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Laura Fontaine de Ghélin

Mes 3 astuces pour souder mon couple (semaine 49)

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À l’occasion de la St Valentin, voici mes 3 astuces pour avoir une bonne relation de couple.

Cette vidéo a été tournée dans le cadre de l’événement entre blogueurs organisé par Géraldine du blog « Heureuse dans sa tête et dans son couple », ayant pour thème « Cette pratique qui soude mon couple ».

Je n’ai pas pu la réaliser plus tôt car j’avais la grippe, mais je tenais à la partager avec toi. Tant pis si c’est hors délai et si c’est une vidéo plutôt qu’un article. L’essentiel était de te parler de ce sujet et de te faire découvrir le blog de Géraldine (va vite y jeter un œil) ! J’espère que cela te plaira :-).

 

Les trois bonnes habitudes qui ont transformé ma vie

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Cet article participe à un carnaval d’articles entre blogueurs ayant pour thème « Les 3 habitudes qui ont transformé ma vie »,

organisé par Guillaume Blondel du blog S’épanouir au quotidien.

En cliquant sur le lien suivant, tu pourras découvrir d’autres articles répondant au thème « les 3 habitudes qui ont transformé ma vie ».

 

Nous avons tous des habitudes. Certaines nous font du bien (pratiquer un sport, méditer, lire…) ; d’autres ont un impact négatif sur notre quotidien (fumer, manger trop, rouler vite, arriver en retard…). La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons à tout moment décider d’intégrer de nouvelles habitudes pour nous sentir mieux dans notre peau.

Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec toi les trois habitudes qui m’ont le plus transformée depuis un an, lorsque j’ai décidé de remettre de l’ordre dans ma vie.

 

Ma bonne habitude n°1 : me faire coacher

Je t’en ai déjà parlé à plusieurs reprises et c’est normal : voir un coach une fois par mois est ce qui m’a le plus permis d’améliorer mon quotidien.

Seule, je n’y arrivais pas. Je m’énervais et me décourageais, car je reproduisais sans cesse des comportements qui me dérangeaient, mais je n’arrivais pas à changer. Plus j’essayais seule dans mon coin, plus je me décourageais et plus je détruisais l’image que j’avais de moi-même. Bref, je me sentais de plus en plus nulle, je déprimais et je me sentais incapable de m’en sortir car « une fois de plus », je ne tenais pas mes bonnes résolutions.

Voir un coach régulièrement m’a permis :

  • d’avoir énormément de prises de conscience (c.-à-d. de comprendre pourquoi j’agis de telle ou telle façon ou de comprendre qu’il est vraiment temps que je fasse/arrête telle ou telle chose)
  • de m’attaquer à un objectif à la fois (plutôt qu’à tous mes problèmes d’un coup)
  • de clarifier mes idées
  • de prendre confiance en moi
  • d’adopter petit à petit de nouvelles habitudes
  • de garder ma motivation sur le long terme
  • d’envisager d’autres options et solutions
  • de bénéficier de l’écoute attentive de quelqu’un de bienveillant, qui m’encourage et ne me juge jamais
  • de me libérer de mes pensées négatives et de ma petite voix intransigeante
  • de prendre conscience de mes atouts et mes qualités, plutôt que de voir sans cesse le verre à moitié vide
  • !

Les premiers changements ont pris du temps (et j’étais assez impatiente). Mais plus les mois passent, plus je m’améliore rapidement et plus les changements sont profonds.

Ma transformation est même spectaculaire, surtout depuis que j’ai enfin réussi à me libérer de mes pensées négatives. Pour la première fois de ma vie, je sens que je reprends les commandes et je suis fière de moi. J’ai déjà amélioré beaucoup de choses et je sais que j’arriverai à changer le reste. J’ai déjà réussi à relever de grands défis, je vais poursuivre sur ma lancée… C’est cela qui est magique : plus je réussis à changer, plus je prends confiance en moi et plus je soulève des montagnes…

 

Ma bonne habitude n°2 : me former en continu

De nature, je possède une très grande curiosité d’esprit. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles je suis traductrice/relectrice : les textes que je traite me permettent d’apprendre énormément de choses au quotidien.

Pourtant, lorsque j’étais salariée, je ne me formais et m’informais presque jamais. Ce n’était pas demandé par mes anciens employeurs et je pensais ne pas en avoir le temps (alors que, comparativement, j’avais beaucoup plus de temps que maintenant !). Cela a fortement changé lorsque je suis devenue indépendante : j’ai suivi toutes sortes de formations pour renforcer mon expertise.

Néanmoins, j’étais encore loin du compte…

Depuis un an, je suis passée à la vitesse supérieure. Je suis devenue « accro » à l’apprentissage :

  • Je suis plusieurs formations (en ligne ou en présentiel)
  • Je lis beaucoup de livres ou les écoute sous format audio
  • Je consulte une foule de sites Internet et m’abonne à des newsletters
  • Je vais à des séminaires, des conférences, des ateliers, etc.
  • Je participe à plusieurs groupes Facebook et groupes de mastermind

Les thèmes abordés sont divers et m’aident à gérer tous les aspects de ma vie : conseils pour gérer mon temps, pour m’organiser, pour gérer mon entreprise, pour développer mon marketing, pour me détendre, pour mieux traduire, etc.

Et cela fait toute la différence ! Je me sens revivre.

Les avantages sont nombreux :

  • Je gagne énormément de temps puisque je bénéficie des conseils de personnes qui sont passées par là et qui me donnent leurs astuces (je limite donc la phase d’essais/erreurs).
  • J’acquiers de nouvelles compétences en me formant auprès d’experts dans des domaines parfois nouveaux pour moi.
  • Je rencontre un tas de personnes passionnantes.

Bref, lire, se former, etc. est un excellent accélérateur de changement. C’est d’ailleurs complémentaire au coaching : lors d’une séance, je me rends compte que je dois améliorer telle ou telle chose, puis je lis des livres sur le sujet ou je suis des formations pour évoluer plus vite.

L’une de mes plus grandes découvertes, c’est le format audio. Depuis que j’écoute des livres ou des formations dans ma voiture, je gagne un temps précieux. Je conduis beaucoup, que ce soit pour conduire mon fils à l’école, voir mon coach, suivre ma formation en coaching, aller à des événements professionnels, etc. Me former en conduisant me permet d’exploiter chaque minute. D’autant plus que mon lecteur audio est capable d’augmenter fortement la vitesse de lecture : j’écoute les livres audio deux fois plus vite que la vitesse normale. Un régal !

Autre avantage : plus je croise les informations sur un même sujet, plus j’intègre les conseils, vois les subtilités, me forge ma propre opinion, etc. Voilà pourquoi je préfère toujours consulter plusieurs sources. C’est plus enrichissant et plus puissant.

 

Ma bonne habitude n°3 : m’organiser

Ma troisième bonne habitude découle des deux premières : je me fais coacher, je m’informe/me forme, puis je m’organise mieux.

Certes, j’ai quand même passé du temps à tester différentes choses, mais c’est normal : il y a plusieurs façons de s’organiser. J’ai décidé de me renseigner sur les grandes techniques existantes (« Getting Things Done », « Zen to Done », « technique Pomodoro », « mindmapping »…), de les tester, puis de voir ce qui me convient le mieux. D’ailleurs, même si j’ai déjà grandement amélioré mon sens de l’organisation, ce n’est pas fini. Vu la séquence « coaching > (in)formation (développement de compétences) > organisation/application », il est normal que j’aie encore des choses à perfectionner.

Néanmoins, je suis déjà fière d’avoir mieux organisé :

  • Mon agenda
  • Mes objectifs
  • Le document où je note absolument tout (projets à traiter, rendez-vous, tâches à réaliser, etc.)
  • Ma base de données (clients, prospects, traducteurs travaillant pour moi, …)
  • Mon mode de classement
  • Les statistiques de mon entreprise
  • Mes formations
  • Mes idées de projets
  • Mes dépenses
  • Mes messageries
  • !

Mieux m’organiser me permet :

  • de gagner du temps
  • d’être plus efficace
  • de ne rien oublier/de retrouver facilement ce dont j’ai besoin
  • d’avoir une vue d’ensemble
  • d’avoir les idées plus claires et d’être moins stressée (tout est sous contrôle)

 

Conclusion

Le coaching, la formation continue et l’organisation sont mon trio gagnant.

Aucun des trois thèmes n’est terminé : je vais continuer à me faire coacher, à renforcer mes compétences/en acquérir de nouvelles, et à m’organiser de mieux en mieux.

Néanmoins, ces nouvelles habitudes ont vraiment changé ma vie. Plus je les intègre dans mon quotidien, plus elles sont utiles et me rendent heureuse.

Et toi ? Quelles sont les bonnes habitudes qui t’aident ?

Mon livre coup de cœur : « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une »

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Cet article participe à un carnaval d’articles entre blogueurs ayant pour thème « Quel est le livre qui m’a (le plus) inspiré dans ma vie ? », organisé par Katia du blog Routines Plaisir.

Clique ici pour découvrir d’autres articles ayant pour thème « Un livre qui a inspiré ma vie ».

 

Connais-tu le livre de Raphaëlle Giordano intitulé « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » ? Ma belle-mère me l’a offert pour Noël. Je l’ai A-D-O-R-É. C’est vraiment un magnifique livre que je te recommande vivement. D’ailleurs, je ne suis pas la seule à l’aimer : il a déjà été lu par plus d’un million de personnes ! Découvre pourquoi il me touche tant…

 

Un (petit) livre qui se dévore

 

Si d’ordinaire tu n’aimes pas trop lire, rassure-toi : il n’y a que 218 pages.

Prévois donc seulement 3 à 4 heures de lecture.

 

L’histoire, en bref (sans trop en dévoiler)

 

Camille a 38 ans. En apparence, elle a tout pour être heureuse : un mari, un fils, un travail, un logement… Un soir, un accident de voiture l’amène à frapper à la porte de Claude et sa femme. Camille craque, fond en larmes face à ces inconnus. Elle ressent un grand vide, a l’impression d’être passée à côté du bonheur. Cette rencontre va marquer un tournant : Claude est « routinologue ». Il accompagne les gens qui ont perdu le sens de leur existence. Semaine après semaine, il va aider Camille à remettre de l’ordre dans sa vie, à s’écouter, à être positive et à trouver le bonheur. Pour ce faire, il va lui lancer des défis originaux et lui faire vivre des expériences inattendues

 

Un roman sur le coaching ?

 

Le livre reprend plusieurs exercices et principes de coaching. Si on le souhaite, on peut même relever les défis en même temps que Camille et donc, comme elle, transformer sa vie au fil des pages.

Notons toutefois que Claude, « le routinologue », n’est pas vraiment coach. En tout cas, pas selon les principes de la fédération internationale de coaching (ICF). En effet, même s’il pose des questions puissantes à Camille et s’il l’aide à avoir des prises de conscience grâce à des expériences originales pleines de métaphores, il lui donne aussi des conseils.

Et alors ? Peut-être ne vois-tu pas le problème ? Oui, je sais, le coaching est à la mode. Beaucoup de personnes s’autoproclament coaches et font l’erreur de donner des conseils. Du coup, cela sème la confusion. Presque tout le monde croit qu’un coach donne des conseils (d’ailleurs, certains le font : ceux qui ne sont pas certifiés par l’ICF). Pourtant, comme je le disais dans mon article « Mon astuce pour tenir ses bonnes résolutions », la règle numéro un en coaching est de ne jamais donner de conseils. Si quelqu’un donne des conseils, il se transforme en consultant, en formateur ou en mentor qui transmet son savoir ; pas en coach qui, par définition, parle d’égal à égal à son coaché. Un coach aide à « débloquer », à poser un autre regard sur sa vie, à surmonter les obstacles et à agir. Il ne dit pas « fais ceci, fais cela », car cela dépend de la réalité du coaché et seul le coaché peut décider de ce qu’il va faire (ou non). Le coaché reste donc l’acteur de sa vie, ce n’est pas la marionnette du coach.

En coaching, le but est en effet d’aider la personne qu’on accompagne à se poser les bonnes questions, à déterminer ses objectifs, à trouver les ressources dont elle a besoin et à devenir autonome. Pour y arriver, le coach utilise notamment des métaphores, des questions très pertinentes, des reformulations (par exemple, pour refléter les incohérences),… Il analyse aussi le langage non verbal, propose des exercices (on en retrouve d’ailleurs plusieurs dans le livre), etc.

Bref, c’est la seule chose qui m’ait vraiment déçue dans ce livre. Je l’aime beaucoup, mais je trouve dommage que l’auteur ait donné des conseils alors qu’il était possible de s’en passer. En effet, les exercices et les défis étaient suffisamment puissants : avec quelques questions de réflexion en plus (sans orienter), Camille avait tout en main pour mettre elle-même de l’ordre dans sa vie.

Mais bon, heureusement, l’auteur ne présente pas Claude comme un coach. Elle lui donne un autre nom (inventé) : « routinologue ». Je tenais juste à faire cette petite parenthèse, car en lisant le livre, tu risques de croire que Claude fait du coaching. C’est le cas par moments, mais pas tout le temps.

 

Ce que j’ai apprécié

 

  • Le titre
  • L’originalité de l’accompagnement proposé à Camille (défis/expériences/fonctionnement)
  • La présentation de certains principes de coaching
  • L’agréable sensation « feel good » provoquée par la lecture du livre (on est invité à voir la vie du bon côté)
  • Le dénouement de l’histoire
  • Les nombreuses touches d’humour
  • Le style de l’auteur

 

Ce qui m’a un peu déçue

 

  • Le fait que le « routinologue » donne parfois des conseils (cf. ci-dessus)
  • Le manque de complications : cela semble parfois trop beau pour être vrai (dans la réalité, il y a quand même souvent un peu plus d’obstacles à surmonter)
  • Le nombre de pages : j’aurais aimé que le livre soit plus gros (cela aurait notamment permis d’ajouter du piment et de rendre l’histoire moins prévisible, mais aussi de ressentir plus longtemps cette sensation de bien-être !).

 

Ce que j’en retiens

 

J’ai beaucoup apprécié les défis et les exercices proposés par le « routinologue ». Certains sont vraiment brillants et peuvent être appliqués en coaching. J’ai même envie d’en faire certains par moi-même pour améliorer ma vie.

Ce livre m’a donné des idées et m’a fait voir le coaching sous un angle plus original. Je peux déjà coacher des clients puisque j’ai terminé ma formation de base en coaching. J’ai d’ailleurs déjà coaché plusieurs personnes, mais de façon non rémunérée. C’est juste qu’en grande perfectionniste, j’ai encore envie d’approfondir un peu les outils/exercices et d’avancer dans mon propre développement personnel avant de me faire payer. J’en suis maintenant à la phase de spécialisation. J’ai aussi suivi des formations parallèles en PNL (programmation neurolinguistique), en gestion des conflits et en EFT (emotional freedom technique). J’approfondirai certainement d’autres techniques et types de coaching, car tout cela me passionne. J’ai déjà pu constater à plusieurs reprises des changements bouleversants aussi bien chez moi que chez d’autres personnes. Juste avant Noël, par exemple, mes questions ont amené une dame de 50 ans, d’apparence très bien dans sa peau, à avoir une énorme prise de conscience, fondre en larmes et me dire qu’elle avait l’impression de vivre une « renaissance » car elle se libérait enfin d’un poids qu’elle avait depuis son enfance. Des exemples comme ça, j’ai pu en vivre plusieurs depuis un an, que ce soit en tant que coach, coachée ou observatrice. La transformation de Camille, relatée dans le livre « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » est donc tout à fait possible. À mes yeux, le coaching est vraiment très puissant et fascinant. Je t’invite d’ailleurs à (re)voir ma vidéo « Gérer ses pensées négatives et sa petite voix intérieure ». Depuis ce coaching, je reste maître de mes pensées :-).

Cela fait des mois que je réfléchis à la façon dont j’ai envie de coacher mes clients. Créative dans l’âme, je souhaite faire un peu différemment. J’avais déjà des idées originales. Ce livre m’a donné d’autres pistes. Il est tout à fait en ligne avec ma personnalité décalée (depuis toute petite, j’adore les enquêtes, énigmes, jeux de piste, etc. ; j’ai d’ailleurs organisé plusieurs événements pour des amis). Je vais continuer à mûrir tout cela. Mon rêve, ce serait de proposer un accompagnement puissant (suscitant les prises de conscience), original et créatif, tout en respectant les principes du coaching. On verra ce que cela donne ! 😉 En attendant, le livre m’a fait passer un très bon moment et m’a amenée à réfléchir.

 

Acheter le livre/En savoir plus

 

Le livre à succès « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » se trouve dans toutes les bonnes librairies et boutiques de vente en ligne.

Sur Amazon, par exemple, tu pourras y acheter le livre sous différents formats (papier, numérique ou audio), feuilleter gratuitement quelques pages et lire le commentaire de plusieurs lecteurs.

Remarques :

  • Je te conseille de ne pas lire trop de commentaires sur Internet. Certains dévoilent des éléments clés du livre et cela gâcherait ton plaisir.
  • Tu sais que depuis peu je dévore les livres audio en conduisant… Mais cette fois, je suis contente d’avoir lu la version papier, au chaud dans mon lit. J’en ai ainsi davantage savouré chaque pépite, baignée dans une ambiance « zen ».

 

Autres ouvrages du même auteur (Raphaëlle Giordano)

 

Roman

  • Le jour où les lions mangeront de la salade verte

 

 

 

 

 

Livres pratiques

  • 100 % bonheur (abécédaire)

 

 

 

 

 

 

  • J’ai décidé d’être zen… et bien dans mes émotions (fiches illustrées)

 

 

 

 

 

 

  • La gestion du stress – Les secrets du docteur Coolzen (cahier d’exercices)
  • Faire face au changement – Les secrets du docteur Coolzen (cahier d’exercices)
  • L’affirmation de soi – Les secrets du docteur Coolzen (cahier d’exercices)
  • La relation de couple – Les secrets du docteur Coolzen (cahier d’exercices)

Inde – Jours 3, 4 et 5 (premières visites)

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Article dans le cadre du dossier spécial « Inde ».

Il y a 10 ans, je suis partie 3 mois en Inde et j’ai tenu mon premier blog.

Clique ici en savoir plus sur ma mission.

Chaque lundi pendant 3 mois, je vais te partager un extrait de mon blog de l’époque.

En dessous, tu trouveras à chaque fois mon analyse actuelle (les leçons que j’en tire, 10 ans plus tard, pour améliorer ma vie).

P.-S. : la semaine prochaine, j’écrirai à propos des mendiants et de l’hindouisme (jours 6 et 7).

Ensuite, chaque lundi pendant 3 mois, je ferai le résumé d’une semaine passée en Inde.

 

 

JOUR 3 – BALLUCHI PARK

11/01/2008

Ah, je commence à trouver mes marques. Journée beaucoup plus sereine. Lever avec un horrible mal de gorge et de tête (ai attrapé froid hier soir en allant sur Internet depuis le bureau de David, en plein courant d’air… c’est vrai que c’est troublant : 25 degrés la journée, puis assez froid le soir…).

À 13h, les deux patrons de la deuxième société viennent me chercher en voiture à domicile. Je reviendrai à 18h30 (je vais vraiment tenir cette moyenne de 5h-5h30 par entreprise ?). Rendez-vous très sympa. Pour commencer, ils m’invitent dans un magnifique restaurant (l’un des meilleurs de Delhi). Cadre splendide : parc avec des cerfs, des paons, etc. en liberté. Je me croirais presque en vacances ! Surtout que la météo est délicieuse aujourd’hui. Les patrons sont vraiment sympa : ils veulent absolument distribuer nos produits, du coup, tout est permis ! Resto luxueux aujourd’hui, demain (oui, oui ! samedi !) visite d’un grand hôpital et 2 rendez-vous avec d’importants clients à eux, … Ils proposent même de m’organiser de petites visites touristiques de Delhi (temples, …), et même d’Agra (Taj Mahal et Fort Rouge). On ferait tout cela ensemble, en voiture.

Après le resto (où je me force à manger… je n’ai plus de problèmes gastriques, par contre je mange toujours aussi peu… Bah, David m’a dit que lui, il n’a rien mangé ou presque pendant 3 semaines et a perdu 5 kg), on va à leur entreprise. Là, le cadre est tout à fait différent d’hier. Très surprenant. Hier, l’intérieur était nickel, hyper propre et organisé. Ici, c’est fort misérable (j’ai même été étonnée quand la voiture s’est arrêtée dans le quartier). Mais ils ont d’excellents résultats financiers (et plusieurs personnes m’ont dit de ne pas me fier aux apparences des entreprises indiennes). Enfin on verra. Je reste sur mes gardes (on ne m’achète pas facilement). Poursuite des négociations. Ils me ramènent chez moi.

David est de retour (il est parti la veille fêter son annif dans une autre ville avec des amis, je ne me sentais pas assez bien pour le suivre, passer des heures dans un bus bondé). Souper. De nouveau une très chouette conversation avec la famille. David repart. Il m’avait proposé de me joindre à lui pour le week-end, mais avec mes rendez-vous de demain, c’est râpé. Dommage… Mais bon, de toute façon, on ne va pas forcer vu que j’ai la crève. Surtout que là, il est parti pour une ville à 10h de bus d’ici (aller ! Il faut encore le retour !)… Oh, non, pitié, il faut que je me pose un peu, souffle (c’est déjà un peu foutu avec les rendez-vous de demain). Dimanche, je compte faire une ou deux petites visites à Delhi, à mon aise.

 

 

JOUR 4 – TOUR DES HÔPITAUX/LABOS

12/01/2008

Hello tout le monde ! Ah, now ça va très bien. Ce coup-ci je commence à apprécier ce qui m’entoure, à me sentir plus à l’aise. Ma bonne humeur légendaire revient :-). Today (samedi !), comme annoncé, j’ai donc travaillé (de 10h à 19h… j’adore, c’est de + en + long !). Ai juste ce rhume/mal de gorge qui me poursuit et me fatigue, mais sinon tout va très bien. La journée fut très intéressante sur le plan professionnel. Cette fois-ci, la démarche était différente puisque je rencontrais les clients presque finaux (des chefs de labos, de départements hospitaliers,…). Certains étaient de gros clients (parmi les plus grands hôpitaux de Delhi), avec lesquels le distributeur a déjà un business de plusieurs millions d’euros. Le distributeur comptait sur moi pour répondre aux questions, intéresser les médecins. Tâche plus ardue et sacrée pression sur les épaules ! Mais ça s’est bien passé et j’ai appris un tas de choses en allant sur le terrain. Waouh, impressionnant de visiter un hôpital indien (Je ne vous cacherai pas que j’ai quand même veillé à ne rien toucher !) ! J’avais 3 rendez-vous. Le dernier fut particulièrement intéressant : le gars m’a assommée de questions TRÈS techniques (ma société m’avait dit qu’on ne me demanderait jamais ce genre de choses…hum !), mais a surtout fait une tonne de commentaires sur le marché, les concurrents, la réalité indienne,… Il était hyper bavard. Génial, une vraie mine d’infos !

Pour le dîner, la société m’a laissé le choix entre de la cuisine occidentale ou indienne… Oh, sans trop d’hésitation, j’ai opté pour le Pizza Hut (Ouh ! Pas bien ! J’ai cédé ! Mais ça change ! Je sais, je ne suis pas là depuis longtemps et je suis la 1re à dire qu’il faut s’intégrer, mais franchement, cela a fait du bien. P.-S. : hier, la famille était toute fière de nous faire goûter, à David et moi, de la bière indienne 🙂 Pas mal). Waouh, c’est génial le choix de pizzas qu’il y avait au Pizza Hut ! On ne voit pas ça en Belgique ! Pour le fun, j’ai même essayé un verre d’Ice Tea avec une boule de glace + coulis de fraise qui flottait dedans. Franchement bon. En allant à la toilette, j’ai fait la connaissance d’une Suisse, puis de son mari (oui, 1re fois que je voyais des Européens… Il y en avait d’autres dans le coin ! Ah, les Occidentaux reviennent à ce qu’ils connaissent !). Trop sympa. Ils sont en Inde pour 5 mois. On a échangé nos coordonnées, peut-être qu’ils viendront dans mon logement (leur hôtel est très bruyant). Ce sont de grands voyageurs (plusieurs années en Australie, aux USA, au Canada,…). Ils sont ornithologues et passent leur vie de pays en pays à la recherche de beaux clichés d’oiseaux. Anecdote : quand on quitte le Pizza Hut, il y a une cloche… Plus on la frappe fort, plus ça veut dire qu’on a apprécié la nourriture et le service 🙂

Demain, hé, hé, l’un des patrons va me servir de guide dans Delhi. Pas de business, seulement des visites touristiques 🙂 J’ai hâte d’y être ! Ah, les gens sont tellement sympa et serviables ici ! P.-S. : pour répondre à vos questions, oui, les patrons m’ont parlé du fameux Salon de l’auto qui se tient ici en ce moment (il y avait d’ailleurs davantage d’embouteillages aujourd’hui à cause de ça… Enfin… Si l’on voit la différence, car franchement, c’est toujours plein de voitures et rickshaws ! Toujours des bouchons terribles ! 20 km/h de moyenne, pour rappel !). Ils étaient aussi fiers de m’annoncer qu’en 2010, Delhi organisera les Jeux du Commonwealth (ils m’ont montré la zone déserte où bientôt se dresseront d’immenses stades et hôtels somptueux). Trop fiers d’avoir remporté l’organisation alors que l’Allemagne était aussi en lice !

Durant le souper, la famille m’a un peu parlé des curiosités touristiques, mais surtout du pillage culturel réalisé par les Anglais lors de la colonisation. Comme on pouvait s’en douter, ce fut une véritable honte : les Anglais ont tout pris, volé les pierres précieuses sur les temples, brûlé certains livres anciens, … Mon Dieu… Quelle horreur !

Ce soir, le fils de la famille m’a montré en voiture le chemin à prendre pour rentrer à la maison, à partir des différentes grilles autour des résidences. Ils ont confirmé qu’un plan de Delhi était inutile (c’est le vrai bordel et en plus ce n’est ni fiable ni à jour) (enfin, au cas où, j’en ai déjà dans mes guides sur l’Inde). J’ai tout noté, maintenant c’est beaucoup plus clair, ça devrait aller !

La femme va aussi me procurer des saris (elle est styliste ! Génial ! Elle fabrique des vêtements, mais aussi des bijoux, des chaussures,… E-X-C-E-L-L-E-N-T !). J’adore déjà les coussins de son canapé… Je lui ai demandé qu’elle me montre un peu sa marchandise… Là, pour demain, elle m’a déjà prêté un châle.

Bref, on va y arriver, hein ! Tout rentre dans l’ordre 🙂

 

JOUR 5 – LOTUS TEMPLE / RED FORT / PRESIDENT HOUSE, …

13/01/2008

Génial : today, j’étais 100 % touriste ! (Mmm, je sens que je vais aimer le week-end !). Le patron, Arun, m’avait concocté un chouette programme :

 

1) Bahá’i House of Worship (surnommée « Lotus Temple »). C’est un magnifique édifice en marbre blanc, en forme de lotus à 27 pétales (fleur sacrée en Inde), entouré de 9 bassins et de pelouses. Superficie totale : 92 hectares ! Diamètre du lotus : 70 mètres. L’architecte est iranien et il a fallu 6 ans pour construire le bâtiment (inauguration en 1986). Ce splendide temple appartient au bahaïsme, qui prône la paix et l’unité entre les religions (selon eux, en réalité nous prions le même dieu, toutes les religions sont donc valables), l’égalité entre homme et femme (chaque sexe étant comme l’une des ailes d’un oiseau… il est impossible de se passer de l’un ou de l’autre), la paix sur Terre, l’éducation pour tous, … Cette religion compte 6 millions d’adeptes dans le monde (le groupe le plus important, 2 millions d’individus, se retrouvant en Inde). En France, il y aurait 2 000 pratiquants (j’ai même croisé l’une d’eux, guide dans le musée attenant ! Sa famille compte déjà 3 générations de bahaïs !). Ils ont 7 gigantesques bâtiments du même style dans d’autres pays (Allemagne, USA, Ouganda, Australie, Iran, …). Il paraît qu’il y aurait aussi un magnifique temple à Bruxelles (??? où ça ???). Pour revenir au lotus, c’est un lieu de prières et de recueillement. Tout le monde devait donc ôter ses chaussures et les confier à un genre de consigne. Interdiction de filmer/photographier à l’intérieur (sorry !). C’était très beau.

 

 

2) Ansal Plaza : c’est là qu’on a dîné (comme d’hab, vers 15h… J’adore, je vais revenir toute déréglée !). C’est le plus grand centre commercial de New Delhi. Impressionnant. Plein de magasins, avec fouille à l’entrée. Première fois que je voyais quelque chose de propre et de moderne dans ce pays ! J’ai opté pour de la cuisine indienne piquante (c’est un pléonasme !) végétarienne. En bonus, Arun m’a proposé de prendre de la bière (je croyais que c’était interdit aux femmes, mais apparemment, c’est ok). La Kingfisher est délicieuse (P.-S. : Kingfisher, c’est aussi le nom d’une grande compagnie aérienne… Tout appartient à un magnat indien… J’avais déjà vu un reportage sur lui à la TV en Belgique).

 

 

3) Fort Rouge (traduction littérale de « Lal Quila ») : c’est une ancienne cité impériale qui doit son nom à la couleur de ses remparts en grès. La construction a commencé en 1639 et s’est achevée 9 ans plus tard. Le bâtiment fut le siège du pouvoir moghol jusqu’à la destitution du dernier empereur moghol Bahadur, en 1857. C’est un symbole important, car c’est sur ce fort que fut hissé pour la 1re fois le drapeau indien le 15 août 1947, jour de l’indépendance. Au milieu (entre plusieurs portes), un bazar : « Chatta Chowk » (j’ai dû me retenir de regarder les bijoux, tissus, etc. Ce sera pour + tard ! C’est toujours + cher sur les sites touristiques !). Ensuite, il y avait des salles d’audiences (Diwan-i-Aam), les appartements des femmes (Rang Mahal), etc. !

 

 

4) By night : Rashtrapati Bhavan (ancien palais du vice-roi des Indes, aujourd’hui résidence du président de la République). En face : la porte d’Inde (India Gate). Ça faisait vraiment penser aux Champs-Élysées. Mais il faisait noir, alors les photos n’ont pas trop bien donné (contrairement, je crois, à la caméra). Bah, j’y retournerai pour la grande parade de la fête nationale, fin janvier ! ! !

D’ailleurs, Arun (le patron) m’a proposé de nouvelles excursions (après avoir insisté sur le fait que tout ceci n’avait rien à voir avec le business… Bah, on verra, je ne sais pas trop si je dois le croire… Mais je sens quand même que ça lui fait plaisir de me faire découvrir son pays… Et puis, c’était très sympa ces visites avec lui today). Il va me réserver une place pour le grand défilé de la fête nationale (faudra être sur place vers 5h du mat’ !). Ensuite, il m’a proposé un truc génial : partir un week-end à Benarès ! ! ! La grande ville sainte ! ! ! On irait ensemble en train (10h aller, 10h retour). Y a plein de temples et bâtiments sacrés (Waouh, tant de gens m’en ont dit du bien !). De là, il me montrerait aussi quelques petits villages autour, pour que je découvre aussi la vie rurale (il est originaire de ce coin-là). Cool ! ! !

Autres news : 2 couples sont arrivés ici dans la famille. Un couple d’étudiants américains (ils étudient l’architecture à Chennai et font une pause visites quelques jours). Ils ne resteront plus qu’une journée si je me rappelle bien. Et un couple d’Anglais, dans la 50aine. Très sympa. Eux resteront une dizaine de jours (ils ont trop râlé en réalisant qu’ils quittaient la ville le 26, jour des festivités de la fête nationale ! ! !).

P.-S. : n’empêche, c’est trop gai. Je commence à découvrir plein de choses sur la culture indienne. Je pose un millier de questions. Tantôt, Arun a essayé de m’apprendre quelques mots d’hindi. Waouh, ça n’a pas l’air facile. J’ai filmé pour m’entraîner, réécouter 🙂 !

 

 

Mon analyse, 10 ans plus tard

Les visites étaient vraiment très sympa. Mais ce qui me frappe, c’est que j’étais quand même un petit peu naïve, notamment vis-à-vis de l’attitude des patrons indiens qui ont vraiment essayé de m’amadouer, de m’en mettre plein la vue… J’étais un petit peu trop crédule et cela me jouera des tours, d’ailleurs, plus tard dans mon séjour. Donc, là, je vois quand même que j’ai mûri (heureusement ! :-)).

 

Dans cet extrait-ci, je ne vois pas beaucoup de choses que je pourrais retenir pour maintenant. Mais il y a quand même quelque chose qui me saute aux yeux : dans mon souvenir, ça avait mis beaucoup plus longtemps pour que je me sente à l’aise. J’avais l’impression que cela avait au moins pris une semaine ou deux. Et finalement, quand je relis tout cela, ben non. Assez vite, après seulement 3-4 jours, j’étais quand même bien dans ma peau. Comme quoi, je me suis quand même habituée assez vite à une vie fort différente. C’est donc positif comme analyse.

 

Gérer ses pensées négatives et sa petite voix intérieure

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Vidéo très importante, qui marque un tournant.

On a tous une petite voix intérieure. Parfois, elle prend trop de place et en vient même à nous harceler, à nous donner des pensées négatives (tu es nul(le), tu n’y arriveras pas, …). Pas toujours facile de contrôler tout cela.

Mais miracle : depuis quelques jours, grâce au coaching, j’arrive enfin à contrôler mes pensées !

Regarde la vidéo pour découvrir ce qui s’est passé…

 

 

 

 

Inde – Jours 1 et 2 (ambassade et Faridabad)

By | Inde | No Comments
Article dans le cadre du dossier spécial « Inde ».

Plus d’infos : cf. https://jegeremavie.be/pendant-trois-mois-revis-avec-moi-mon-voyage-en-inde/

Il y a 10 ans, je suis partie 3 mois en Inde.

Pour en savoir plus sur ma mission, consulte cet article : https://jegeremavie.be/inde-infos-generales-a-propos-du-pays-et-de-ma-mission/

 

Voici un extrait de mon blog de l’époque.

En dessous, tu trouveras mon analyse à l’heure actuelle (les leçons que j’en tire, 10 ans plus tard, pour améliorer ma vie).

 

P.-S. : la première semaine, j’avais écrit un article par jour. Ensuite, j’étais passée à un article par semaine. Je te présenterai la première semaine en plusieurs fois, pour que tu n’aies pas trop à lire d’un coup. J’ajouterai bientôt le podcast.

 

 

JOUR 1 – BIEN ARRIVÉE !

09/01/2008

Voilà, ça y est, je suis à New Delhi ! Waw, on m’avait prévenue, mais c’est vrai que c’est un incroyable choc culturel ! Il va me falloir un peu de temps pour m’habituer ! Là, je suis encore un peu sous le choc, mais ça devrait aller. J’ai déjà pris des photos et filmé un peu. Je vous mets ça sur le blog dès que possible, avec davantage de commentaires bien sûr ! À tout bientôt !

 

JOUR 1 – AMBASSADE

09/01/2008

Let’s go pour le récit de mes premières impressions !

Mardi 8 janvier : départ pour Delhi. N’ai dormi que 2h la nuit avant de prendre l’avion (je devais scanner des documents importants, régler encore certaines choses,…). Adieux à ma famille. Puis voilà, je me retrouve toute seule… Cette fois-ci, faut se lancer ! Suis quasi la seule Occidentale à bord de ce magnifique avion. Retard dans le décollage (il y a des valises à bord qui n’appartiennent à aucun passager… Vite, virez-moi ça, je ne veux pas d’une bombe !). Grand luxe : j’ai plein de place et me régale en visionnant des films, écoutant de la musique,… Vive Jet Airways ! Je ne dors qu’une petite heure. Arrivée à Delhi. Contrairement à ce que David disait (« surtout, prends un gros pull, il fait glacial ! ! ! »), il fait 17°C à minuit. Gros stress : le visa (car j’ai un visa touristique alors que ma valise contient 46 clés USB, des brochures, des documents professionnels) et la valise (la récupérer entière directement et non pas après quelques jours, comme David) ! Ouf, aucun problème (même si j’ai eu peur pour la valise et l’ai attendue 1h, les yeux rivés sur le tapis… Heureusement, je n’étais pas la seule dans le cas). Je change un peu d’argent (y a pas moyen de commander de roupies en Belgique : aucun billet ne peut quitter le territoire indien). Il est 1h du mat’. Prochaine étape : trouver mon chauffeur… Waw, y a une foule dingue avec plein de pancartes. Je regarde partout… Rien à mon nom… (!!!) Bon, je repasse (sous le regard de tout le monde et des cris pour que je vienne avec eux… Manifestement, on apprécie les blondes ici). Toujours rien. Aaaah ! Bon, on se calme. Finalement, un Indien me dit que certaines personnes attendent aussi à l’extérieur de l’aéroport. Youpi ! Trouvé ! Mais c’est déjà une toute autre ambiance à la sortie… Suis tellement sous le choc et prise par un sentiment d’insécurité que je range mon appareil photo et ma caméra. Des mendiants, des gens louches et sales, … on passe (à presque 2h du mat’) dans des couloirs désertiques et sales, presque des coupe-gorge. Arrivée dans le parking sombre (je ne lâche pas d’une semelle mon chauffeur !). En route pour le Bed & Breakfast… Conduite sportive, avec plein de klaxons, sans ceinture de sécurité (hein? Seatbelt? Pourquoi faire? Ce sont les champions de la sécurité ici, voyons !). Ai cru plusieurs fois qu’on aurait un accident (vive les queues de poisson, les trous, les bosses,…). Welcome in India! Arrivée vers 2h30 à mon logement. Suis très bien accueillie par le proprio, son fils et l’un des domestiques. Arrive ensuite David (qui est parti dans le cadre du même programme que moi, mais pour une autre entreprise… Il est arrivé dans mon logement suite à mes conseils). On parle un peu. Je range mes affaires. Suis au lit vers 4h15.

Mercredi 9 janvier 2007 : Lever à 10h (au lieu des 9h prévues). Je découvre mon univers sous le soleil, en montant sur la terrasse… Waw ! Premier petit choc quand même. Les ordures dans la rue, les vieux bâtiments, les chiens errants, la saleté,… J’ai l’impression d’être dans un pays en guerre et je me dis « mais qu’est-ce que je fous là? Je suis folle ! Dire que je vais rester 3 mois ! ». En plus, la veille, David m’a annoncé que finalement il partait la semaine prochaine (pour d’autres villes avant de retourner en Belgique). Premier petit-déjeuner. Je rencontre Purnima (la dame qui m’héberge) et sa fille (j’avais déjà vu le mari – Ajay- et le fils hier soir). Je fais aussi la connaissance d’un couple d’Australiens très sympa qui logent ici pour quelques jours. Vraiment chouette. David a un rendez-vous, Purnima lui prête une veste. À peine le temps de dire ouf : David m’emmène en rue (vive les regards posés sur moi ! Assez inquiétant !), se propose de négocier un rickshaw jusqu’à l’ambassade pour moi. Voilà, bam, avant d’avoir le temps de réaliser, je me retrouve à l’arrière d’un engin du diable… Fort impressionnant vu qu’il n’y a pas de fenêtre dans ce véhicule à trois roues qui se faufile partout et multiplie les queues de poisson. Grande impression de proximité avec tous les chauffards, mendiants, etc. qui m’entourent. Je ne sais même pas trop où je vais. Ça dure un petit temps. Puis bam, le rickshaw s’arrête. On est soi-disant dans la bonne rue. À moi de trouver l’ambassade (après avoir été prise en photo par un Indien intrigué). La galère commence. Je me perds un peu (j’ai interrogé des policiers qui m’ont mal indiqué). Quelle joie en voyant le drapeau tricolore de ma chère petite Belgique (grâce aux indications du garde d’une autre ambassade) ! Je rencontre Monsieur Muller, l’attaché économique de l’Awex, ainsi que ses assistantes. Très sympa. Il propose d’aller tous ensemble manger au restaurant. On y va avec le chauffeur de l’ambassade. Sommes rejoints par ceux travaillant pour la FIT (l’équivalent flamand). Vraiment génial comme ambiance. Je me détends un peu. Retour à l’ambassade. Je découvre mon bureau. Quelques heures plus tard, le manque de sommeil, le décalage horaire et le stress ont raison de moi : à 17h, je demande à m’en aller. Monsieur Muller demande au chauffeur de me déposer dans une banque (pour avoir un peu de liquide), puis à un rickshaw pour rentrer. Rickshaw du retour… Je me détends… Début de soirée, l’air est agréable, je me dis que finalement ça va aller. Puis nous sommes pris dans les embouteillages. Il fait de + en + noir. Des mendiants estropiés m’approchent aux feux rouges, mettent leurs mains sur mes cuisses (facile vu que le rickshaw est sans fenêtres)… Nous passons dans des lieux très animés et mal fréquentés. Ça devient inquiétant. Mon chauffeur est perdu. Désolé : je ne peux pas l’aider, tout se ressemble et il n’y a aucun nom de rue ! Il demande son chemin, personne ne sait où se trouve ma fameuse rue. David me sonne, inquiet de ne pas me voir rentrer depuis des heures (mais je n’entends rien avec tous les klaxons). Finalement, mon foutu chauffeur me plante là, en pleine rue sombre, grouillante de gens. La grille est fermée, il paraît que le bloc « I-9 » est là derrière… Génial… Qu’est-ce que je fais? Attendre qu’un rickshaw s’arrête me semble encore plus dangereux… Alors ; je m’écarte de la foule et avance pas très rassurée dans le noir… En effet, ouf, je vois rapidement la pancarte… Quelques mètres quand même dans des rues sombres… Finalement, ouf, je rentre à bon port… Au secours ! J’ai eu une de ces peurs ! Je retrouve David à l’intérieur, jouant aux échecs avec le fils de la maison. Je raconte mes aventures. Suis fort émue, prise par la fatigue, la récente frayeur. Mais ouf, c’est fini now. Excellent souper. Puis on fête l’anniversaire de David (avec un jour d’avance). Merveilleux moment où on rit tous beaucoup. C’est vraiment une famille géniale ! Cette petite fête m’a fait du bien au moral ! Fin de soirée : je vais sur Internet depuis la chambre de David car Internet n’est pas encore accessible dans la mienne (c’est prévu pour dans quelques jours). Soudain, panne d’électricité. Je monte dans ma chambre à la lueur d’une bougie… Ça aussi c’est typique en Inde !

P.-S. : regardez les photos ci-dessous (il y en a plus qu’hier car la coupure de courant est tombée en plein durant mes téléchargements/enregistrements)

 

30 ans de David

L’ambassade de Belgique à New Delhi

Ma chambre à New Delhi

Le hall d’arrivée à l’aéroport de New Delhi. Mais où est mon chauffeur ?

 

JOUR 2 – FARIDABAD : PREMIER RDV

10/01/2008

Lever. L’électricité est revenue durant la nuit (je le sais car je me suis levée plusieurs fois : depuis mon arrivée, j’ai déjà des problèmes gastriques…yeah !). Merveilleux : il n’y a plus d’eau. Je me lave à la bouteille (brrr, c’est froid !). Encore mieux : le W.-C. est bouché. Yes, cette deuxième journée commence bien ! Petit-déj. Les proprios vont tout réparer durant mon absence. À 12h30, mon chauffeur arrive. Today, je quitte New Delhi : je vais à Faridabad, à 25 km d’ici, pour mon 1er rendez-vous avec une société. Sur le chemin, mon GSM indien me téléphone plusieurs fois (vous connaissez les pubs non désirées, en hindi ? J’ai à chaque fois l’impression que c’est quelqu’un, j’essaie de comprendre J). Le chauffeur me pose pas mal de questions. Voyage qui dure 1h (oui… Quand je disais qu’on faisait en moyenne du 20 km/h !). Paysage encore plus misérable. Des bidonvilles, des villages poussiéreux, des décharges à ciel ouvert,… Je croise quelques vaches sacrées. Arrivée à destination. Mon chauffeur va m’attendre (aucune idée du temps nécessaire, je lui dis environ 1h-2h… Je l’appellerai quand j’aurai fini). Excellent rendez-vous… Finalement je sortirai du bâtiment 5h plus tard !!! Oui !!! Épuisée, mais contente ! Entreprise très professionnelle, gens sympa, produits complémentaires… Non, je sens que je vais les recontacter ! Durant ces 5h, j’ai découvert les véritables toilettes indiennes (prise d’une douleur et d’un besoin urgent, j’ai eu la chance de me retrouver sans aucun papier…yeah ! Welcome in India! Heureusement qu’il y avait de fins papiers pour s’essuyer le visage… et une poubelle…), le dîner entre collègues (ils m’ont invitée, à 15h30 !!! à manger… avec tous les grands patrons, avec mes doigts – de la main droite, bien sûr… ai quand même essayé de faire gaffe – suis déjà assez malade ainsi – et j’ai insisté pour avoir une bouteille d’eau… ce verre d’eau ne m’attirait guère..). Ensuite, après ce break de 20 min très sympa, poursuite de la réunion. Puis visite de l’entreprise (on m’a présentée fièrement à tout le monde, interrompu une formation à une vingtaine de nouveaux employés…applaudissements nourris). J’étais vraiment une petite princesse là ! D’ailleurs, ils avaient mis en grand sur toutes les portes qu’ils m’accueillaient (et que je venais de telle société, de Belgique). Je suis sortie un peu plus tard les bras chargés de cadeaux et de brochures :-). Ensuite, retour au Bed & Breakfast. Sans problème. Embouteillages, mais c’est plus rassurant en voiture. N’empêche, nous nous sommes encore perdus, impossible de retrouver la rue, personne ne connaissait, on a tourné en rond (ça va être comme ça tous les soirs???). Souper à l’aise. L’eau et le W.-C. sont remis en état (un plombier passera quand même demain : il y a un truc de cassé, du coup, l’eau fuit). Internet. Dodo. Ah ! Que me réserve la journée de demain? J’ai déjà l’impression d’être ici depuis longtemps avec toutes ces émotions et choses nouvelles ! P.-S. : c’est fou de passer toutes les nuits devant la buanderie où dort l’un des employés, par terre, sur le sol froid…

 

Mon analyse, 10 ans plus tard

 

J’avais oublié que j’avais si peu dormi juste avant de prendre l’avion et que j’avais tout de suite eu un rythme soutenu. Par contre, ces deux premières journées sont celles dont je me souviens le plus. Ce fut mon premier contact avec le pays et le choc fut assez brutal.

Avec du recul, je me dis notamment que j’aurais dû préparer ma valise beaucoup plus à l’avance. Cela m’aurait permis de dormir davantage. D’autant plus que je sais que la fatigue me rend très sensible, à fleur de peau. Ce n’était donc pas l’idéal pour affronter tant de nouveautés et de bouleversements. Cela ne m’étonne pas que je sois tout de suite tombée malade et que mon ressenti ait été exacerbé !

 

J’aurais aussi dû prendre un visa commercial : c’était tout à fait possible. J’avais voulu m’éviter des formalités administratives, mais finalement cela m’avait causé des soucis à plusieurs reprises durant mon voyage. Conclusion intéressante pour maintenant : mieux vaut parfois un peu de paperasserie ; cela permet ensuite d’être plus serein (et je confirme : depuis que je remets de l’ordre dans la gestion de mon agence de traduction, je me sens moins stressée).

 

Ce qui me frappe aussi en relisant cet article, c’est que j’ai tout de suite vécu beaucoup de choses. Ce fut très bouleversant et j’ai plusieurs fois eu très peur. Ce qui m’a permis de surmonter tout cela, c’est de ne pas me poser trop de questions : j’ai foncé, me disant que je n’avais pas le choix. C’est ce que je vais faire actuellement : affronter mes peurs et mes doutes.

 

Pour terminer, ce que je ne dis pas dans cet article, et qui est pourtant un autre souvenir marquant, c’est que lors de mon passage à l’ambassade, j’avais pu brièvement consulter mes e-mails et j’avais fondu en larmes : j’avais reçu un e-mail surprise de mon père. Il m’envoyait la photocopie d’un magnifique poème (souhaitant en gros un bon voyage dans la vie, malgré les épreuves). Mon père avait signé « Papa » et ajouté pudiquement « Ce que je n’ai pu te dire au départ ! Bonne chance, que Dieu te protège ! ». Cela m’avait beaucoup touchée car mon père était très distant et ne parlait jamais de ses sentiments. C’est la première fois de ma vie que je recevais une telle preuve d’amour de sa part. Mon blog fut à l’époque le moyen de nous rapprocher : mon père m’avait envoyé beaucoup d’e-mails et avait laissé des commentaires sur le blog (c’est fou comme il faut parfois partir à des milliers de kilomètres pour se rapprocher de quelqu’un). À son décès, il y a un an, ce poème et ce petit mot ont pris un autre sens. C’est comme s’il s’adressait à nouveau à moi et me disait que tout irait bien, que j’aurais la force de poursuivre ma route. J’ai d’ailleurs imprimé le poème et la phrase d’accompagnement. Ils se trouvent désormais à côté de mon bureau et je les relis de temps en temps pour me donner courage. Mon père n’aura pas connu le blog « Je gère ma vie » et celui de mon agence, créés après son décès. Mais aujourd’hui, hasard du destin, c’est de ma mère que je me rapproche grâce à mes articles et mes vidéos. C’est marrant comme les choses se reproduisent. Dans aucun des deux cas ce n’était le but premier, mais c’est un très beau cadeau surprise. J

 

 

 

 

 

Inde – Infos générales à propos du pays et de ma mission

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Pour que tu comprennes mieux pourquoi je suis partie en Inde il y a 10 ans (en 2008), voici les informations de base que j’avais mises sur mon blog juste avant de partir…

 

1 – MA MISSION

 

Pour commencer, petit rappel de ce que je vais faire en Inde. (Mais oui, qu’est-ce qu’elle va encore f*** là-bas? Je n’ai jamais très bien compris…) Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le (re)demander…:-)

Durée de la mission en Inde : 3 mois (du mardi 8 janvier 2008 au samedi 5 avril 2008)

Contexte : le programme « Explort » de l’Awex (Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements étrangers). Après une licence en traduction français/anglais/néerlandais et un master à l’unif de Gand en communication multilingue en entreprise, j’ai choisi de me lancer dans le commerce international. Autant faire la pub de la Belgique, pas vrai ?

Le programme Explort : www.explort.be

  • Tests & entretiens de sélection réalisés par l’Awex (fin 2006)
  • Formation en commerce international (mars 2007 – septembre 2007) : marketing stratégique, géopolitique, techniques de vente, assurances, logistique et IncoTerms, droit commercial international, gestion de projet, de risques et du stress, e-business, finance internationale, interculturalité, … Spécialisation en prospection commerciale à l’étranger
  • Rapport écrit et défense orale devant jury (préparation de la mission)
  • Stage en entreprise de 2 mois chez ZenTech (mi-octobre 2007 à mi-décembre 2007)
  • Mission de prospection (3 mois en Inde pour ZenTech)
  • Rapport écrit et défense orale devant jury (compte rendu de la mission)

Objectif général d’« Explort » : aider une entreprise wallonne à exporter en lui ouvrant un nouveau marché à l’étranger. Ce programme est une initiative du Plan Marshall.

Mon statut : je reste demandeuse d’emploi. Je ne suis pas rémunérée par ZenTech ou l’Awex. Je reçois juste une bourse pour couvrir tous les frais de mission (hôtels, transports, télécommunications, nourriture, etc.). Cette bourse est payée à 75 % par l’Awex et 25 % par l’entreprise. L’opération est donc particulièrement intéressante pour la société : je suis à son service presque gratuitement pendant 5 mois (stage + mission). En contrepartie, après avoir reçu la formation en commerce international, je peux acquérir une merveilleuse expérience à l’étranger.

L’entreprise pour laquelle je pars : « ZENTECH » (mot-valise comprenant le fait d’être « zen » + le mot « technologies » pour ceux qui n’auraient pas compris, hi hi). www.zentech.be. Elle est liégeoise et fabrique des kits de diagnostic médical in vitro. (Ouh là, doucement Laura, ça se complique !). Ben en mots simples, ce sont des substances chimiques ou des tests rapides (comme les tests de grossesse) permettant à des labos ou hôpitaux de voir si les patients analysés ont bien telle ou telle maladie. On détecte ainsi le début de certains cancers, les maladies durant la grossesse (ex. : trisomie 21), les allergies, etc.

Bref, vous l’aurez compris, je me suis amusée pour maîtriser leurs produits. Je ne suis pas biologiste ou médecin, moi ! Mais bon, ça va. Je me suis documentée. Et ils m’ont bien formée. J’ai aussi été à Düsseldorf, pour le forum mondial de médecine. Un truc de fous ! 17 gigantesques palais d’exposition ! ZenTech y tenait un stand. J’ai pu répondre aux questions des visiteurs et rencontrer certains distributeurs indiens. Super expérience.

But de ma mission en Inde : trouver le partenaire idéal qui distribuerait les produits de ZenTech sur place. J’ai commencé par une analyse de marché et un listing des entreprises intéressantes. Finalement, après tri, j’ai contacté une bonne 50aine de sociétés indiennes (actives dans le même secteur : le diagnostic médical in vitro). Le but, c’est de fixer des rendez-vous, de les rencontrer, d’établir leur profil (voir s’ils ont du potentiel, s’ils correspondent à nos attentes, …), de répondre à leurs questions, de négocier les prix de distribution, etc. C’est la débrouille totale, je dois m’occuper de tout (réservation des vols intérieurs et des logements, prises de rendez-vous, etc.).

Let’s go !

Me voilà donc transformée en businesswoman… Partie seule à l’aventure… Loin de tout… Avec une valise de max. 20 kg pour 3 mois (si possible moins lourde car il y aura les souvenirs au retour ! ! !), un laptop ( ! ! ! quelle aventure pour l’avoir ! ! !), des catalogues + clés USB et des cartes de visite. À moi de dénicher la perle rare et de l’apporter sur un plateau d’argent au directeur du marketing de ZenTech qui me rejoindra la toute dernière semaine. On fera ensemble le tour des entreprises intéressantes que j’aurai trouvées.

Je ne pars donc pas en Inde pour faire du tourisme ! C’est avant tout professionnel. Mais j’essaierai de visiter quelques lieux intéressants (surtout le week-end). Et puis, de toute façon, mon quotidien sera déjà fort dépaysant…

P.-S. : normalement, j’aurais dû participer à la mission princière en Inde (avec le Prince Philippe, des ministres, des entreprises, la presse, etc.). J’étais inscrite, mais la mission a été reportée plusieurs fois. Finalement, ce sera organisé fin 2008… alors tant pis, je n’allais pas attendre un an !

 

Programme (comme prévu initialement) :

Veille du départ (lundi 7 janvier au soir) : rendez-vous avec un patron indien de passage à Bruxelles. Même pas le temps de monter dans l’avion que je serai déjà dans le bain !

Départ : je décolle de Bruxelles le mardi 8 janvier à 11h30. Compagnie aérienne : Jet Airways (compagnie indienne équipée d’avions très modernes et confortables). Vol direct, sans escale.

Arrivée : j’atterris à New Delhi la nuit du mardi 8 au mercredi 9 (à minuit 10 heure locale, donc mardi 8 à 19h40 heure belge).

New Delhi durant 1 mois (8 janvier – 5 février) : J’ai déjà des rendez-vous de prévus le jeudi de mon arrivée, le vendredi, le lundi,… bref, ça commence fort ! Je ne vais pas chômer ! Un bureau m’attend à l’ambassade de Belgique (afin d’avoir des tuyaux pour l’étude de marché, passer des coups de fil, etc.). L’attaché économique, Monsieur Muller, est extra. J’ai hâte de le rencontrer après tous nos échanges d’e-mails et de coups de fil ! Je logerai dans un Bed & Breakfast. Je serai accueillie par une charmante famille indienne qui a 3 chambres + 3 appartements pour touristes.

Mumbai durant 2 mois (5 février – 2 avril) : le mardi 5 février, je reprends l’avion pour Mumbai (nouveau nom de Bombay), un peu plus au sud (ouest) du pays. Peut-être que durant cette période j’irai aussi dans quelques villes voisines pour voir des clients. Il est déjà question d’Ahmedabad (début février) et de la région de Goa (mars ou fin février). Peut-être que j’irai aussi dans des villes comme Bangalore et Chennai.

Dernière semaine : le week-end du 29-30 mars, le directeur du marketing de ZenTech me rejoint à Mumbai. Du lundi 31 mars au mercredi 2 avril, on fait le tour des entreprises intéressantes dans la région de Mumbai. Le mercredi 2 avril, on reprend l’avion pour New Delhi. On reste jusqu’au vendredi (idem : tour des entreprises prometteuses).

Départ de New Delhi : la nuit du vendredi 4 au samedi 5 (à 2h45 du mat’ ! ! ! !) je reprends l’avion en direction de ma petite Belgique adorée…

Arrivée à Bruxelles : samedi 5 avril à 8h00 du mat’.

 

2 – POURQUOI L’INDE ?

 

OK, mais pourquoi suis-je partie en Inde et pas ailleurs?

Le programme Explort me permettait de partir où je le voulais dans le monde. Cela aurait pu être l’Australie, le Brésil, la Chine, la Thaïlande, la Russie, … Le tout, c’était de trouver une entreprise wallonne (Awex oblige !) intéressante et souhaitant développer un nouveau marché dans ce pays.

Au départ, je voulais m’expatrier environ 2 ans à Londres, pour améliorer mon anglais et avoir une expérience professionnelle à l’étranger. « Explort » m’aurait permis de commencer par une mission de 3 mois et une fois sur place, j’aurais cherché du boulot.

Avant que je n’aie le temps de commencer à contacter des entreprises, l’Awex a organisé un séminaire de rencontre entre les jeunes participants au programme et quelques sociétés déjà intéressées. L’une d’elles avait un excellent profil, des produits extra et me proposait justement une mission de prospection en Inde, avec engagement à la clé. J’aurais été responsable de certains marchés et aurais passé mon temps entre la Belgique et ces pays, à développer le réseau de distribution. Cela m’emballait vraiment.

J’avais été retenue. Mais finalement, le projet avait été repoussé de plusieurs mois car un des commerciaux venait de partir et il fallait répartir les pays entre les différentes personnes. Cela allait prendre un peu de temps, on ne pouvait plus rien me garantir, la mission tombait sans doute à l’eau.

Mais entre temps, je m’étais documentée sur l’Inde… J’avais vraiment pris goût à ce défi. C’était beaucoup mieux que Londres… Vu que je pouvais partir où je le voulais, pourquoi ne pas aller vraiment loin, dans un pays tout à fait différent, qui me transformerait certainement ? C’était l’idéal avant de me lancer dans la vie active. Avoir un autre regard sur la vie et le monde…

En plus, entre nous soit dit, depuis toute petite, l’Inde exerçait quelque chose de particulier sur moi… C’était le pays de Gandhi, de Mère Teresa, cette femme que j’ai toujours tant admirée… Enfant, je voulais même devenir religieuse et partir comme missionnaire pour aider les plus démunis… Finalement, d’une façon ou d’une autre, j’allais faire quelque chose de rapprochant… Je partirais en mission… pas comme religieuse, non, mais dans le but quand même d’aider la population, de lui donner le matériel nécessaire pour détecter des maladies et donc améliorer ses conditions de vie.

J’ai donc contacté des entreprises ayant des vues sur l’Inde.

Très peu de temps après, l’Awex a organisé un séminaire sur l’Inde. Une fois par an, les attachés économiques en poste à l’étranger reviennent pour faire un rapport, expliquer aux entreprises comment le marché se porte, comment on peut y faire des affaires, … Je me suis inscrite à ce séminaire, et j’ai demandé la liste des entreprises participantes. J’ai contacté celles qui m’intéressaient et fixé des rendez-vous. C’est ainsi que j’ai trouvé ZenTech.

 

3 – L’INDE

 

(pour rappel, les chiffres ci-dessous datent de mon départ, donc de 2008)

 

Superficie : 3 288 000 km² (soit 108 x la Belgique ! ! !)

=> 2950 km d’est en ouest & 3250 km du nord au sud

Capitale : New Delhi

Indépendance : depuis le 15 août 1947 (on vient d’en fêter le 60e anniversaire !)

Décalage horaire : + 4h30 en hiver par rapport à la Belgique (+3h30 en été )

Climat : je suis partie à la meilleure période (sec, +- 25°C à Delhi et +-35°C à Mumbai en janvier). La saison chaude s’étend de la mi-mars à la mi-mai (temps fort humide et températures dépassant les 40°C). La mousson (accompagnée de pluies diluviennes) a lieu environ de juin à septembre.

Population : 1 125 000 000 habitants (soit 108 x la Belgique ! ! !) P.-S. : vous l’aurez remarqué… Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’Inde et la Belgique ont la même densité de population (344 hab./ km²) ! ! !

=> C’est le 2e pays le + peuplé après la Chine. Cela représente 17 % de la population mondiale. Attention, vu son incroyable croissance démographique (17 millions d’individus en + chaque année), l’Inde devrait bientôt dépasser la Chine et devenir le pays le + peuplé au monde.

Religions : hindous (82 %, majoritairement végétariens), musulmans (12 %), chrétiens (2,3 %), sikhs (2 %), bouddhistes (0,8 %), jains (0,4 %)

Symboles nationaux :

l’animal national = le tigre

l’oiseau = le paon

la fleur = le lotus

l’arbre = le figuier

le fruit = la mangue

Villes principales: Mumbai/Bombay (19 millions d’hab., soit la 6e ville la + peuplée au monde), Delhi (18 millions = n°8 au monde), Calcutta (15 millions = n°11 au monde). Il y a 27 villes de + d’un million d’habitants.

Langues : 18 langues officielles. L’hindi est surtout la langue de la classe dirigeante, des ministères et du gouvernement central. L’anglais, la langue des affaires et des classes éduquées.

Espérance de vie : 68,6 ans

Taux de mortalité infantile : 63 %

Taux d’analphabétisme : 39 %

Monnaie : roupie indienne. (1 euro = 51 roupies)

Économie : l’Inde est en plein boom. La croissance économique y est formidable dans de nombreux secteurs (informatique, biotechnologies, call centers, etc.). On désigne même la ville de Bangalore comme la nouvelle Silicon Valley. Pour ce qui est de mon domaine (le diagnostic médical in vitro), la croissance mondiale est de +- 5 % alors qu’en Inde elle atteint les 20 à 25 % ! ! !

P.-S. : on roule à gauche ! ! ! (les Anglais ont laissé leur empreinte !)

Il y a aussi une tonne de particularités dont je ne manquerai pas de parler bientôt ! En vrac : normalement ils n’utilisent pas de papier W.-C. (sauf dans certains lieux touristiques ou hôtels), les hindous mangent avec les doigts (mais jamais de la main gauche considérée comme impure), on circule très lentement (30 km/h de moyenne), il faut une patience INCROYABLE, la bureaucratie est terrible, etc.

Mais à côté de cela, les Indiens ont un pays magnifique, un autre regard sur le monde, une joie de vivre pour des petits plaisirs quotidiens, un sens de l’accueil et du partage, etc.

Je ne pourrai que revenir transformée de cette expérience unique !

 

Pendant 3 mois, revis avec moi mon voyage en Inde !

By | Inde | 2 Comments

Il y a 10 ans, jour pour jour, je m’envolais pour l’Inde afin d’y mener une mission commerciale de 3 mois visant à développer les activités d’une entreprise belge de biotechnologies. J’avais 25 ans, je venais de terminer mes études, j’étais seule (sans compagnon ni enfant) et j’ignorais à quoi ressemblerait mon avenir une fois de retour chez moi.

Ce fut le voyage le plus extraordinaire de ma vie.

 

 

3 mois à voyager seule à travers l’Inde

 

Imagine un instant : j’ai parcouru l’Inde toute seule, que ce soit en train ou en avion. Je me suis rendue à New Delhi et dans un village plus au nord, à Ahmedabad, à Mumbai (Bombay), à Agra (je ne pouvais pas rater le Taj Mahal !), dans le Rajasthan – où l’on trouve plusieurs palais de maharajahs (Udaipur, Jaipur…), à Goa (aux plages paradisiaques), à Hyderabad (plus dans le centre), à Chennai (Madras) (dans le sud-est)… J’ai fait à la fois preuve de courage, d’organisation et de débrouillardise. J’ai dû tout gérer toute seule.

Une folie quand j’y pense… Lorsque j’ai atterri à New Delhi, avec mon unique valise pour toutes ces semaines, j’ai été tellement choquée par ce qui m’entourait (mendiants, cadavres, personnes estropiées, saleté…) que j’ai eu l’impression de débarquer dans un pays en guerre. Je me suis demandé ce qui m’avait pris. Je me suis dit que même si j’aime les défis, cette fois j’avais « fait trop fort ». Sans oublier que là-bas, une jeune femme aux longs cheveux blonds, se promenant seule de surcroît, attire tous les regards. Plus d’une fois j’ai eu peur et j’ai eu de la chance, mais j’ai aussi croisé la route de personnes formidables et vécu des instants magiques. Chaque journée était tellement riche en émotions et pleine de surprises ou d’imprévus que j’avais l’impression que c’était une semaine ou un mois.

Quelques souvenirs

 

Voici deux ou trois choses dont je me souviens spontanément…

  • Question logement, on trouve de tout : des hôtels extrêmement luxueux et hors de prix aux hôtels très bons marché, mais à l’hygiène et au niveau de sécurité douteux, en passant par les B&B, les auberges de jeunesse, les ashrams, etc. Pour ma part, j’ai logé dans trois familles : à New Delhi (où j’ai trouvé une deuxième famille de cœur), dans un village à plusieurs heures au nord de New Delhi et à Mumbai (Bombay). Partout ailleurs, j’étais dans des hôtels modestes (sauf à Goa où un contact professionnel m’avait réservé un hôtel luxueux). Si tu effectues un voyage d’affaires, je te conseille de loger dans une famille (autrement dit dans un Bed & Breackfast) : ta société ne sera pas jugée sur le standing de ton hôtel, tu montreras que tu t’intéresses à la culture indienne et tu paieras moins cher que dans un hôtel « suffisamment bien aux yeux de ton partenaire commercial ». Cela te permettra aussi de te sentir moins seul(e) le soir et d’avoir des conseils utiles (curiosités à visiter, nombreuses particularités culturelles dont il faut tenir compte, etc.).

 

  • La nourriture est absolument délicieuse (et très bon marché). Ce fut une réelle découverte pour moi. J’ai aussi constaté qu’on pouvait manger végétarien et très varié (beaucoup d’Indiens sont hindouistes et végétariens). Par contre, il faut être très prudent au niveau de l’hygiène. J’ai donc toujours pris de l’eau de bouteille, refusé la salade, etc. Même comme cela, j’ai été malade à mon arrivée et à mon retour (d’après mes conversations avec plusieurs Européens partis en Inde, c’est assez fréquent).

 

  • Il faut avoir le cœur accroché. Tu vois un magnifique palais, puis la seconde d’après, tu es abordé par des enfants mutilés ou tu croises un cadavre gisant sur le trottoir ou le long des rails de chemin de fer. Les bidonvilles surgissent aussi souvent de nulle part : j’ai souvent été perturbée de tomber dessus, à un coin de rue.

 

  • Contrairement à nos taximen, les conducteurs de rickshaws ne connaissent jamais le chemin. Ils s’arrêtent tout le temps pour demander à des passants par où il faut aller (et bien sûr, ils n’ont pas de GPS). Autre détail qui compte : tout le monde klaxonne sans arrêt pour s’imposer dans la circulation. Prévois des boules quies et de l’aspirine 😉 !

 

  • Les Indiens marchandent énormément. On dirait que c’est un sport national. Ils ont souvent essayé de me rouler en voyant que j’étais une touriste.

 

  • Il faut être EXTRÊMEMENT patient. Il y a souvent des coupures d’électricité, des problèmes de connexion à Internet, des accidents sur la route, de gigantesques embouteillages, des changements de programme, etc. L’Inde, c’est le pays de la débrouillardise. Mieux vaut rapidement prendre tout cela avec un peu de détachement sinon on devient fou ;-). Là où cela devient plus compliqué, c’est lorsqu’on essaie de prendre un train et de s’y retrouver (manque d’indications claires, pancartes uniquement en hindi dans certaines régions, etc.).

 

  • Il y a d’énormes problèmes d’hygiène et beaucoup de saleté (sauf dans les endroits luxueux). Il faut donc toujours faire attention à ce qu’on touche. Les W.-C. sont aussi un souvenir très mémorable… Il m’est arrivé de passer plus de 24h sans aller à la toilette (j’attendais mon retour dans la famille), tellement les W.-C. que je trouvais étaient repoussants.

 

  • Il faut faire attention aux vols et aux viols. Si tu es une jeune femme et que tu envisages de partir seule en Inde, comme moi, je te le déconseille. J’ai eu énormément de chance. Mieux vaut partir à plusieurs (idéalement, avec au moins un homme – deux jeunes filles, ce n’est pas l’idéal non plus). D’ailleurs, l’Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements étrangers (Awex), qui finançait une bonne partie de ma mission commerciale, a décidé juste après mon séjour de ne plus envoyer de jeunes filles seules en Inde. C’est trop dangereux. Quand j’étais sur place, la presse indienne précisait qu’il y avait eu plusieurs viols d’Européennes, ce qui ne m’étonne pas du tout (moi aussi j’ai plusieurs fois failli « passer à la casserole »). Fais bien attention à toi !

 

  • Certains sites sont d’une beauté à couper le souffle. Je me souviens de certains points de vue, de promenades à moto, de lieux de culte où il régnait une ambiance incroyable, de processions religieuses, de temples tout droit tirés d’un livre…

 

  • J’ai croisé plusieurs « belles personnes », très humaines, avec le cœur sur la main. J’ai fait de magnifiques rencontres. Je trouve qu’en discutant avec certains Indiens, on touche vite à des questions existentielles (sens de la vie et de la mort, rôle sur Terre, etc.). C’est bouleversant et touchant.

 

Un pays de contrastes

 

Bref, l’Inde est un pays à part, qui ne peut laisser indifférent. D’ailleurs, on dit souvent que soit on adore, soit on déteste. Au début, j’ai eu un tel choc culturel que j’ai cru être dans la catégorie qui déteste, malgré mon enthousiasme et tout le temps passé à préparer mon voyage. Heureusement, assez vite, j’ai trouvé mes marques. Je me souviens que beaucoup d’Indiens s’étonnaient de mon excellente acclimatation. Et même si j’ai de nouveau ressenti un choc culturel en me rendant à Mumbai (Bombay), j’ai fini par tomber sous le charme de ce pays si singulier : j’ai pleuré à l’arrivée… mais aussi au moment de partir… J’ignore si j’y retournerai un jour, mais je suis certaine que ce voyage restera à jamais gravé dans mon cœur.

 

 

Une période ressource

 

Cette expérience unique m’a permis de développer mes compétences commerciales, mais surtout de partir en quête de moi-même, de repousser mes limites et de découvrir un monde très différent.

Ces derniers mois, lors de mes séances de coaching, j’ai compris à quel point cette période était une période ressource, à laquelle je pouvais repenser pour me souvenir de ce dont je suis capable, me reconnecter à mon courage et à « une zénitude » qui me semble étrangère actuellement.

À l’époque, j’ai tenu mon tout premier blog. J’y relatais chaque semaine mes aventures en ajoutant quelques photos et parfois de courtes vidéos. Cela me permettait de garder une trace de cette formidable mission (heureusement, car j’ai perdu mon carnet intime dans un train à destination de Jaipur), de faire découvrir ce pays à mes lecteurs et de tenir au courant mes proches. Ce blog a disparu (je n’ai pas renouvelé l’abonnement). Pourtant, il avait plu à beaucoup de monde. Heureusement, j’ai conservé les textes, les photos et les vidéos.

Mon blog de l’époque va revivre pendant 3 mois !

 

Aujourd’hui, j’ai décidé de faire revivre mes anciens articles en les postant sur mon blog « Je gère ma vie ». Voilà pourquoi, durant les trois mois qui viennent (c.-à-d. jusque début avril 2018), je vais partager mon histoire avec toi. À la fin de chaque article (assorti d’un podcast –pour que tu puisses écouter mon récit où et quand tu le souhaites, même en faisant du sport ou durant tes déplacements), je ferai une brève analyse pour voir quels enseignements je peux en tirer, 10 ans plus tard. Je suis curieuse de voir ce que la Laura de 25 ans peut apprendre à la Laura de 35 ans, mariée, mère de famille, blogueuse et chef d’entreprise. Parfois, c’est tellement dingue ce que j’ai vécu à l’époque, que j’ai l’impression de l’avoir rêvé, que ce n’était pas moi.

Je poursuivrai la mise en ligne des articles, podcasts et vidéos de « Je gère ma vie ». Simplement, pendant 3 mois, il y aura aussi du contenu « spécial Inde ». Il y a dix ans, j’avais tellement changé à l’intérieur de moi, que me replonger dans tout cela va certainement m’aider à gérer mon quotidien à l’heure actuelle (quand je pense à quel point j’étais zen à la fin de mon voyage, j’aimerais bien retrouver cet état d’esprit !). De plus, quand je vois l’enthousiasme des gens qui ont consulté mon blog de l’époque, cela devrait te plaire à toi aussi. Par mon récit et mon analyse 10 ans plus tard, j’espère te faire voyager aussi bien en Inde qu’à l’intérieur de toi-même.

 

Voici un aperçu de ce à quoi tu peux t’attendre :

  • Des photos et des vidéos pour voyager sans bouger de ton fauteuil et donc sans risquer quoi que ce soit  😉
  • La présentation des quelques sites touristiques que j’ai visités, dans différentes régions du pays
  • Des détails amusants sur la vie quotidienne et les différences culturelles
  • Un récit « authentique », loin des cartes postales (vu que je logeais essentiellement chez l’habitant pour découvrir encore mieux la culture et que je n’hésitais pas à partir seule en exploration, je me suis vite sentie étrangère aux « gros touristes » de passage)
  • Des réflexions sur la vie (surtout en contact avec la misère omniprésente)

 

Rendez-vous chaque lundi sur le blog « Je gère ma vie » pour découvrir le récit détaillé de mon voyage en Inde ! Le premier article, racontant ma première semaine en Inde, sera posté le lundi 15 janvier.

 

Laura

 

Cet article participe à l’événement « Le voyage qui a changé ma vie » organisé par le blog TravelMotiv.

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