David me sonne, inquiet de ne pas me voir rentrer depuis des heures (mais je n’entends rien avec tous les klaxons). Finalement, mon foutu chauffeur me plante là, en pleine rue sombre, grouillante de gens. La grille est fermée, il paraît que le bloc « I-9 » est là derrière… Génial… Qu’est-ce que je fais? Attendre qu’un rickshaw s’arrête me semble encore plus dangereux… Alors ; je m’écarte de la foule et avance pas très rassurée dans le noir… En effet, ouf, je vois rapidement la pancarte… Quelques mètres quand même dans des rues sombres… Finalement, ouf, je rentre à bon port… Au secours ! J’ai eu une de ces peurs ! Je retrouve David à l’intérieur, jouant aux échecs avec le fils de la maison. Je raconte mes aventures. Suis fort émue, prise par la fatigue, la récente frayeur. Mais ouf, c’est fini now. Excellent souper. Puis on fête l’anniversaire de David (avec un jour d’avance). Merveilleux moment où on rit tous beaucoup. C’est vraiment une famille géniale ! Cette petite fête m’a fait du bien au moral ! Fin de soirée : je vais sur Internet depuis la chambre de David car Internet n’est pas encore accessible dans la mienne (c’est prévu pour dans quelques jours). Soudain, panne d’électricité. Je monte dans ma chambre à la lueur d’une bougie… Ça aussi c’est typique en Inde !

P.-S. : regardez les photos ci-dessous (il y en a plus qu’hier car la coupure de courant est tombée en plein durant mes téléchargements/enregistrements)

 

30 ans de David

L’ambassade de Belgique à New Delhi

Ma chambre à New Delhi

Le hall d’arrivée à l’aéroport de New Delhi. Mais où est mon chauffeur ?

 

JOUR 2 – FARIDABAD : PREMIER RDV

10/01/2008

Lever. L’électricité est revenue durant la nuit (je le sais car je me suis levée plusieurs fois : depuis mon arrivée, j’ai déjà des problèmes gastriques…yeah !). Merveilleux : il n’y a plus d’eau. Je me lave à la bouteille (brrr, c’est froid !). Encore mieux : le W.-C. est bouché. Yes, cette deuxième journée commence bien ! Petit-déj. Les proprios vont tout réparer durant mon absence. À 12h30, mon chauffeur arrive. Today, je quitte New Delhi : je vais à Faridabad, à 25 km d’ici, pour mon 1er rendez-vous avec une société. Sur le chemin, mon GSM indien me téléphone plusieurs fois (vous connaissez les pubs non désirées, en hindi ? J’ai à chaque fois l’impression que c’est quelqu’un, j’essaie de comprendre J). Le chauffeur me pose pas mal de questions. Voyage qui dure 1h (oui… Quand je disais qu’on faisait en moyenne du 20 km/h !). Paysage encore plus misérable. Des bidonvilles, des villages poussiéreux, des décharges à ciel ouvert,… Je croise quelques vaches sacrées. Arrivée à destination. Mon chauffeur va m’attendre (aucune idée du temps nécessaire, je lui dis environ 1h-2h… Je l’appellerai quand j’aurai fini). Excellent rendez-vous… Finalement je sortirai du bâtiment 5h plus tard !!! Oui !!! Épuisée, mais contente ! Entreprise très professionnelle, gens sympa, produits complémentaires… Non, je sens que je vais les recontacter ! Durant ces 5h, j’ai découvert les véritables toilettes indiennes (prise d’une douleur et d’un besoin urgent, j’ai eu la chance de me retrouver sans aucun papier…yeah ! Welcome in India! Heureusement qu’il y avait de fins papiers pour s’essuyer le visage… et une poubelle…), le dîner entre collègues (ils m’ont invitée, à 15h30 !!! à manger… avec tous les grands patrons, avec mes doigts – de la main droite, bien sûr… ai quand même essayé de faire gaffe – suis déjà assez malade ainsi – et j’ai insisté pour avoir une bouteille d’eau… ce verre d’eau ne m’attirait guère..). Ensuite, après ce break de 20 min très sympa, poursuite de la réunion. Puis visite de l’entreprise (on m’a présentée fièrement à tout le monde, interrompu une formation à une vingtaine de nouveaux employés…applaudissements nourris). J’étais vraiment une petite princesse là ! D’ailleurs, ils avaient mis en grand sur toutes les portes qu’ils m’accueillaient (et que je venais de telle société, de Belgique). Je suis sortie un peu plus tard les bras chargés de cadeaux et de brochures :-). Ensuite, retour au Bed & Breakfast. Sans problème. Embouteillages, mais c’est plus rassurant en voiture. N’empêche, nous nous sommes encore perdus, impossible de retrouver la rue, personne ne connaissait, on a tourné en rond (ça va être comme ça tous les soirs???). Souper à l’aise. L’eau et le W.-C. sont remis en état (un plombier passera quand même demain : il y a un truc de cassé, du coup, l’eau fuit). Internet. Dodo. Ah ! Que me réserve la journée de demain? J’ai déjà l’impression d’être ici depuis longtemps avec toutes ces émotions et choses nouvelles ! P.-S. : c’est fou de passer toutes les nuits devant la buanderie où dort l’un des employés, par terre, sur le sol froid…

 

Mon analyse, 10 ans plus tard

 

J’avais oublié que j’avais si peu dormi juste avant de prendre l’avion et que j’avais tout de suite eu un rythme soutenu. Par contre, ces deux premières journées sont celles dont je me souviens le plus. Ce fut mon premier contact avec le pays et le choc fut assez brutal.

Avec du recul, je me dis notamment que j’aurais dû préparer ma valise beaucoup plus à l’avance. Cela m’aurait permis de dormir davantage. D’autant plus que je sais que la fatigue me rend très sensible, à fleur de peau. Ce n’était donc pas l’idéal pour affronter tant de nouveautés et de bouleversements. Cela ne m’étonne pas que je sois tout de suite tombée malade et que mon ressenti ait été exacerbé !

 

J’aurais aussi dû prendre un visa commercial : c’était tout à fait possible. J’avais voulu m’éviter des formalités administratives, mais finalement cela m’avait causé des soucis à plusieurs reprises durant mon voyage. Conclusion intéressante pour maintenant : mieux vaut parfois un peu de paperasserie ; cela permet ensuite d’être plus serein (et je confirme : depuis que je remets de l’ordre dans la gestion de mon agence de traduction, je me sens moins stressée).

 

Ce qui me frappe aussi en relisant cet article, c’est que j’ai tout de suite vécu beaucoup de choses. Ce fut très bouleversant et j’ai plusieurs fois eu très peur. Ce qui m’a permis de surmonter tout cela, c’est de ne pas me poser trop de questions : j’ai foncé, me disant que je n’avais pas le choix. C’est ce que je vais faire actuellement : affronter mes peurs et mes doutes.

 

Pour terminer, ce que je ne dis pas dans cet article, et qui est pourtant un autre souvenir marquant, c’est que lors de mon passage à l’ambassade, j’avais pu brièvement consulter mes e-mails et j’avais fondu en larmes : j’avais reçu un e-mail surprise de mon père. Il m’envoyait la photocopie d’un magnifique poème (souhaitant en gros un bon voyage dans la vie, malgré les épreuves). Mon père avait signé « Papa » et ajouté pudiquement « Ce que je n’ai pu te dire au départ ! Bonne chance, que Dieu te protège ! ». Cela m’avait beaucoup touchée car mon père était très distant et ne parlait jamais de ses sentiments. C’est la première fois de ma vie que je recevais une telle preuve d’amour de sa part. Mon blog fut à l’époque le moyen de nous rapprocher : mon père m’avait envoyé beaucoup d’e-mails et avait laissé des commentaires sur le blog (c’est fou comme il faut parfois partir à des milliers de kilomètres pour se rapprocher de quelqu’un). À son décès, il y a un an, ce poème et ce petit mot ont pris un autre sens. C’est comme s’il s’adressait à nouveau à moi et me disait que tout irait bien, que j’aurais la force de poursuivre ma route. J’ai d’ailleurs imprimé le poème et la phrase d’accompagnement. Ils se trouvent désormais à côté de mon bureau et je les relis de temps en temps pour me donner courage. Mon père n’aura pas connu le blog « Je gère ma vie » et celui de mon agence, créés après son décès. Mais aujourd’hui, hasard du destin, c’est de ma mère que je me rapproche grâce à mes articles et mes vidéos. C’est marrant comme les choses se reproduisent. Dans aucun des deux cas ce n’était le but premier, mais c’est un très beau cadeau surprise. J